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TITRE:

DREAM THEATER AU ZÉNITH DE PARIS LE 29/01/04


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

METAL PROGRESSIF



Le Théâtre du Rêve à la rencontre de son public.
TORPEDO - 30.11.2004 -
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Sur ce tour 2004 Dream Theater a joué la carte de la surprise et, si le show comporte une très grande partie de Train of thought, la setlist est différente chaque soir. Ainsi les fans plus ou moins férus auront eu le plaisir de tenter de reconnaître les titres dès les premières notes.
C'est donc devant un Zénith plein comme un oeuf, que la représentation a commencée avec à peine plus d'un quart d'heure de retard.

Question mise en scène, le Théâtre n'innove pas, puisque l'on trouve au centre, vers l'arrière, la "toute petite" batterie de Portnoy, à gauche le clavier de Rudess et devant lui le "gesticulant" Myung et tout à droite, comme d'habitude, Maître Petrucci; James Labrie ayant pour lui tout l'espace restant.

La scène est surmontée de trois grands écrans sur lesquels sont projetés en alternance et selon les titres, des images de synthèse, les jaquettes des albums, des images de clip (SFAM, paysages, rues de New York, etc...) et des plans des musiciens en action. Nous avons droit à moult gros plan, car il y a des caméras partout : au moins trois fixes en avant scène pointées sur les positions "habituelles" de Myung, Labrie et Petrucci, une fixée à l'extrémité du clavier pivotant de Rudess, deux ou trois autres pointées sur Portnoy (évidemment !), plus une ou deux poursuites aptes à capter des plans des musiciens qui s'écarteraient de leurs bases.

Et la musique ?
Oui, j'y arrive ! Juste un mot sur le son d'abord.
La balance est bonne et il n'y a que la voix de James qui se perde par moment dans les vagues de musique que nous déverse une sono puissante mais sans excès. Même dans les explosions les plus hard de ToT le niveau sonore reste supportable et les instruments bien détachés.
Labrie est bien en voix et il tiendra sur la longueur sans trop de défaillances, faisant oublier ses déplorables prestations passées.
Venons en au show proprement dit.

Un petite vidéo, qui sert d'intro au concert, survole la carrière du groupe depuis Sa Majesté de 1985 jusqu'au Théâtre du Rêve de 2004.
Dans la foulée, les premiers riffs de As I am retentissent, donnant le signal de départ d'un show qui devrait l'être (chaud !).
Cette première partie, qui va durer près d'une heure et demi, enchaîne ainsi deux titres de Train of Thought, ce qui semble satisfaire le public de la fosse qui se bouscule, slame et agite des poings, index et auriculaire levés comme s'il était à un concert de Dimmu Borgir.
Les titres calmes tels Hollow Years sont même sifflés par quelques extrémistes du metal.
Lorsque retentissent les dernières notes de Finally free, on a du mal à imaginer que plus de 180 minutes se sont déjà écoulées.

La deuxième partie commence par du grand DT que tous les fans attendaient : Metropolis part 1. Puis ils enchaînent avec un Caught in a web qui servira de support à un hommage à Frank Zappa, pour s'achever sur un titanesque solo d'un Portnoy en très grande forme.
Bien que cette deuxième partie comporte trois titres de ToT, elle passe très bien auprès des amateurs de prog, d'autant plus qu'elle s'achève sur un magistral In the name of God.

Le premier rappel ne comportant qu'un seul morceau, une reprise du Heart of the sunrise de Yes, laissera le public silencieux. C'est sûrement le passage le plus décalé du show, car une grande partie des spectateurs ne devait pas connaître ce titre dont l'interprétation musclée ne facilitait pas la reconnaissance.

Le deuxième rappel, introduit par la projection d'un extrait du Cercle des poètes disparus est constitué d'un seul titre, mais quel titre ! A Change of Seasons dans toute sa splendeur et toute sa longueur. De quoi ravir les fans plus anciens venus d'avantage pour le passé que pour le présent de DT.

Sur ce, nos cinq compères laissent leur instruments et viennent sur le devant de la scène ou Portnoy s'effondre, mimant un épuisement parfaitement justifié vue sa prestation de ce soir.
Après un petite distribution de médiators, baguettes et peaux de fûts, les musiciens saluent une dernière fois gratifiant le public d'un "Thank you Paris, Always the best !" que l'on imagine aisément servi tous les soirs avec un nom de ville différent, mais qui fait quand même plaisir à croire.

En conclusion, les musiciens furent à la hauteur, très pros. Labrie a tenu la longueur en gardant de la puissance et la justesse. Pour qui venait écouter du bon, du très bon prog metal, sans envie de mise en scène grandiose, ce fût un excellent concert, une superbe soirée.

Set List:
Intro vidéo de l'historique du groupe
1. As I Am
2. This Dying Soul
3. Beyond This Life (avec improvisation)
4. Hollow Years (avec solo de guitare)
5. War Inside My Head
6. The Test That Stumped Them All
7. Endless Sacrifice
8. Trial of Tears
9. Finally Free
Entr'acte
10. Metropolis part 1
11. Caught in a Web (avec hommage Zappa) et
12. Solo de batterie
13. Honor Thy Father
14. The Ones Who Help to Set the Sun
15. Another Day
16. Goodnight Kiss
17. Solitary Shell
18. Stream of Consciousness
19. In the Name of God
1er rappel
20. Heart of the Sunrise (Yes)
2ème rappel
Intro vidéo "Le cercle des poètes disparus"
A Change of Seasons:
21. I The Crimson Sunrise
22. II Innocence
23. III Carpe Diem
24. IV The Darkest of Winters
25. V Another World
26. VI The Inevitable Summer
27. VII The Crimson Sunset


Plus d'informations sur http://www.dreamtheater.net
 
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