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"Blow Up Your Video" a été le sursaut tant attendu et a permis de retrouver nos boys préférés en net regain d'inspiration. Certes tout n'était pas parfait, surtout en termes de production, mais tout de même ça faisait sacrément plaisir. En cette année 1990, AC/DC a décidé de mettre tous les atouts de son côté pour repartir à la conquête du public. Les frères Angus et Malcolm Young ont fait appel au regretté Bruce Fairbairn, producteur sorcier fort réputé qui truste les charts américains et mondiaux depuis bientôt cinq ans. À son palmarès : Blue Öyster Cult, Dan Reed Network, Poison, Scorpions, Van Halen, Chicago, INXS, The Cranberries, Kiss, Yes. Il est le monsieur derrière le renouveau artistique et le succès commercial d'Aerosmith ("Permanent Vacation", "Pump" et "Get A Grip") sans oublier la déferlante Bon Jovi ("Slippery When Wet" et "New Jersey"). Excusez du peu ! A-t-il réédité l'exploit d'Aerosmith avec AC/DC ? La réponse est oui. Le groupe a trouvé en Bruce Fairbairn un producteur qui fait honneur à sa musique en la mettant merveilleusement en valeur. Comme en leurs temps, Harry Vanda et George Young l'avaient si bien fait sur les quatre premiers albums et Robert "Mutt" Lange qui leur avait ouvert la voie du succès international avec le tiercé gagnant "Highway To Hell", "Back In Black" et "For Those About To Rock". L'expérimenté et excellent Chris Slade (Tom Jones, Manfred Mann, The Firm, David Gilmour, Asia) est intronisé nouveau batteur du groupe. Une intro à la guitare qui va crescendo, des chœurs, des "Thunder" scandés, la batterie qui les soutient, la basse et puis Brian Johnson qui déboule. Soudain le riff acéré, le couplet sur un rythme soutenu, Brian qui s'époumone et c'est la déflagration choc façon Raoul Volfoni. Aux quatre coins d'l'appar't qu'on m'a retrouvé, éparpillé par petits bouts façon puzzle. Le AC/DC quand on le titille trop, l'correctionne plus, l'dynamite, l'disperse et l'ventile. AC/DC, ce n’est plus un groupe de rock, c'est les Tontons Flingueurs du riff et ce n’est pas avec "Fire Your Guns" qu’ils vont s'apaiser. Bien au contraire, je commence à peine à me remodeler lorsque cette seconde explosion me replace les conduits auditifs à l'envers. Alors bien sûr, ils se font un peu plus souriants avec le fraternel et amical "Money Talks". Je me sens alors un peu plus en sécurité. Pauvre de moi, l'inquiétante que dis-je, la menaçante "The Razors Edge" me recadre illico presto. Du calme mon gars, ah tu voulais du costaud, du sévère et du rentre dedans et bien tu es servi. Prends "Rock Your Heart Out" et "Are You Ready" dans ta tronche et essaye un peu d'y résister. Un "Shot Of Love" pour me réconforter et un dernier avertissement avec "If You Dare" au cas où il me viendrait à l'esprit d’aller me plaindre. Ais-je porté atteinte à la Young Family pour mériter pareil châtiment ? Mais pas du tout mon brave, c'est ainsi qu'ils récompensent leurs fans les plus fidèles chez les Young Brothers. En les secouant fortement, en les éreintant avec des riffs ininterrompus de guitares aussi puissantes que le marteau de Thor. Ha d'accord, heureusement qu'il leur arrive d'avoir des petits coups de mou du style "Mistress For Christmas", "Got You By The Balls", "Let's Make It" et "Goodbye And Good Riddance To Bad Luck" sinon ils ramasseraient à la petite cuillère tous leurs fans. Suis-je bête, j'oubliais... ils aiment les puzzles !
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Trois ans après le catastrophique "Fly On The Wall" nous arrive dans les bacs des disquaires ce "Blow Up Your Video". Angus et Malcolm Young ont bien retenu la leçon du précédent et ont décidé de confier la production de ce petit nouveau au duo Harry Vanda et George Young. Retour au bercail donc pour ceux qui ont contribué à forger le son AC/DC à leur début. Simon Wright enregistre quant à lui son deuxième et dernier album avec le groupe. AC/DC allait-il rebondir et retrouver de sa superbe ? La réponse est oui mais pas tout à fait. La première excellente nouvelle est que les frères Young ont décidé de ne plus s'embarrasser de chichis et de revenir aux fondamentaux de leur musique : du rock bien bluesy quand il le faut et bien énervé quand c'est nécessaire sans oublier le groove qui leur va si bien. Alors pourquoi "pas tout fait" me direz-vous ? Et bien parce qu'aussi efficace et claire qu'elle soit, la production de cet album manque de mordant, de pêche, de puissance et paraît un peu trop plate. Pas assez rentre dedans et un poil trop lisse. Autre bémol, le jeu de Simon Wright n'est pas adapté à ce style de musique. Batteur de metal plus que de hard-rock bluesy, il peine à insuffler aux titres le pulse et le groove nécessaire qui font la différence. N'est pas Phil Rudd qui veut. Pourtant, ce "Blow Up Your Video" a fière allure et redore avec panache le blason du groupe. Ça démarre très fort avec "Heatseeker" et "That's The Way I Wanna Rock 'n'Roll". "Mean Streak" et "Go Zone" possèdent quant à elles des riffs lents mais au groove irrésistible. "Kissin' Dynamite" et "Nick Of Time", un peu plus enlevées, bénéficient de refrains bien troussés et de riffs efficaces. "Some Sin For Nuthin'" est anecdotique voire ennuyeuse. "Ruff Stuff" bien qu'agréable peine à décoller. On se dit alors qu'on est en train d'écouter un bon album d'AC/DC mais que jusque-là aucun titre ne nous a réellement fait vibrer plus que de raison. Surgit alors d’on ne sait où la perle rare, la gemme mystérieuse tant convoitée et que tout archéologue aventurier digne de cette quête rêverait de découvrir. Rangez pelles et pioches, posez vos boussoles et autres sextants. En plage neuf de cet album se trouve un des trésors cachés des frangins Young. "Two's Up" : son riff magnifique, sa mélodie chant mélancolique de toute beauté. Brian Johnson, tout en émotion, est au sommet de son art et Angus Young délivre un solo absolument magistral dont une seconde partie en tapping gorgée de feeling. Que le public et les critiques soient passés à côté de ce joyau est un mystère. Que le groupe n'ait jamais défendu cette chanson sur scène est une hérésie. "Two's Up" avait tout pour devenir un classique du groupe. Elle rejoint "Touch Too Much" au paradis des chefs-d’œuvre maudits. Pour nous remettre de nos émotions fortes, sans prévenir, le gang des frères Young nous assène en pleine poire un puissant missile dont il a le secret avec le dévastateur et supersonique "This Means War". Sans égaler les sommets de ses illustres prédécesseurs, "Blow Up Your Video" a lavé l'affront de l'infâme "Fly On The Wall" en remettant sur de bons rails la locomotive AC/DC. Malgré les quelques réserves émises plus haut, ce onzième album studio du groupe est une franche réussite.
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Deux ans après l’excellent "Flick Of The Switch" parait "Fly On The Wall", dixième album studio du groupe. À nouveau auto-produit par les frères Young, cet album voit l'arrivée du batteur Simon Wright en lieu et place de Phil Rudd fraîchement débarqué suite à l'enregistrement du précédent album. C'est d'ailleurs Simon Wright qui assura la tournée mondiale qui suivit la sortie de "Flick Of The Switch". Que dire de ce nouvel opus ? Ce qui est heureux à l'écoute de cet album, c'est qu'on est sûr et certain qu'ils n’ont pas oublier de libérer, délivrer le sacrifié Brian Johnson enfermé dans sa grotte préhistorique à la fin de l'enregistrement. Le pauvre, il s'égosille comme un damné et on a l'impression qu'il est à des milliers de kilomètres du studio d'enregistrement. Rarement mixage d'album n'aura été aussi catastrophique et si les Young Brothers avaient voulu saboter leur groupe, ils ne se seraient pas pris autrement. Car en plus de cette horrible production, l'autre aspect négatif à pointer dans ce pathétique "Fly On The Wall" est la médiocrité d'une grande partie des compositions proposées. Totalement desservi par un mixage immonde et indigne d'un groupe de ce statut, cette famélique offre contient au mieux quatre excellents titres, au pire six titres affligeants. On peut considérer les efficaces "Playing With Girls" et "Hell Or High Water" comme correctes et assurant le minimum syndical. Seules les excellentes "Sink the Pink" et "Back In Business" sont vraiment dignes du groupe. Deux chansons qui pourraient faire figure de classiques s'ils n'étaient pas plombés par l’effroyable bouillie sonore que nous ont concocté les frères Young. À sa sortie, l'album a été, à juste titre, descendu par la critique et rejeté par une grande majorité de fans. Avec une inspiration proche du néant, une production irritante et pitoyable, Angus et Malcolm Young montraient de grands signes de fatigue. On sait que les frangins savent comment faire sonner AC/DC mais ils ont eu besoin par le passé d'une oreille experte et extérieure pour retranscrire et rendre justice en studio à leur musique. Le tandem Harry Vanda et George Young s’en était fort bien acquitté sur les quatre premiers albums et Robert "Mutt" Lange sur la trilogie mythique. Conscients de leurs erreurs, ils allaient rectifier le tir sur leur album suivant. Il en fallait un, c'est celui-ci, "Fly On The Wall" a le triste privilège d'être le pire album d'AC/DC. Malgré cela, je l'écoute de temps en temps car au milieu de ce cet affligeant désastre, les deux réussites que sont "Sink The Pink" et "Back In Business" font du bien aux conduits auditifs et aux pieds. Que voulez-vous on ne se refait pas, AD/DC dans la peau, AC/DC pour la vie !
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Voilà l’exemple parfait de l'album sorti au mauvais moment. Petit état des lieux de l’année 1983. AC/DC n'a rien sorti depuis deux ans soit leur plus longue parenthèse discographique, eux qui nous avaient habitué au rythme d'un album par an. Durant cette période agitée pour le groupe, on a vu émergé le trash metal avec Metallica, Anthrax et autres Slayer, la New Wave Of British Metal représentée par les Judas Priest, Saxon, Iron Maiden, Def Leppard et d’autres encore s'est imposée, le Glam-Metal avec à sa tête les Mötley Crüe, Ratt, Dokken, Poison et autres Quiet Riot a pris le pouvoir sur MTV sans parler du carton planétaire du génial "Thriller" de Michael Jackson. C'est clair, ça se bouscule aux portillons de la gloire et l'auditeur est prêt à découvrir de nouvelles sensations sonores. AC/DC est alors jugé comme un dinosaure dont le public et les médias se détournent en une posture méprisante. On suit la mode, on crache sur ses anciennes idoles et on leur tourne le dos. Le groupe est-il fautif ? Oui et non. Oui car la fratrie Young est hermétique à tout effet de mode et non car elle reste intègre et fidèle à ses racines. Puristes jusqu'aux bouts des ongles, Angus et Malcolm Young font ce qu'ils font de mieux c'est à dire un rock'n'roll, blues et hard-rock sans chichis ni fioritures. Non, mais vous les imaginez enregistrer "Kill 'Em All", "Piece Of Mind", "Pyromania", "Shout At The Devil" ou "Screaming For Vengeance" ? À l'époque le seul dinosaure qui osa un virage audacieux qui s'avéra au final une réussite publique, artistique et critique fut Kiss qui décida de tomber les masques avec le fantastique "Lick It Up". Mais point de ça chez AC/DC. La seule nouveauté est que le groupe a décidé de s'auto-produire et de revenir à un son plus brut et plus roots. Fini la démesure du son de "For Those About To Rock", retour à la simplicité et l'efficacité. Sous-estimé voire rejeté par dédain, "Flick Of The Switch" est pourtant, à mon humble avis, un des tous meilleurs albums du groupe. Bien qu'il ne renferme pas de hit absolu ou de classique instantané, il est pourtant doté de dix titres imparables dont certains auraient très bien pu figurer dans "Back In Black" et le public aurait alors crié au génie. Des météorites frénétiques comme "Flick Of The Switch", "Landslide", "Guns For Hire", "Bedlam In Belgium" et "Brain Shake" ressusciteraient d’entre les morts un certain Lazare. Les puissantes et syncopées "Rising Power" et "Nervous Shakedown" vous donnent l'impression d'être sur un ring en compagnie de Mike Tyson. La très dynamique "This House Is On Fire", "Badlands" et son ambiance sudiste vous transportent cheveux aux vents au volant d'une Mustang décapotable sur les routes d'un Ouest Américain fantasmé. S'il y a bien un album à réhabiliter de toute urgence dans la discographie d'AC/DC, c'est ce sincère et remarquable "Flick Of The Switch" qui voit le groupe en pleine possession de ses moyens offrir ce qu'il a de plus précieux : la foi et la passion qui l'habitent en jouant cette musique qui lui colle à la peau. Vous l'aurez compris, j'ai toujours adoré cet album et c'est certainement un de ceux que j'écoute le plus souvent. De ce fait, je n'ai pas eu à retourner la veste chère au grand Jacques Dutronc, comme beaucoup l'ont fait en 1990 quand la roue a commencé à tourner et que la terre s’est mise à trembler sous les coups de tonnerres d’un groupe alors redevenu à la mode et médiatiquement mainstream avec le bankable "The Razors Edge". Mais en attendant la foudre, à l’inverse de l’intitulé qui figure sur cette chouette pochette, il est grand temps de rebrancher l’interrupteur et de monter le son pour faire plaisir au voisinage…
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Strasbourg, La Laiterie tournée The Visitor , un très Grand Souvenir !!
Wilson est un très bon chanteur au timbre très particulier... J'apprécie beaucoup ses collaborations par exemple avec Ayreon, son groupe headspace par exemple aussi pas mal. Mais là franchement pour moi ça ne passe pas... Arena qui se veut groupe néoprogressif à la Marillion a toujours eu un chanteur de caractère ( Fish !? ) viril et grave. Son chant me lasse... Car il chante beaucoup le bougre ! Et l'album est effectivement assez lisse et sans aspérité et m' ennuie .. la deuxième partie de l'album décolle quand même grâce à de belles parties de clavier de Nolan.
Vous savez quoi j'avais fait l'impasse de "double vision" et me suis rattrapé et ben franchement ça fait du bien de retrouver un chanteur avec tessiture en voix lead et dans les choeurs.
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Merci Progracer d'avoir brillamment mis les mots sur mon ressenti de cet album. Difficile d'en parler plus sans répéter ce qui est dit dans la chronique. Un bloc monolithique et viscéralement ennuyeux. Les titres se suivent et aucun ne se différencie des autres sauf évidement l'interlude 'Vargtimmen' qui n'est autre que l'introduction de 'Burst' (on a déjà entendu ça des centaines de fois par pitié).
L'atmosphère lourde et pesante que dégagent ces riffs lourds et didactiques qui se renouvellent trop peu anesthésie l'attention.
Il faut attendre les deux derniers titres pour avoir l'oreille alertée par une once subtilité dans les claviers et les chœurs mais trop tard. L'envie n'y est plus et l'épuisement de l'attente à remplacé l'enthousiasme et on les écoute sans engouement et même lassitude. Résigné. Cette album n'est pas bon on souhaite en finir et passer à autre chose.
Il reste cependant irréprochable sur la forme et trouvera sans doute son public parmi ceux qui apprécient la musique un peu fruste mais le trio aurait tout intérêt à recouvrer ce qui a séduit Progracer dans les précédents opus pour les ramener à bon port.
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