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"Under a Violet Moon" est le deuxième album studio de Blackmore's Night. Il confirme tous les espoirs fondés dans le groupe après l'excellent et remarqué "Shadow of the Moon". Ritchie Blackmore et Candice Night poussent encore plus loin leur exploration du folklore médiéval. Le résultat est un pur concentré de bonheur musical. Ambiance enchanteresse, mélodies raffinées, chant aérien et cristallin, guitares envoûtantes, tout dans ce disque tend à recréer une atmosphère relaxante, dépaysante loin du tumulte qui nous entoure. Laissez-vous faire, fermez vos yeux, libérez-vous de vos tensions, ménestrel Ritchie Blackmore et sa muse Candice Night vous narrent des romances et contes d'autrefois. "Under A Violet Moon", "Gone With The Wind", "Spanish Nights (I Remember It Well)", "Now And Then" et la reprise de Rainbow "Self Portrait" sont les joyaux inestimables de l'album. D'instrumentaux aux mélodies diaphanes, aux titres aux sonorités plus moyenâgeuses, ce second essai est l’œuvre de deux artistes libres qui n'ont que faire des diktats des maisons de disques et des radios. Que l'on aime ou pas leur musique, leur démarche intègre et sincère mérite le respect. Un album magnifique !
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Vingt-troisième album studio du groupe, "= I" est le premier de la formation Deep Purple Mark IX depuis l'arrivée en 2022 du guitariste Simon McBride en remplacement du génial Steve Morse. Après vingt-cinq ans et huit albums studio dont six réussites majeures qui ont fait évoluer l’institution britannique vers des sonorités plus progressives avec des prises de risque totalement assumées ayant chagriné les plus ronchons (c'était mieux avant) et ébloui les plus réceptifs à la nouveauté (dont je fais partie), le talentueux et souriant guitariste a définitivement tourné la page de sa riche et passionnante histoire au sein de Deep Purple. Un chose est sûr quant à son héritage. Sa présence, sa personnalité et son apport musical incontestable auront permis aux membres du groupe de se régénérer et auront été un atout non négligeable dans le renouvellement voire le rajeunissement du public lors des nombreux concerts que le groupe a donné sous les formations Mark VII et Mark VIII. L’arrivée du jeune Simon McBride, âgé seulement de quarante-cinq ans, permet à nos fringants septuagénaires de renouer avec leur glorieux passé. Non, "= I" n’est pas un album passéiste mais la sublime production, une fois encore effectuée par le génial Bob Ezrin, ainsi que le jeu du nouveau six cordistes permettent au groupe de se réconcilier avec une musique plus directe et beaucoup plus rock que sur les précédents albums. Certes le propos est moins progressif mais le groove unique de la section rythmique Ian Paice et Roger Glover associée à la faculté des musiciens à écrire des titres incendiaires font des merveilles. En témoignent les énergiques "Show Me", "A Bit On The Side", "Sharp Shooter", "Old-Fangled Thing" et "Now You’re Talkin'" prouvant que nos papys du rock ont encore la niaque. "Portable Door" est un joyau qui avec le temps pourrait bien devenir un nouveau classique du groupe. "If I Were You" et "I’ll Catch You" sont deux émouvantes ballades teintées de blues où le jeu tout en finesse de Simon McBride est mis en valeur. Les moyennes "I'm Saying Nothing" et "No Money To Burn" n’affectent en rien l’album comme en attestent les beaucoup plus inspirées "Pictures Of You" et "Lazy Sod". Le groupe en grande forme clôt l’album en apothéose avec l’ambitieuse "Bleeding Obvious" qui peut être perçue comme un clin d’œil à son récent passé discographique. Tout au long de ces treize nouvelles pistes que compte ce jubilatoire "= I", on ne s'ennuie pas un seul instant et la joie évidente de jouer de Ian Gillan, Ian Paice, Roger Glover, Don Airey et Simon McBride fait plaisir à entendre. On se dit que l'avenir de cette belle institution du rock s'annonce radieux.
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Belle surprise que cette "Mascarade". Le guitariste Thomas Raggi s'entoure de noms prestigieux pour faire une proposition plus musclée de celle de Maneskin et de sa pop rock manquant parfois de relief. Que ce soit les élégants morceaux pop rock 'For Nothing' ou 'Lucy' avec la voix de l'improbable chanteuse UPSAHL . Les titres plus punk rock comme 'Getcha!' ou 'The Ritz' moins dans mes gouts mais on ne peut pas leur reprocher de manquer de caractère. Contrairement à Torpedo j'ai beaucoup apprécié la reprise 'You Spin Me Round (Like A Record)' qui apporte enfin un écrin digne au joyau qu'est son refrain en lieu de l'indigente musique électro originale. C'eût pu être un 4/5 si la durée de 28 min ne confine à l'EP.
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Oyez, oyez, Gentes Dames et Nobles Damoiseaux ! En 1995 sort "Stranger in Us All" dernier album studio de Rainbow. S'en suit une ultime tournée avec le groupe. Ritchie Blackmore décide alors de mettre un terme au groupe. Lassé de jouer du rock et de tout son cirque, il va surprendre son public en se lançant dans une nouvelle aventure pour le moins saugrenue. Mais quand on connaît le personnage, que l'on suit sa carrière depuis ses débuts, cette nouvelle orientation n'est pas si étonnante que cela pour peu que l'on soit ouvert d'esprit. En compagnie de Candice Night déjà présente dans les crédits du dernier album de Rainbow et présente sur la tournée, il fonde Blackmore's Night. Ici point de hard-rock, très peu de guitare électrique. Le duo, et couple à la ville, propose un mélange de musique médiévale et de folk rock le tout avec des instruments d'origine. À côté d'eux, le groupe est formé de Pat Regan (claviers), Gerald Flashman (trompette, cor d'harmonie), Tom Brown (violoncelle) et Lady Green (violon, alto). À noter la présence du légendaire Ian Anderson (Jethro Tull) sur le titre "Play Minstrel Play". Et pour marquer encore plus les esprits et l'univers du groupe, les tenues médiévales sont de sortie. Ce "Shadow of the Moon", premier album du groupe pose brillamment les bases de ce que sera la musique de Blackmore's Night : belle, envoûtante, mélodique, romantique, dépaysante, féérique, festive, empruntant à des airs du folklore traditionnel et de la musique de la Renaissance sans oublier de temps en temps une petite touche rock. Et l'on ne peut qu'être émerveillé et admiratif du jeu de guitare de l’immense Ritchie Blackmore. Sa maîtrise, son touché à la guitare acoustique sont absolument divins et d'une finesse inouïe. Et pour le plus grand plaisir, il n'hésite pas à ressortir à quelques rares occasions sa Fender Stratocaster électrique pour quelques solos lumineux et stratosphériques. Un écrin d'or pour la voix cristalline de Candice Night qui est la grande révélation de l'album. Quand un troubadour conte fleurette à sa belle dulcinée, on ne peut que succomber au charme...
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Voici donc le vingt-et-unième album studio de Deep Purple et histoire de ne ménager aucun suspense, j’annonce d’entrée que derrière ce curieux titre d’opus qu’est "Whoosh!" se cache une œuvre majeure composée de treize chansons toutes assez courtes dont deux seulement dépassent les cinq minutes. Pour la troisième fois consécutive, le sorcier Bob Ezrin réalise un travail d’orfèvre et dispense une production somptueuse. Quel plaisir de pouvoir écouter un album qui sonne aussi bien que ce "Whoosh!". Au programme, du hard-rock, du progressif, du rock, des mélodies irrésistibles, des innovations sonores et une interprétation exemplaire. Depuis leur première association avec Bob Ezrin sur le majestueux "Now What ?!", Ian Gillan (74 ans), Roger Glover (74 ans), Ian Paice (72 ans), Don Airey (72 ans) et Steve Morse (66 ans) ont découvert la source de la fontaine de jouvence musicale. Ce somptueux "Whoosh!" est la preuve éclatante qu'en musique on peut rester éternellement jeune et créatif si on le veut, si on s'en donne la peine et les moyens. Et les musiciens de Deep Purple, aidés en cela par leur producteur, ont à nouveau mis tout en œuvre pour s’éclater en studio et composer ces treize nouvelles pépites. L’énergie que dégage les efficaces "Throw My Bones", "Drop the Weapon" et "We're All the Same in the Dark" est imparable. L’addictive mélodie de "Nothing at All" est aussi éclatante qu’un rayon de soleil. Elle aurait très bien pu figurer dans l’un des trois supers albums du génial groupe Flying Colors dans lequel exerce un certain Steve Morse. Ça groove, ça rock à l’ancienne mais c’est tellement jouissif avec les contagieuses "No Need to Shout" et "What The What". Ah ce piano, j’en redemande encore et encore tout comme au bon vieux temps du grand Whitesnake avec Ian Paice et Jon Lord en son sein. L’étrange "Step By Step" surprend de prime abord mais au final s’impose comme une des grandes réussites de l’album tout comme le sont les titres progressifs "The Long Way Round", "The Power of the Moon" et "Man Alive" remarquablement introduit par le virtuose instrumental "Remission Possible". Il est à nouveau question d’un instrumental et pas n’importe lequel avec l’avant dernière plage de l’album. En 1968, "Shades of Deep Purple", premier album du groupe, commençait avec le génial "And the Adress" dont on retrouve ici un hommage de très belle facture. Si d'aventure, "Whoosh!" venait à être le dernier album de son immense carrière, Deep Purple pourrait en être fier tant ce disque magistral est tout à fait digne de clôturer une discographie classieuse.
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"Infinite" qui succède au majestueux "Now What ?!" est le vingtième album de Deep Purple. La production, de nouveau assurée par le légendaire Bob Ezrin, est un modèle de précision, de clarté, d'ampleur et de modernité. Le groupe sonne divinement et le résultat se montre à la hauteur des espérances suite au succès critique et public de "Now What ?!". L'inspiration est au rendez-vous. Le groupe continue d'innover, de jouer avec les codes, de laisser respirer l'espace musical grâce à des compositions inspirées, soignées, diversifiées, aérées prenant le temps de se développer et de s'installer durablement pour le grand plaisir de votre humble serviteur. L’intrigante et originale "Time For Bedlam" ouvre l’album avec énergie. "Hip Boots" confirme l’excellente entame de l’opus avant la géniale, groovy et virtuose "All I Got Is You". L’efficace "One Night In Vegas" est un rock énergique typique du groupe à laquelle succède l’écrasante "Get Me Out Of Here" et son puissant riff au soufre sabbathien. La première belle incursion en terre progressive s’effectue avec la superbe "The Surprising" où le duo Don Airey et Steve Morse effectue des prouesses, magistralement soutenu qu’il est par le remarquable tandem formé de Roger Glover et Ian Paice. L’irrésistible "Johnny's Band" et son groove funky rock sémillant et la surprenante "On Top of The World" prouvent que Ian Gillan, Steve Morse, Don Airey, Roger Glover et Ian Paice ont toujours autant d’enthousiasme à jouer ensemble. Le second séjour en contrée progressive se matérialise avec la majestueuse "Birds Of Prey" qui s’impose comme une composition majeure du groupe à laquelle un Steve Morse en état de grâce dispense une coda exceptionnelle avec un solo divin et stratosphérique. En quittant le studio, les musiciens prennent le temps de vérifier s’ils ont bien refermé toutes les portes en nous gratifiant d’un sympathique "Roadhouse Blues" transformé en boogie rock plaisant. Avec "Infinite", la combinaison gagnante Deep Purple plus Bob Ezrin double la mise et réalise à nouveau un album magistral. Un indispensable de plus dans la riche discographie pourpre.
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