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Album AC/DC FLY ON THE WALL AC/DC
FLY ON THE WALL (1985)
ATLANTIC RECORDS
HARD ROCK
2/5
RISING13
19/05/2026
 
564
0 0
Deux ans après l’excellent "Flick Of The Switch" parait "Fly On The Wall", dixième album studio du groupe. À nouveau auto-produit par les frères Young, cet album voit l'arrivée du batteur Simon Wright en lieu et place de Phil Rudd fraîchement débarqué suite à l'enregistrement du précédent album. C'est d'ailleurs Simon Wright qui assura la tournée mondiale qui suivit la sortie de "Flick Of The Switch". Que dire de ce nouvel opus ? Ce qui est heureux à l'écoute de cet album, c'est qu'on est sûr et certain qu'ils n’ont pas oublier de libérer, délivrer le sacrifié Brian Johnson enfermé dans sa grotte préhistorique à la fin de l'enregistrement. Le pauvre, il s'égosille comme un damné et on a l'impression qu'il est à des milliers de kilomètres du studio d'enregistrement. Rarement mixage d'album n'aura été aussi catastrophique et si les Young Brothers avaient voulu saboter leur groupe, ils ne se seraient pas pris autrement. Car en plus de cette horrible production, l'autre aspect négatif à pointer dans ce pathétique "Fly On The Wall" est la médiocrité d'une grande partie des compositions proposées. Totalement desservi par un mixage immonde et indigne d'un groupe de ce statut, cette famélique offre contient au mieux quatre excellents titres, au pire six titres affligeants. On peut considérer les efficaces "Playing With Girls" et "Hell Or High Water" comme correctes et assurant le minimum syndical. Seules les excellentes "Sink the Pink" et "Back In Business" sont vraiment dignes du groupe. Deux chansons qui pourraient faire figure de classiques s'ils n'étaient pas plombés par l’effroyable bouillie sonore que nous ont concocté les frères Young. À sa sortie, l'album a été, à juste titre, descendu par la critique et rejeté par une grande majorité de fans. Avec une inspiration proche du néant, une production irritante et pitoyable, Angus et Malcolm Young montraient de grands signes de fatigue. On sait que les frangins savent comment faire sonner AC/DC mais ils ont eu besoin par le passé d'une oreille experte et extérieure pour retranscrire et rendre justice en studio à leur musique. Le tandem Harry Vanda et George Young s’en était fort bien acquitté sur les quatre premiers albums et Robert "Mutt" Lange sur la trilogie mythique. Conscients de leurs erreurs, ils allaient rectifier le tir sur leur album suivant. Il en fallait un, c'est celui-ci, "Fly On The Wall" a le triste privilège d'être le pire album d'AC/DC. Malgré cela, je l'écoute de temps en temps car au milieu de ce cet affligeant désastre, les deux réussites que sont "Sink The Pink" et "Back In Business" font du bien aux conduits auditifs et aux pieds. Que voulez-vous on ne se refait pas, AD/DC dans la peau, AC/DC pour la vie !
Album AC/DC FLICK OF THE SWITCH AC/DC
FLICK OF THE SWITCH (1983)
ATLANTIC RECORDS
HARD ROCK
5/5
RISING13
18/05/2026
 
564
0 0
Voilà l’exemple parfait de l'album sorti au mauvais moment. Petit état des lieux de l’année 1983. AC/DC n'a rien sorti depuis deux ans soit leur plus longue parenthèse discographique, eux qui nous avaient habitué au rythme d'un album par an. Durant cette période agitée pour le groupe, on a vu émergé le trash metal avec Metallica, Anthrax et autres Slayer, la New Wave Of British Metal représentée par les Judas Priest, Saxon, Iron Maiden, Def Leppard et d’autres encore s'est imposée, le Glam-Metal avec à sa tête les Mötley Crüe, Ratt, Dokken, Poison et autres Quiet Riot a pris le pouvoir sur MTV sans parler du carton planétaire du génial "Thriller" de Michael Jackson. C'est clair, ça se bouscule aux portillons de la gloire et l'auditeur est prêt à découvrir de nouvelles sensations sonores. AC/DC est alors jugé comme un dinosaure dont le public et les médias se détournent en une posture méprisante. On suit la mode, on crache sur ses anciennes idoles et on leur tourne le dos. Le groupe est-il fautif ? Oui et non. Oui car la fratrie Young est hermétique à tout effet de mode et non car elle reste intègre et fidèle à ses racines. Puristes jusqu'aux bouts des ongles, Angus et Malcolm Young font ce qu'ils font de mieux c'est à dire un rock'n'roll, blues et hard-rock sans chichis ni fioritures. Non, mais vous les imaginez enregistrer "Kill 'Em All", "Piece Of Mind", "Pyromania", "Shout At The Devil" ou "Screaming For Vengeance" ? À l'époque le seul dinosaure qui osa un virage audacieux qui s'avéra au final une réussite publique, artistique et critique fut Kiss qui décida de tomber les masques avec le fantastique "Lick It Up". Mais point de ça chez AC/DC. La seule nouveauté est que le groupe a décidé de s'auto-produire et de revenir à un son plus brut et plus roots. Fini la démesure du son de "For Those About To Rock", retour à la simplicité et l'efficacité. Sous-estimé voire rejeté par dédain, "Flick Of The Switch" est pourtant, à mon humble avis, un des tous meilleurs albums du groupe. Bien qu'il ne renferme pas de hit absolu ou de classique instantané, il est pourtant doté de dix titres imparables dont certains auraient très bien pu figurer dans "Back In Black" et le public aurait alors crié au génie. Des météorites frénétiques comme "Flick Of The Switch", "Landslide", "Guns For Hire", "Bedlam In Belgium" et "Brain Shake" ressusciteraient d’entre les morts un certain Lazare. Les puissantes et syncopées "Rising Power" et "Nervous Shakedown" vous donnent l'impression d'être sur un ring en compagnie de Mike Tyson. La très dynamique "This House Is On Fire", "Badlands" et son ambiance sudiste vous transportent cheveux aux vents au volant d'une Mustang décapotable sur les routes d'un Ouest Américain fantasmé. S'il y a bien un album à réhabiliter de toute urgence dans la discographie d'AC/DC, c'est ce sincère et remarquable "Flick Of The Switch" qui voit le groupe en pleine possession de ses moyens offrir ce qu'il a de plus précieux : la foi et la passion qui l'habitent en jouant cette musique qui lui colle à la peau. Vous l'aurez compris, j'ai toujours adoré cet album et c'est certainement un de ceux que j'écoute le plus souvent. De ce fait, je n'ai pas eu à retourner la veste chère au grand Jacques Dutronc, comme beaucoup l'ont fait en 1990 quand la roue a commencé à tourner et que la terre s’est mise à trembler sous les coups de tonnerres d’un groupe alors redevenu à la mode et médiatiquement mainstream avec le bankable "The Razors Edge". Mais en attendant la foudre, à l’inverse de l’intitulé qui figure sur cette chouette pochette, il est grand temps de rebrancher l’interrupteur et de monter le son pour faire plaisir au voisinage…
Album ARENA THE THEORY OF MOLECULAR INHERITANCE ARENA
THE THEORY OF MOLECULAR INHERITANCE (2022)
VERGLAS
ROCK PROGRESSIF
3/5
JÉRÉPROG
18/05/2026
 
24
0 0
Strasbourg, La Laiterie tournée The Visitor , un très Grand Souvenir !!
Wilson est un très bon chanteur au timbre très particulier... J'apprécie beaucoup ses collaborations par exemple avec Ayreon, son groupe headspace par exemple aussi pas mal. Mais là franchement pour moi ça ne passe pas... Arena qui se veut groupe néoprogressif à la Marillion a toujours eu un chanteur de caractère ( Fish !? ) viril et grave. Son chant me lasse... Car il chante beaucoup le bougre ! Et l'album est effectivement assez lisse et sans aspérité et m' ennuie .. la deuxième partie de l'album décolle quand même grâce à de belles parties de clavier de Nolan.
Vous savez quoi j'avais fait l'impasse de "double vision" et me suis rattrapé et ben franchement ça fait du bien de retrouver un chanteur avec tessiture en voix lead et dans les choeurs.

Album PORT NOIR THE DARK WE KEEP PORT NOIR
THE DARK WE KEEP (2026)
INSIDEOUT MUSIC
NEO/NU METAL
2/5
CÉLADRIS
18/05/2026
  0 0
Merci Progracer d'avoir brillamment mis les mots sur mon ressenti de cet album. Difficile d'en parler plus sans répéter ce qui est dit dans la chronique. Un bloc monolithique et viscéralement ennuyeux. Les titres se suivent et aucun ne se différencie des autres sauf évidement l'interlude 'Vargtimmen' qui n'est autre que l'introduction de 'Burst' (on a déjà entendu ça des centaines de fois par pitié).

L'atmosphère lourde et pesante que dégagent ces riffs lourds et didactiques qui se renouvellent trop peu anesthésie l'attention.
Il faut attendre les deux derniers titres pour avoir l'oreille alertée par une once subtilité dans les claviers et les chœurs mais trop tard. L'envie n'y est plus et l'épuisement de l'attente à remplacé l'enthousiasme et on les écoute sans engouement et même lassitude. Résigné. Cette album n'est pas bon on souhaite en finir et passer à autre chose.

Il reste cependant irréprochable sur la forme et trouvera sans doute son public parmi ceux qui apprécient la musique un peu fruste mais le trio aurait tout intérêt à recouvrer ce qui a séduit Progracer dans les précédents opus pour les ramener à bon port.

Album AC/DC FOR THOSE ABOUT TO ROCK (WE SALUTE YOU) AC/DC
FOR THOSE ABOUT TO ROCK (WE SALUTE YOU) (1981)
ATLANTIC RECORDS
HARD ROCK
5/5
RISING13
14/05/2026
 
564
0 0
Comment donner une suite à un album aussi grandiose que "Back in Black", surtout quand celui-ci succédait aussi à un album tout aussi grandiose à savoir "Highway to Hell" ? Mission quasi impossible ? À nouveau, Angus Young, Malcolm Young, Brian Johnson, Phil Rudd ainsi que Cliff Williams entrent en studio sous la houlette de Robert "Mutt" Lange et vont donner naissance à un album dont la puissance sonore est phénoménale. Plus grand, plus fort, plus explosif, "For Those About To Rock" est une super production sonique. On est bien loin des racines rock'n'roll, blues et boogie-rock des débuts. Ici, on est sur les terres d'un hard-rock qui pulse en cinémascope. Les yeux plus gros que le ventre ? Pas vraiment, car la très grande force de ce magnum opus unique et réellement à part dans la discographie du groupe, c'est bien la démesure de sa production qui vous colle au plafond et vous décoiffe en débouchant de fond en comble vos deux écoutilles auditives. Personnellement, quarante ans après le précieux achat du vinyle, cet album me fascine toujours autant. Alors oui, le son est dantesque et digne d'un blockbuster hollywoodien. Mais qu'en est-il des chansons ? Beaucoup de critiques et de fans n'ont eu de cesse depuis sa sortie de dénigrer cette salve acédécienne. Pour certains, c'est leur pire album. Comme toujours, ce n'est qu'une affaire de goût. Comment peut-on dire que "For Those About To Rock" est mauvais quand le titre qui ouvre les hostilités est à lui seul un porte étendard du hard-rock et du rock tout court ? Une profession de foi qui depuis quarante ans clôture les concerts du groupe sous des coups de canons fédérateurs et victorieux. La chanson "For Those About To Rock", nouveau classique immense et indéboulonnable, annonce haut et fort la couleur en grande pompe. Absolument jouissif. "I Put The Finger On You" et "Let's Get It Up" sont irrésistibles. Riffs et refrains impeccables et addictifs. La puissante et inquiétante "Inject The Venom" voit le groupe s'aventurer dans des arrangements à tiroirs élaborés bien éloignés des standards habituels. Il en est de même sur les pesantes "Evil Walks" et "Breaking The Rules". Qui a dit que AC/DC n'innovait pas ? L'énergique "Snowballed", la très stonienne "C.O.D." et la rythmée "Night of The Long Knives" sont beaucoup plus classiques. La superbe "Spellbound", bluesy et sombre à souhait, termine l'album en beauté. Alors oui, cet album ne contient qu'un classique du groupe, le monumental morceau titre, mais il serait dommage de ne retenir de ce "For Those About To Rock" que cet hymne tant il contient en son sein d'autres pépites certes méconnues du grand public mais toutes aussi précieuses dans la superbe discographie du groupe. Oui, "For Those About To Rock" n'est pas un nouveau chef-d’œuvre après les quatre consécutifs que sont "Let There Be Rock", "Powerage", "Highway To Hell" et "Back In Black" mais ce n'est pas pour autant l'album qui sonne le début du déclin du groupe comme l'ont très souvent proclamé beaucoup de critiques et de fans. C'est tout simplement un grand album à écouter à fond les watts, cela va de soi !
Album LAZULI ETRE ET NE PLUS ETRE LAZULI
ETRE ET NE PLUS ETRE (2026)
AUTOPRODUCTION
ROCK
3/5
CÉLADRIS
13/05/2026
  0 0
Effectivement ce qu'on pouvait imaginer pour l'occasion "Dénudé" et s'est confirmé sur "11" s'entérine avec "Etre ET Ne Plus Être". Le groupe fait le choix de la sobriété.

Attention toutefois à ne pas assoupir l'auditeur au passage. D'autant plus que Lazuli n'est jamais avare et le sert copieusement. Plus d'une heure encore ici qui auraient pu être allégée sans trop de difficultés. 'Matière Première' étant par exemple la chose la moins inspirée de Lazuli que je connaisse.

J'ai d'ordre général du mal avec le chant français qui est la plus belle langue du monde mais trop précieuse et maniérée pour être chantée. L'impact bénéfice à l'anglo-saxon. Lazuli l'a bien compris et exploite avec facétie et délicatesse son intarissable richesse et pouvoir émotionnel. A ce titre il est surprenant de voir que le groupe ai plus de sympathie dans les pays qui ne sont pas francophone. Les paroles Dominique Leonetti étant leurs force et sont si subtiles qu'il faut je pense avoir le français en langue maternelle pour en jouir pleinement. Il y a un plaisir ludique à écouter Lazuli. 'Mon Body Se Meurt' confine au génie tant il regorge de duplicité.

Je ne suis pas le premier fan du groupe. Je ne me suis jamais trop entendu avec la voix. La technique est irréprochable mais son timbre à quelque chose de déplaisant à mon oreille. Mais j'imagine que tout cela n'est qu'affaire de sensibilité.

Mais la sensibilité ça compte. La preuve le très beau 'L'Homme Sûr' version progressive de 'Un Homme Extraordinaire' des Innocents point d'orgue de cet album qui mérite toute l'attention des amateur de musique léchée et raffinée manquant peut être un peu d'emphase musicalement parlant...

 
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