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Oyez, oyez, Gentes Dames et Nobles Damoiseaux ! En 1995 sort "Stranger in Us All" dernier album studio de Rainbow. S'en suit une ultime tournée avec le groupe. Ritchie Blackmore décide alors de mettre un terme au groupe. Lassé de jouer du rock et de tout son cirque, il va surprendre son public en se lançant dans une nouvelle aventure pour le moins saugrenue. Mais quand on connaît le personnage, que l'on suit sa carrière depuis ses débuts, cette nouvelle orientation n'est pas si étonnante que cela pour peu que l'on soit ouvert d'esprit. En compagnie de Candice Night déjà présente dans les crédits du dernier album de Rainbow et présente sur la tournée, il fonde Blackmore's Night. Ici point de hard-rock, très peu de guitare électrique. Le duo, et couple à la ville, propose un mélange de musique médiévale et de folk rock le tout avec des instruments d'origine. À côté d'eux, le groupe est formé de Pat Regan (claviers), Gerald Flashman (trompette, cor d'harmonie), Tom Brown (violoncelle) et Lady Green (violon, alto). À noter la présence du légendaire Ian Anderson (Jethro Tull) sur le titre "Play Minstrel Play". Et pour marquer encore plus les esprits et l'univers du groupe, les tenues médiévales sont de sortie. Ce "Shadow of the Moon", premier album du groupe pose brillamment les bases de ce que sera la musique de Blackmore's Night : belle, envoûtante, mélodique, romantique, dépaysante, féérique, festive, empruntant à des airs du folklore traditionnel et de la musique de la Renaissance sans oublier de temps en temps une petite touche rock. Et l'on ne peut qu'être émerveillé et admiratif du jeu de guitare de l’immense Ritchie Blackmore. Sa maîtrise, son touché à la guitare acoustique sont absolument divins et d'une finesse inouïe. Et pour le plus grand plaisir, il n'hésite pas à ressortir à quelques rares occasions sa Fender Stratocaster électrique pour quelques solos lumineux et stratosphériques. Un écrin d'or pour la voix cristalline de Candice Night qui est la grande révélation de l'album. Quand un troubadour conte fleurette à sa belle dulcinée, on ne peut que succomber au charme...
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Voici donc le vingt-et-unième album studio de Deep Purple et histoire de ne ménager aucun suspense, j’annonce d’entrée que derrière ce curieux titre d’opus qu’est "Whoosh!" se cache une œuvre majeure composée de treize chansons toutes assez courtes dont deux seulement dépassent les cinq minutes. Pour la troisième fois consécutive, le sorcier Bob Ezrin réalise un travail d’orfèvre et dispense une production somptueuse. Quel plaisir de pouvoir écouter un album qui sonne aussi bien que ce "Whoosh!". Au programme, du hard-rock, du progressif, du rock, des mélodies irrésistibles, des innovations sonores et une interprétation exemplaire. Depuis leur première association avec Bob Ezrin sur le majestueux "Now What ?!", Ian Gillan (74 ans), Roger Glover (74 ans), Ian Paice (72 ans), Don Airey (72 ans) et Steve Morse (66 ans) ont découvert la source de la fontaine de jouvence musicale. Ce somptueux "Whoosh!" est la preuve éclatante qu'en musique on peut rester éternellement jeune et créatif si on le veut, si on s'en donne la peine et les moyens. Et les musiciens de Deep Purple, aidés en cela par leur producteur, ont à nouveau mis tout en œuvre pour s’éclater en studio et composer ces treize nouvelles pépites. L’énergie que dégage les efficaces "Throw My Bones", "Drop the Weapon" et "We're All the Same in the Dark" est imparable. L’addictive mélodie de "Nothing at All" est aussi éclatante qu’un rayon de soleil. Elle aurait très bien pu figurer dans l’un des trois supers albums du génial groupe Flying Colors dans lequel exerce un certain Steve Morse. Ça groove, ça rock à l’ancienne mais c’est tellement jouissif avec les contagieuses "No Need to Shout" et "What The What". Ah ce piano, j’en redemande encore et encore tout comme au bon vieux temps du grand Whitesnake avec Ian Paice et Jon Lord en son sein. L’étrange "Step By Step" surprend de prime abord mais au final s’impose comme une des grandes réussites de l’album tout comme le sont les titres progressifs "The Long Way Round", "The Power of the Moon" et "Man Alive" remarquablement introduit par le virtuose instrumental "Remission Possible". Il est à nouveau question d’un instrumental et pas n’importe lequel avec l’avant dernière plage de l’album. En 1968, "Shades of Deep Purple", premier album du groupe, commençait avec le génial "And the Adress" dont on retrouve ici un hommage de très belle facture. Si d'aventure, "Whoosh!" venait à être le dernier album de son immense carrière, Deep Purple pourrait en être fier tant ce disque magistral est tout à fait digne de clôturer une discographie classieuse.
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"Infinite" qui succède au majestueux "Now What ?!" est le vingtième album de Deep Purple. La production, de nouveau assurée par le légendaire Bob Ezrin, est un modèle de précision, de clarté, d'ampleur et de modernité. Le groupe sonne divinement et le résultat se montre à la hauteur des espérances suite au succès critique et public de "Now What ?!". L'inspiration est au rendez-vous. Le groupe continue d'innover, de jouer avec les codes, de laisser respirer l'espace musical grâce à des compositions inspirées, soignées, diversifiées, aérées prenant le temps de se développer et de s'installer durablement pour le grand plaisir de votre humble serviteur. L’intrigante et originale "Time For Bedlam" ouvre l’album avec énergie. "Hip Boots" confirme l’excellente entame de l’opus avant la géniale, groovy et virtuose "All I Got Is You". L’efficace "One Night In Vegas" est un rock énergique typique du groupe à laquelle succède l’écrasante "Get Me Out Of Here" et son puissant riff au soufre sabbathien. La première belle incursion en terre progressive s’effectue avec la superbe "The Surprising" où le duo Don Airey et Steve Morse effectue des prouesses, magistralement soutenu qu’il est par le remarquable tandem formé de Roger Glover et Ian Paice. L’irrésistible "Johnny's Band" et son groove funky rock sémillant et la surprenante "On Top of The World" prouvent que Ian Gillan, Steve Morse, Don Airey, Roger Glover et Ian Paice ont toujours autant d’enthousiasme à jouer ensemble. Le second séjour en contrée progressive se matérialise avec la majestueuse "Birds Of Prey" qui s’impose comme une composition majeure du groupe à laquelle un Steve Morse en état de grâce dispense une coda exceptionnelle avec un solo divin et stratosphérique. En quittant le studio, les musiciens prennent le temps de vérifier s’ils ont bien refermé toutes les portes en nous gratifiant d’un sympathique "Roadhouse Blues" transformé en boogie rock plaisant. Avec "Infinite", la combinaison gagnante Deep Purple plus Bob Ezrin double la mise et réalise à nouveau un album magistral. Un indispensable de plus dans la riche discographie pourpre.
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Dix-neuvième album studio du groupe, "Now What ?!" signe le retour en grâce du mythique Deep Purple qui après le fantastique "Rapture of the Deep" met la barre encore plus haut. Et derrière ce miracle musical, on trouve le producteur Bob Ezrin qui a travaillé avec Aerosmith, Alice Cooper, Kiss, Lou Reed, Peter Gabriel, Pink Floyd, David Gilmour, Rod Stewart, Kansas et Trevor Rabin entre autres. Producteur talentueux, exigeant, perfectionniste qui s’inspire bien souvent de la musique classique pour obtenir des arrangements grandioses et sophistiqués, Bob Ezrin va bousculer l’institution britannique et la repousser dans ses retranchements afin que les musiciens retrouvent le plaisir d’improviser et renouent ainsi avec les longues plages instrumentales qui ont fait leur renommée mondiale. Plus progressif que jamais, l’album est riche, complexe, audacieux, ambitieux et très facile d’accès. L'important étant d’écrire des chansons excellentes, sur ce point, Deep Purple n’a plus rien à apprendre de qui que ce soit. "Now What ?!" en est la preuve éclatante. Le groupe n'écrit peut-être plus d’immenses hits fédérateurs mais chaque morceau de ce nouvel opus est une invitation à un voyage musical enrichissant. Les remarquables "A Simple Song", "Weirdistan", et "Out Of Hand" auraient très bien pu figurer sur l’excellent "The House of Blue Light". L’hymne hard-rock "Hell To Pay" voit Steve Morse et Don Airey se livrer à un duel mémorable. Le groove funky est de retour sur les irrésistibles "Bodyline" et "Blood From A Stone" tandis que "All The Time In The World" a la beauté qui sied si bien à une ballade parmi les plus belles du groupe. La progressive et très réussie "Above And Beyond" est un brillant hommage au regretté Jon Lord. Autres morceaux de bravoure progressifs, la sublime "Uncommon Man" et l’épique "Après Vous" permettent au duo Steve Morse et Don Airey de nous régaler de joutes musicales somptueuses comme à la grande époque du tandem Ritchie Blackmore et Jon Lord. Après un tel festival et pour finir en apothéose, quoi de mieux qu’une dernière séance avec comme maître de cérémonie non pas notre cher et cinéphile Eddy Mitchell national mais plutôt un prince des ténèbres légendaire en la personne de l’immense et iconique Vincent Price. Et quand un Deep Purple envoûté, sous la maléfique impulsion du sorcier des consoles Bob Ezrin, se métamorphose en Ozzy Osbourne, Blue Öyster Cult, Alice Cooper ou Kiss, nous assistons à ce fantastique moment de hard-rock gothique, horrifique et grandiloquent qu’est "Vincent Price". Qu’on se le dise, "Now What ?!" est un album indispensable et majestueux qui acte pour Deep Purple le début d'une nouvelle ère qui sera placée sous le signe de l'excellence grâce à leur fructueuse collaboration avec le génial Bob Ezrin.
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Dix-huitième album studio du groupe, "Rapture Of The Deep" confirme le retour en grâce de la formation deux ans seulement après le remarquable "Bananas". Michael Bradford est de nouveau aux commandes et dote l’album d’une production moderne, organique, précise et limpide. On y retrouve le Deep Purple audacieux n'hésitant pas à expérimenter et à ce titre cet album peut être considéré comme la suite logique de l'extraordinaire "Purpendicular". L’album démarre en trombe en alignant une triplette énergique composée de la puissante "Money Talks", la dynamique "Girls Like That" et l’irrésistible "Wrong Man" avec son groove imparable. Avec l’envoûtante ambiance orientale de "Rapture Of The Deep", Deep Purple démontre qu’il sait encore être ambitieux. La délicate et émouvante "Clearly Quite Absurd" prouve que le groupe n’a pas son pareil quand il décide de ralentir le tempo. "Don't Let Go" "Back To Back", "Kiss Tomorrow Goodbye", "MTV", "Junkyard Blues" sont des titres efficaces typiques du pourpre profond. On est en terrain connu mais le plaisir est immense. L’album se clôt avec la progressive et hispanisante "Before Time Began" qui atteste de la flamboyance et de l’inspiration créatrice toujours présente chez messieurs Ian Gillan, Ian Paice, Steve Morse, Roger Glover et Don Airey. Après trente-sept années de carrière, Deep Purple surprend, éblouit, enthousiasme avec ce superbe album qu’est "Rapture of the Deep". Décidément, cette institution britannique n‘en finit pas de m’étonner et de me ravir. La très grande classe.
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Dix-septième album studio de Deep Purple, "Bananas" est aussi le premier de la formation Mark VIII. Jon Lord parti, c’est l’excellent Don Airey qui lui succède. Ce dernier n’est pas un inconnu puisqu’il a joué au sein de Rainbow, Gary Moore, Ozzy Osbourne, Michael Schenker et en tant qu’invité a participé à des albums de Black Sabbath, Judas Priest, UFO, Uli Jon Roth, Jethro Tull, Bruce Dickinson, Whitesnake, Thin Lizzy, Brian May ou bien encore Saxon. Après la désillusion "Abandon", les musiciens ont décidé de revenir à plus de légèreté avec un son moins agressif, des compositions plus enlevées, plus mélodiques et beaucoup plus variées. Le résultat enthousiasmant prouve que Deep Purple n'hésite pas à se remettre en question même après trente-cinq ans de carrière. Steve Morse est plus à l’aise et le nouveau Don Airey s'acclimate naturellement à l'univers musical du groupe. Quant à Ian Gillan, Ian Paice et Roger Glover, ils ont retrouvé une énergie et une joie qui se ressentent à chaque instant de chaque titre. Tout commence avec l’énergique "House Of Pain" suivi du lancinant "Sun Goes Down" avec son formidable riff, son refrain soigné et un solo céleste de Steve Morse. "Haunted" est une très belle ballade dans laquelle Ian Gillan est accompagné d’une choriste de talent en la personne de la grande Beth Hart. Beaucoup plus bluesy, "Walk On" est un superbe écrin pour Ian Gillan qui y dépose sa voix avec classe et profondeur. Ce type de composition sied si bien à sa voix actuelle. "Silver Tongue" et son groove irrésistible est un des très grands moments du disque. Tout comme l’est le jazzy "Picture Of Innocence" qui voit Steve Morse et Don Airey briller de mille feux. La rock "I Got Your Number", la géniale "Bananas" et la chaloupée "Doing It Tonight" sont les trois pépites de cet album au son plus américanisé, plus policé par Michael Bradford qui, en formatant plus que de raison parfois les compositions du groupe, a laissé à Don Airey et Steve Morse un espace de jeu moins propice aux fameuses joutes instrumentales qui ont fait la gloire et la renommée de Deep Purple. La délicate "Never A Word" ainsi que la courte "Contact Lost" en plus de l’anecdotique "Razzle Dazzle" complètent ce formidable "Bananas" qui à l’instar des superbes "The House Of Blue Light" (1987) et "Slaves And Masters" (1990) est un album que le groupe a voulu plus radiophonique dans ses compositions en obtenant une production classieuse et un son plus mainstream grâce au remarquable travail sonore du producteur Michael Bradford. Album que j’aime beaucoup, je recommande chaudement cet élixir de bien-être qu’est cet euphorisant "Bananas".
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