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Ce dixième album studio paraît onze ans après "Restless Heart". Entre temps il y avait eu l'expérience "Coverdale/Page" (1993) et l'album solo "Into the Light" (2000). Puis plus rien pendant huit ans si ce n'est deux albums live. Le groupe est complètement remodelé. Autour de David Coverdale, on retrouve Doug Aldrich et Reb Beach aux guitares, Chris Frazier (batterie), Uriah Duffy (basse) et Timothy Drury (claviers). La pochette ne triche pas sur le contenu, on a affaire ici au Whitesnake des années 80 et du mythique "1987". Avec de temps à autres quelques sonorités blues pour rappeler les racines du groupe et son passé hard-blues de 1978 à 1984. Ce qui frappe d'entrée, c'est la voix de David Coverdale, plus rocailleuse, parfois écorchée, moins mélodieuse que par le passé. Ses prouesses vocales des années 80 ont passablement abîmé sa texture vocale et cela ira en déclinant, surtout en concerts, tout au long des années qui suivront. Qu'on ne s'y méprenne pas. Il chante toujours aussi bien du moins en studio, c'est toujours aussi classe mais le constat est là et pour ceux qui, comme moi, estiment et portent très haut cet immense chanteur, ça fait mal au cœur. J'irai malheureusement de désillusions en désillusions lors des concerts du groupe que je verrai en 2013 (Hellfest), 2018 (Boston) et 2019 (Milan). Quant à ce "Good To Be Bad", autant l’avouer avec enthousiasme, il n'y a que du "Good" et très peu de "Bad". La remarquable triplette qui ouvre l’album avec "Best Years", "Can You Hear The Wind Blow" et "Call On Me" rassure sur la grande forme du groupe. "All I Want All I Need" est la première ballade de l’album. Je la trouve quelconque et lui préfère les plus réussies "Summer Rain" et "'Til The End Of Time". "Good To Be Bad" et son groove irrésistible est d’une efficacité redoutable. Efficacité que l’on retrouve sur la géniale "All For Love" qui se rapproche d’un Thin Lizzy en grande forme. Les géniales "Lay Down Your Love" et "A Fool In Love" précèdent la bombe "Got What You Need" avec son riff rapide que n’aurait pas renié les frères Young. Doté d’une production puissante, de riffs d'enfer, de mélodies imparables, de soli époustouflants, de langoureuses ballades, de titres hard-rock de haute volée joué par un groupe de killers, l’album est un quasi sans faute. Une fois accepté la nouvelle voix du patron, ce "Good To Be Bad" est un excellent aperçu de ce que vaut Whitesnake en 2008. Du tout bon à écouter sans modération aucune.
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Le moins que l on puisse dire c'est que cet album divise ! Et effectivement il souffle le chaud et le froid même si l ensemble est plutôt bon (mais avec Archive rien n'est vraiment mauvais). Les trois premiers titres s enchaînent plaisamment. Numbers est inutile. Shouting within est sympa. Daytime coma est planant. Et le reste du premier CD est moyen et oubliable. Et le second CD suivra un chemin similaire entre morceaux planants (the crown, gold), sympathiques (frying paint, we are the same), moyens et oubliables pour le reste.
Pas le meilleur Archive, qui aurait probablement dû privelgier une simple galette à une double, l ensemble aurait été bien plus digeste !
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"Restless Heart" est le neuvième album studio du groupe après un hiatus de sept ans durant lequel David Coverdale a enregistré le fantastique "Coverdale/Page" en compagnie de Jimmy Page. Après cette prestigieuse parenthèse, il décide de rallumer la flamme blues de son Whitesnake. Lui et Adrian Vandenberg écrivent la majorité des titres de ce "Restless Heart". Le groupe est complété par Brett Tuggle (claviers), Guy Pratt (basse) et Denny Carmassi (batterie). Et la bonne nouvelle est que l'album signe un retour aux sources. Adieu le Hard US de "1987" et "Slip of the Tongue". C'est une bonne chose et surtout quel immense plaisir de réentendre le timbre soul, blues et profond de David Coverdale tout au long de ces titres. Souvent mid-tempo, comportant un lot non négligeable de ballades, ce "Restless Heart" s'il n'est pas totalement réussi est tout de même beaucoup plus agréable et écoutable que "Slip Of The Tongue". La voix du maître est somptueuse et les guitares d'Adrian Vandenberg sont divines. Cela débute de la plus belle des manières avec la superbe "Don't Fade Away" suivie par la non moins excellente "All In The Name Of Love". "Restless Heart" et "You're So Fine" sont deux titres d'un hard-rock classieux qui fait un bien fou. Les ballades "Too Many Tears", "Can't Go On" et "Your Precious Love" nous font profiter pleinement du timbre chaleureux de la voix de David Coverdale. J’avoue avoir une nette préférence pour la première des trois. Retour au hard-rock bluesy avec la très réussie "Crying" qui n’aurait pas dépareillée sur le monumental "1987". En conclusion, "Take Me Back Again" et "Woman Trouble Blues" sont deux titres qui furent écrits en vue d’un éventuel second album du duo David Coverdale et Jimmy Page qui ne vit jamais le jour. Souvent oublié dans la discographie de Whitesnake, "Restless Heart" est un bel écrin pour la voix de David Coverdale et un album à réhabiliter.
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Toutes ces mélopées me désespèrent. Rick Wakeman est certainement encore capable de beaucoup mieux. Là où Sigur Ros trouve le chemin vers votre cœur en quelques notes le grand claviériste nous sert une excellente musique d'ascenseur à conseiller aux plus grands palaces mais guère suffisant pour nous transporter, pour un usage personnel, ailleurs que vers Morphée. Les notes s'égrènent sans susciter la moindre émotion chez l'auditeur qui attends désespérément qu'il se passe un petit quelque chose qui ne viendra jamais. L'album se termine et se demande depuis combien de temps. Tout cela me semble bien paresseux et il faudrait voir à ne pas se reposer exclusivement sur sa réputation si il ne souhaite pas l'entacher.
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Huitième album studio du groupe, "Slip Of The Tongue" a le redoutable handicap de succéder au grandiose "1987". À nouveau, c'est la valse des musiciens. John Sykes, Neil Murray et Aynsley Dunbar ayant quitté le navire suite à l'enregistrement du précédent album, David Coverdale est cette fois-ci entouré d'Adrian Vandenberg (guitares), Rudy Sarzo (basse) et Tommy Aldridge (batterie). David Coverdale et Adrian Vandenberg ont écrit tous les titres à l'exception de "Fool For Your Loving" ici dans une nouvelle version réarrangée. Malheureusement, suite à une blessure au poignet, Adrian Vandenberg ne peut pas participer à l'enregistrement. C'est Steve Vai, recruté dans le groupe, qui enregistre toutes les guitares. Vandenberg est quand même crédité sur l'album. Un album à la conception chaotique et au résultat plus que mitigé. En effet, à trop vouloir reproduire la recette miracle qui a fait la réussite et l'immense succès de son prédécesseur, ce "Slip Of The Tongue" fait pâle figure et on peut dire qu'il est un des albums les plus faibles de la discographie du groupe. La faute à une production boursoufflée et trop clinquante de la part de Mike Clink et Keith Olsen. La faute à des compositions sans âme, indignes du niveau d'excellence auquel nous avait habitué la bande à David Coverdale. "Slip Of The Tongue", "Cheap An' Nasty", "Kittens Got Claws", et "Slow Poke Music" sont bien trop excessives pour un résultat navrant. Autant les réinterprétations de "Crying In The Rain" et "Here I Go Again" sur l’album précédent avaient été de très grandes réussites même pour les adorateurs, dont je fais partie, des versions originales, autant cette triste nouvelle version de "Fool For Your Loving" fait peine à entendre pour qui, comme moi, vénère l’originale issue de l’incontournable "Ready an' Willing". Heureusement, quelques chansons redorent l’image du groupe. L'efficace "Now You're Gone" et la ballade "The Deeper The Love" sont correctes. Mais trois morceaux surnagent et sauvent du naufrage l'album. Tout d'abord la magnifique "Wings Of The Storm" et son solo époustouflant signé Steve Vai. Et les deux chefs-d’œuvre qui à eux seuls justifient l'achat du disque : "Judgment Day" et "Sailing Ships". Deux titres où David Coverdale rappelle quel immense chanteur il est. Pour promouvoir l'album, la Dream Team de Whitesnake (David Coverdale, Adrian Vandenberg, Steve Vai, Tommy Aldridge et Rudy Sarzo) part en tournée. Le 3 septembre 1990, en tête d'affiche des Monsters Of Rock à l'Hippodrome de Vincennes de Paris en compagnie d'Aerosmith, Faith No More, Poison, Quireboys et Face To Face, le Serpent Blanc envoûtait un public enthousiaste et conquis d’avance parmi lequel je figurais. À la suite de cette tournée, David Coverdale, sentant que le groupe avait perdu son identité, mettait sur pause l'aventure Whitesnake avant d'y revenir à nouveau en 1997 après l'expérience du fantastique album Coverdale/Page.
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Septième album studio du groupe, ce "Whitesnake ou 1987" produit par Mike Stone et Keith Olsen est celui de la consécration sur le marché américain. Aux côtés de David Coverdale, on retrouve John Sykes (guitares), Neil Murray (basse) et Aynsley Dunbar (batterie). Ensemble, David Coverdale et John Sykes signent tous les titres à l'exception de "Crying In The Rain" et "Here I Go Again" déjà présents sur l'album "Saints & Sinners". Deux versions réarrangées et adaptées au marché américain. Le groupe tourne le dos à son passé hard-rock bluesy. On a affaire ici à du hard-rock US très calibré radio aux guitares puissantes et au son démesuré. Un changement radical qui a surpris de nombreux fans. Certains ont été rebutés, se sont sentis trahis et d'autres, après le choc de la première écoute, ont fini par s’adapter et ont succombé devant la quintessence et l'absolue réussite de cet album hors-norme. L’immense qualité des chansons frise la perfection totale tant chaque titre est un modèle du genre. Une suite ininterrompue de tubes et de classiques impressionnants parmi lesquels on peut citer les fers de lance que sont "Bad Boys", "Give Me All Your Love Tonight" et "Children Of The Night", la langoureuse "Is This Love", la sublime "Looking For Love", la remarquable "Don’t Turn Away", les géniales "Straight For The Heart" et " You’re Gonna Break My Heart Again" sans oublier le monumental chef-d’œuvre "Still of the Night". David Coverdale est alors au sommet de son art, sa voix transforme en or brut tout ce qu'il chante. John Sykes a le feu sacré aux bouts des doigts, ses riffs sont acérés et puissants, ses soli sont volcaniques et mélodiques. Des brûlots hard-rock irrésistibles, de belles ballades, des mélodies imparables, des refrains accrocheurs et une énergie contagieuse. Avec cet album, Whitesnake a réalisé un monument du rock, un must-have incontournable. Succès publique et critique, ce grandiose "1987" aura par la suite des répercussions néfastes sur la voix de David Coverdale. Mais pour l'instant, écoutons et réécoutons pour notre plus grand plaisir ce disque essentiel et indispensable à toute bonne CDthèque qui se respecte.
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