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"Jamais deux sans trois" dit le proverbe. Après "The Zealot Gene" et "Rökflöte", Jethro Tull nous revient avec "Curious Ruminant" qui contient peu ou prou les mêmes qualités... et les mêmes défauts que ses ainés.
Au premier rang de ceux-ci, comment ne pas remarquer la triste prestation vocale de Ian Anderson ? Celui-ci chantonne plus qu'il ne chante vraiment, quand il ne se contente pas de parler, énonçant des phrases courtes en mezza voce. Autant d'artifices pour masquer ses manques de coffre et de souffle, le temps ayant fait ses ravages.
C'est d'autant plus dommage que, côté inspiration, Ian Anderson démontre qu'il reste capable d'aligner de bonnes idées. Les deux titres qui ouvrent l'album, 'Puppet and the Puppet Master' et 'Curious Ruminant', sont de belles compositions tulliennes. Si le chant de Ian Anderson ne dessert pas le premier titre, il manque sérieusement de l'ampleur que le second aurait nécessité pour réellement décoller. 'The Tipu House' peut assurément se voir décerner le prix du meilleur titre de l'album, Ian Anderson retrouvant pour un court moment le ton ironique et la flûte guerrière qui sont les marqueurs de Jethro Tull.
Malheureusement, après ce début prometteur, la suite s'étiole peu à peu. 'Savannah of Paddington Green', 'Stygian Hand' et 'Over Jerusalem' ne retrouvent pas la fraicheur des premiers titres et, sans être réellement mauvais, sont simplement quelconques. Arrive alors le "morceau de bravoure" comme le dit si bien TonyB, 'Drink from the Same Well' qui effectivement avec ses 16'42 annoncées ne peut manquer d'éveiller l'intérêt de tout proggueux qui se respecte. Las ! Le titre prouve qu'il ne suffit pas de faire long pour être étiqueté "progressif" et se résume à un long récital de flûte dépourvu de ses attributs tulliens. Ian Anderson se fait plaisir en nous démontrant ses qualités de flûtiste dans une version assez sage et presque classique, pas désagréable mais qui aurait dû se restreindre à 3 minutes pour éviter à l'auditeur de sombrer dans l'ennui. Ennui prolongé par le bien peu passionnant monologue de 'Interim Sleep'.
Si le 2 que j'attribue à l'album peut paraître dur, rappelons qu'il ne s'agit nullement d'une note mais de la traduction numérique de l'appréciation "peut mieux faire" dans la sémantique de Music Waves. Et s'il est certain que Jethro Tull a mieux fait par le passé, je ne suis pas sûr qu'il puisse mieux faire à l'avenir, Ian Anderson ayant peu de chances de retrouver ses capacités vocales d'antan. Seuls les fans purs et durs de Jethro Tull pourront trouver de quoi satisfaire leur besoin de découvrir de nouveaux titres de leur groupe préféré. Pour les nostalgiques des années 70, je ne saurais trop leur conseiller de plutôt porter leurs oreilles sur les récentes productions de l'homonyme du leader de Jethro Tull, Jon Anderson, qui prouve que le temps n'a sur lui aucune emprise. Son live, "Perpetual Change", peut aisément passer pour le petit frère de l'admirable "Yessongs" à 52 ans d'intervalle. Un exploit ! Quant aux autres, ils trouveront sans peine bien d'autres albums plus dignes d'intérêt dans l'abondante production contemporaine.
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J'ai découvert ce groupe génial avec Minstrel in thé gallery, puis avec frénésie les innombrables chefs d'oeuvre qu'ils ont réalisé, surtout ce grand génie Ian. C'était il y a 50 ans et oui..ça ne me rajeunit pas.
Il a peu de mauvais albums...presque tous méritent attention.
Et ce qui étonnant c'est ce dernier opus qui est une petite perle.
Merci Mr Anderson 🙏
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Album rock/folk sympathique où l'on sent effectivement le poids des âges sur le plan vocal. L'entame manque clairement de modernité (un gros retour aux 70's) avant que des sonorités plus percutantes ne viennent donner la réplique à la flûte omni-présente et dont il faut souligner l'absence de caractère sur-joué qui parcourait certaines productions récentes du sieur Anderson.
Petit bémol également sur la durée des titres qui limite certains développements instrumentaux.
Reste au final une galette plus agréable et consistante que celle qui l'a précédée.
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Voilà un album qui me laisse une impression mitigée.
Le timbre de Ian Anderson et sa flûte virevoltante font partie des marqueurs de Jethro Tull. Ils sont omniprésents sur "The Zealot Gene", peut-être même un peu trop, laissant bien peu d'espace à leurs camarades de jeu. Néanmoins, ils font indéniablement partie des points positifs de l'album. Autre point fort, la qualité des compositions. Il s'agit certes de simples chansons folk-rock mais fort bien troussées.
Ces belles qualités sont néanmoins entachées par une certaine monochromie dans les ambiances : si les compositions sont variées (entendez par là que les mélodies vont puiser dans différents styles et que la palette instrumentale est relativement large), le caractère mid-tempo de la quasi-totalité des chansons finit par plonger l'auditeur dans une certaine somnolence. Passés les quatre premiers titres, l'intérêt tend à s'estomper et l'attention à se dissiper. Cette impression est renforcée par la prestation vocale de Ian Anderson. Celui-ci conserve d'un bout à l'autre un chant mezzo voce bienveillant. Choix artistique ou problème de cordes vocales ? Toujours est-il que cela confère au disque une uniformité qui, elle aussi, finit par diluer l'intérêt de l'auditeur.
Avec ce nouvel album de Jethro Tull, c'est comme si l'on retrouvait un vieux copain perdu de vue depuis des années : au début, on est heureux de se revoir et puis on s'aperçoit vite qu'en fait, on n'a pas grand-chose à se dire. Néanmoins, une fois qu'on s'est quitté, on est content de s'être revu.
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Pas d'accord avec la plupart des critiques. cet album a du charme; un charme particulier, certes, mais si l'on écoute JT, c'est que l'on a l'esprit ouvert, suffisamment pour apprécier les nombreuses trouvailles qui, sans rendre l'album génial, le rendent attachant. Le groupe a le mérite de tenter le modernisme, sans se départir de ses racines médiévo-folk, et sans se moquer de son public, jamais.
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J'adhère à la chronique, mais je trouve de fait la note un peu sévère.
Il n'y a pas de faute de goût et les trois meilleurs morceaux de l'album précisé par le chroniqueur remonte bien l'impression générale. Mais oui, l'entrée en matière est un peu trop lisse. Kissing Willie et Rattlesnack trail sont deux morceaux moyens, ennuyeux, répétitifs, mais qui ouvrent l'album.
Eviter cet album serait quand même dommage, surtout pour celui qui aurait aimé 'Crest a Knave", et puis on retrouve les recettes du groupe depuis A : solo de guitare concis mais efficaces, nappes de synthé, et flûte traversière comme toujours. Effectivement on n'est pas dépaysé.
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