|
|
|
|
|
|
"Flesh & Blood" est le treizième et dernier album à ce jour du groupe qui voit l'arrivée de Michele Luppi aux claviers. Autour de David Coverdale on retrouve la même équipe que sur le précédent "The Purple Album". La production est fantastique, moderne et beaucoup plus rock en comparaison de "Good To Be Bad" et "Forevermore". La musique respire et retrouve des sonorités seventies du meilleur goût. Les musiciens sont en très grande forme et le duo de guitaristes formé par Reb Beach et Joel Hoekstra brille de mille éclats. Mais le grand gagnant de ce "Flesh & Blood" est sans aucune contestation possible un David Coverdale éblouissant, retrouvant enfin son timbre grave et chaleureux sur de nombreux morceaux plus posés. Les compositions sont brillantes et inspirées comme le prouvent les hymnes rock "Good To See You Again", "Gonna Be Alright", "Hey You (You Make Me Rock)", "Trouble Is Your Middle Name", "Flesh & Blood" et "Well I Never", la poignante "Heart of Stone", la très belle ballade folk "After All", l’irrésistible et génialissime clin d’œil à Thin Lizzy "Always & Forever" sans oublier l’épique et majestueuse "Sands of Time" avec ses arrangements orientaux. C'est simple, "Flesh & Blood" est l’album le plus complet et le plus abouti de la part du groupe depuis un certain "1987". Il figure parmi les meilleures productions de Whitesnake et clôt avec panache la carrière du Serpent Blanc. La légende David Coverdale peut être fière de ses adieux discographiques. Chapeau bas l'artiste...
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Douzième album studio du groupe. Doug Aldrich et Brian Tichy ont quitté Whitesnake et sont remplacés par Joel Hoekstra (guitares) et Tommy Aldridge, dont c'est le retour, à la batterie. En 2012 disparaît Jon Lord, claviériste et un des membres fondateurs du géant Deep Purple. Avant cette triste date des rumeurs circulaient sur l'éventualité d'une reformation, le temps d'une tournée, du Deep Purple Mark III à savoir Ritchie Blackmore, Jon Lord, Ian Paice, David Coverdale et Glenn Hughes. Ceci n’ayant pu aboutir et afin de rendre hommage à l'immense musicien et artiste qu’était Jon Lord, David Coverdale décide de sortir avec son Whitesnake un album consacré à des reprises du répertoire des albums "Burn" (1974), "Stormbringer" (1974) et "Come Taste The band" (1975). Et plutôt que de coller au plus près des versions originales, la relecture est radicale. Le son est plus heavy, la part belle est faîte aux guitares au détriment du clavier et le jeu puissant et parfois pachydermique de Tommy Aldridge ôte tout le groove que la grande classe et l’immense talent de Ian Paice insufflait aux morceaux. Ce "Purple Album" alterne l'excellente surprise, la grande réussite, le banal et le franchement dispensable. Il est surtout destiné aux plus jeunes qui ne connaitraient que le Deep Purple Mark II ou la formation actuelle. C'est donc une occasion de découvrir ou redécouvrir trois albums importants dans la discographie du pourpre profond dont le chef-d’œuvre "Burn". "Purple Album" propose des versions plus modernes correspondant mieux aux attentes d'un public néophyte et peu habitué au son des années soixante-dix. Pour ceux qui vénèrent ces trois œuvres indispensables, c'est soit le rejet total, soit la curiosité qui l'emporte. Quoi qu’il en soit, "The Purple Album" est une parenthèse sincère dans sa démarche, étonnante dans sa réalisation et surprenante dans son résultat.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
"Forevermore" est le onzième album studio de Whitesnake. On peut remarquer l'arrivée de Michael Devin (basse) et Brian Tichy (batterie) en lieu et place de Uriah Duffy et Chris Frazier. La recette est identique au précédent "Good To Be Bad". La production puissante manque parfois d'aération et de clarté. Toute la première partie de l'album est excellente et aligne une série de titres d'une efficacité redoutable. "Steal Your Heart Away", "All Out Of Luck", "Love Will Set You Free", "Tell Me How" et "I Need You (Shine a Light)" sont imparables. Tout comme son prédécesseur "Good To Be Bad", ce nouvel album comporte trois ballades dont je retiens principalement les deux acoustiques "One Of These Days" et "Fare Thee Well" alors que je trouve quelconque la sirupeuse "Easier Said Than Done". "Love And Treat Me Right" et son refrain entêtant est tout simplement irrésistible. S’ensuit une petite baisse de régime sur "Dogs In The Street", "Whipping Boy Blues" et "My Evil Ways", trois morceaux efficaces mais pas transcendants non plus. Débute alors l’éponyme "Forevermore". La chanson symbole, une ballade épique merveilleusement arrangée, magistralement chantée par David Coverdale et transcendée par de somptueuses parties de guitares de Doug Aldrich. Un immense moment d'émotion et un sommet musical du groupe. Sincère, énergique et inspiré, "Forevermore" est une grande réussite à ajouter dans la magnifique discographie de Whitesnake d’autant plus qu’avec la chanson titre le groupe enrichit son répertoire d’un nouveau chef-d’œuvre.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Ce dixième album studio paraît onze ans après "Restless Heart". Entre temps il y avait eu l'expérience "Coverdale/Page" (1993) et l'album solo "Into the Light" (2000). Puis plus rien pendant huit ans si ce n'est deux albums live. Le groupe est complètement remodelé. Autour de David Coverdale, on retrouve Doug Aldrich et Reb Beach aux guitares, Chris Frazier (batterie), Uriah Duffy (basse) et Timothy Drury (claviers). La pochette ne triche pas sur le contenu, on a affaire ici au Whitesnake des années 80 et du mythique "1987". Avec de temps à autres quelques sonorités blues pour rappeler les racines du groupe et son passé hard-blues de 1978 à 1984. Ce qui frappe d'entrée, c'est la voix de David Coverdale, plus rocailleuse, parfois écorchée, moins mélodieuse que par le passé. Ses prouesses vocales des années 80 ont passablement abîmé sa texture vocale et cela ira en déclinant, surtout en concerts, tout au long des années qui suivront. Qu'on ne s'y méprenne pas. Il chante toujours aussi bien du moins en studio, c'est toujours aussi classe mais le constat est là et pour ceux qui, comme moi, estiment et portent très haut cet immense chanteur, ça fait mal au cœur. J'irai malheureusement de désillusions en désillusions lors des concerts du groupe que je verrai en 2013 (Hellfest), 2018 (Boston) et 2019 (Milan). Quant à ce "Good To Be Bad", autant l’avouer avec enthousiasme, il n'y a que du "Good" et très peu de "Bad". La remarquable triplette qui ouvre l’album avec "Best Years", "Can You Hear The Wind Blow" et "Call On Me" rassure sur la grande forme du groupe. "All I Want All I Need" est la première ballade de l’album. Je la trouve quelconque et lui préfère les plus réussies "Summer Rain" et "'Til The End Of Time". "Good To Be Bad" et son groove irrésistible est d’une efficacité redoutable. Efficacité que l’on retrouve sur la géniale "All For Love" qui se rapproche d’un Thin Lizzy en grande forme. Les géniales "Lay Down Your Love" et "A Fool In Love" précèdent la bombe "Got What You Need" avec son riff rapide que n’aurait pas renié les frères Young. Doté d’une production puissante, de riffs d'enfer, de mélodies imparables, de soli époustouflants, de langoureuses ballades, de titres hard-rock de haute volée joué par un groupe de killers, l’album est un quasi sans faute. Une fois accepté la nouvelle voix du patron, ce "Good To Be Bad" est un excellent aperçu de ce que vaut Whitesnake en 2008. Du tout bon à écouter sans modération aucune.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
"Restless Heart" est le neuvième album studio du groupe après un hiatus de sept ans durant lequel David Coverdale a enregistré le fantastique "Coverdale/Page" en compagnie de Jimmy Page. Après cette prestigieuse parenthèse, il décide de rallumer la flamme blues de son Whitesnake. Lui et Adrian Vandenberg écrivent la majorité des titres de ce "Restless Heart". Le groupe est complété par Brett Tuggle (claviers), Guy Pratt (basse) et Denny Carmassi (batterie). Et la bonne nouvelle est que l'album signe un retour aux sources. Adieu le Hard US de "1987" et "Slip of the Tongue". C'est une bonne chose et surtout quel immense plaisir de réentendre le timbre soul, blues et profond de David Coverdale tout au long de ces titres. Souvent mid-tempo, comportant un lot non négligeable de ballades, ce "Restless Heart" s'il n'est pas totalement réussi est tout de même beaucoup plus agréable et écoutable que "Slip Of The Tongue". La voix du maître est somptueuse et les guitares d'Adrian Vandenberg sont divines. Cela débute de la plus belle des manières avec la superbe "Don't Fade Away" suivie par la non moins excellente "All In The Name Of Love". "Restless Heart" et "You're So Fine" sont deux titres d'un hard-rock classieux qui fait un bien fou. Les ballades "Too Many Tears", "Can't Go On" et "Your Precious Love" nous font profiter pleinement du timbre chaleureux de la voix de David Coverdale. J’avoue avoir une nette préférence pour la première des trois. Retour au hard-rock bluesy avec la très réussie "Crying" qui n’aurait pas dépareillée sur le monumental "1987". En conclusion, "Take Me Back Again" et "Woman Trouble Blues" sont deux titres qui furent écrits en vue d’un éventuel second album du duo David Coverdale et Jimmy Page qui ne vit jamais le jour. Souvent oublié dans la discographie de Whitesnake, "Restless Heart" est un bel écrin pour la voix de David Coverdale et un album à réhabiliter.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Huitième album studio du groupe, "Slip Of The Tongue" a le redoutable handicap de succéder au grandiose "1987". À nouveau, c'est la valse des musiciens. John Sykes, Neil Murray et Aynsley Dunbar ayant quitté le navire suite à l'enregistrement du précédent album, David Coverdale est cette fois-ci entouré d'Adrian Vandenberg (guitares), Rudy Sarzo (basse) et Tommy Aldridge (batterie). David Coverdale et Adrian Vandenberg ont écrit tous les titres à l'exception de "Fool For Your Loving" ici dans une nouvelle version réarrangée. Malheureusement, suite à une blessure au poignet, Adrian Vandenberg ne peut pas participer à l'enregistrement. C'est Steve Vai, recruté dans le groupe, qui enregistre toutes les guitares. Vandenberg est quand même crédité sur l'album. Un album à la conception chaotique et au résultat plus que mitigé. En effet, à trop vouloir reproduire la recette miracle qui a fait la réussite et l'immense succès de son prédécesseur, ce "Slip Of The Tongue" fait pâle figure et on peut dire qu'il est un des albums les plus faibles de la discographie du groupe. La faute à une production boursoufflée et trop clinquante de la part de Mike Clink et Keith Olsen. La faute à des compositions sans âme, indignes du niveau d'excellence auquel nous avait habitué la bande à David Coverdale. "Slip Of The Tongue", "Cheap An' Nasty", "Kittens Got Claws", et "Slow Poke Music" sont bien trop excessives pour un résultat navrant. Autant les réinterprétations de "Crying In The Rain" et "Here I Go Again" sur l’album précédent avaient été de très grandes réussites même pour les adorateurs, dont je fais partie, des versions originales, autant cette triste nouvelle version de "Fool For Your Loving" fait peine à entendre pour qui, comme moi, vénère l’originale issue de l’incontournable "Ready an' Willing". Heureusement, quelques chansons redorent l’image du groupe. L'efficace "Now You're Gone" et la ballade "The Deeper The Love" sont correctes. Mais trois morceaux surnagent et sauvent du naufrage l'album. Tout d'abord la magnifique "Wings Of The Storm" et son solo époustouflant signé Steve Vai. Et les deux chefs-d’œuvre qui à eux seuls justifient l'achat du disque : "Judgment Day" et "Sailing Ships". Deux titres où David Coverdale rappelle quel immense chanteur il est. Pour promouvoir l'album, la Dream Team de Whitesnake (David Coverdale, Adrian Vandenberg, Steve Vai, Tommy Aldridge et Rudy Sarzo) part en tournée. Le 3 septembre 1990, en tête d'affiche des Monsters Of Rock à l'Hippodrome de Vincennes de Paris en compagnie d'Aerosmith, Faith No More, Poison, Quireboys et Face To Face, le Serpent Blanc envoûtait un public enthousiaste et conquis d’avance parmi lequel je figurais. À la suite de cette tournée, David Coverdale, sentant que le groupe avait perdu son identité, mettait sur pause l'aventure Whitesnake avant d'y revenir à nouveau en 1997 après l'expérience du fantastique album Coverdale/Page.
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
|
Haut de page
|
|