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La réunion de la formation d’origine d’Alice Cooper ne peut qu’interpeller tous ceux qui ont frémi à l’écoute de ses premiers albums. Ceux-ci dégageaient une musique noire et malsaine faisant douter de l’équilibre mental de ses interprètes mais cette folie, feinte ou réelle, faisait toute la force et tout le charme d’albums comme "Love it to Death" ou "Killer". Quand Alice Cooper est passé du statut de groupe à celui de chanteur avec le remarquable "Welcome to my Nightmare", la folie a cédé la place à une inspiration grand-guignolesque plus maîtrisée et commerciale. Au niveau peur, on est passé d’une nuit dans le château de Dracula à un tour de train-fantôme.
Mon attente était donc grande dans cette "revanche", aussi grande que ma crainte de n’assister qu’à un coup de marketing pour booster les ventes d’une star vieillissante. Si l’album n’a pas retrouvé la magie des premiers temps (je n’y croyais pas vraiment), il a la décence d’éviter le racolage commercial. Il plonge l’auditeur dans une douce nostalgie au son de mélodies hard rock bien balancées fleurant bon les années 70 (la meilleure décennie musicale en ce qui me concerne). Rien de neuf ni d’innovant, juste une musique qui donne envie de danser et où l’on se sent bien. À ce titre, ‘Inter Galactic Vagabond Blues’ et ‘What Happened to You’ feront perdre leur bedaine et repousser les cheveux de nombre d’entre nous qui se reverront adolescents entraîner une fille dans un rock endiablé, à une époque ou un garçon pouvait inviter une fille à danser (et même se risquer à essayer de l’embrasser) sans crainte d’être balancé sur #metoo. Nostalgie, quand tu nous tiens…
Deux titres réussissent néanmoins à retrouver un peu de la noirceur des débuts, ‘Black Mamba’ et ‘One Night Stand’, délicieusement malsains qui, s’ils n’atteignent pas les sommets de l’angoisse d’un ‘Black Juju’ ou d’un ’Halo of Flies’, s’en rapprochent toutefois, contrairement au médiocre ‘Kill The Flies’, probable clin d’œil au titre précité, qui loupe sa cible.
"The Revenge of Alice Cooper" ne ressuscite pas l’âme du groupe des années 70, c’eût été étonnant, mais égrène rocks et hard rocks sans temps mort et ennui, et c’est plus que suffisant pour y trouver du plaisir.
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Cela fait des décennies que le hard rock d'Alice Cooper n'a plus rien d'irrévérencieux et ne risque guère d'effaroucher les honnêtes gens. Cela fait aussi des décennies qu'Alice Cooper reste accrocher à une formule qu'il reproduit inlassablement à chaque album. "Detroit Stories" ne déroge pas à la règle et l'auditeur qui connaît le chanteur américain sait déjà à quoi s'attendre avant même d'avoir entendu la première note. Finalement, d'un album à l'autre, les seules différences tiennent à la qualité des mélodies et à l'implication d'Alice Cooper.
"Paranormal", son précédent album, m'avait laissé de marbre. Inspiration en berne, interprétation en pilotage automatique, l'album était d'une platitude navrante. "Detroit Stories", lui, fait partie des bonnes surprises. Même s'ils ne sont guère originaux, les titres sont plutôt pêchus et nous avons un Alice Cooper des grands jours semblant s'appliquer et s'impliquer dans son nouveau bébé. Certes, l'album étant long (trop long), le pilotage automatique repointe son nez ici et là mais globalement, l'écoute de cet album permet de passer un agréable moment.
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Gageons que si cet album n'était pas estampillé Alice Cooper, il serait sorti dans l'indifférence générale et aurait été oublié à peine passé sur nos platines. Du hard rock basique, sans trait de génie et sans hargne. Alice Cooper se laisse vivre sur sa légende. Dispensable.
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Pas d'accord avec la chronique. Cet album propulse certes Alice Cooper vers des horizons populaires et commerciaux (No More Mister Nice Guy, ou encore Generation Landslinde), mais Vincent Furnier ne s'est pas pour autant assagi. Hello Hurray qui est du Queen avant l'heure contient dans son chant possédé quelques étincelles de tension, que l'on retrouvera dans le glauque et non lourdaud Sick Things ou encore l'incroyable titre éponyme qui se joue de miroirs vocaux inversés entre Alice Cooper et Donovan en personne! Un album essentiel et une bonne porte d'entrée dans l'univers déjanté, cruel et glauque de la Coop!
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Alice Cooper'80 est au fond du trou, et accouche dans la souffrance inconsciente (voilée par les vapeurs de gin et de poudre blanche sur fond vert) d'un Flush the fashion qui a pour une fois mis d'accord ses fans et ses détracteurs. Pourtant, il serait faux de considérer cet album sans observer avec plus d'attention les progressions discographiques de Vincent Furnier. Tout comme Gentle Giant (hein Gentle Giant dans une chronique d'Alice Cooper), ce dernier subissait des pressions de sa maison de disque et avait besoin d'un hit à tout prix pour passer en radio, et survivre. Alors, il s'adapte à son temps, empruntant à gauche et à droite, quelques chansons par-ici, beaucoup de synthés par là. Cet album nous offre un bon aperçu de la nature schizophrénique du shock horror master entre le rock agressif (Talk talk, Grim facts, Talk talk) et délires éthyliques (Leather boots, Aspirin Damage). Contre toute attente, Clones se placera dans le Top 40. Un album à réevaluer comme le chemin de Damas d'un artiste avant le chef d'oeuvre DaDa.
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Un très bel album, avec la voix insidieuse d'Alice Cooper, malsaine à souhait pour illustrer les thèmes sulfureux des chansons, mais aussi des titres soit directs et très efficaces (Under My Wheels, Be My Lover), soit beaucoup plus travaillés mais tout aussi efficaces (Halo Of Flies, Dead Babies, Killer). La relance spasmodique à la guitare de "Halo Of Flies" vaut à elle seule l'achat de l'album. Un grand disque de rock bien glauque.
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