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Déjà, précisons d’entrée de jeu ce que ce disque n’est pas. Ce n’est pas un pur disque de Thrash. Pas totalement. Mais les aficionados du rouquin revêche ont l’habitude. Cela fait belle lurette que MEGADETH infuse souvent de larges touches de Heavy Metal dans sa musique, lorsqu'il n'oublie pas totalement ses racines de la Bay Area. Sur ce "Medageth", on trouvera quelques missiles estampillés Thrash qui pourront rassasier les vieux fans : « Tipping Point », « Let There Be Shred », « Made To Kill » et le final ébouriffant de « Obey The Call ». Les autres morceaux lorgnent donc plus vers du Heavy classique, voire du Metal Mélodique avec une mention spéciale à « I Don’t Care » qui lorgne furieusement du côté du Punk. Là encore, ce n’est pas une surprise ; Dave Mustaine aime le punk et il l’a montré dès 1988 avec la reprise des Sex Pistoles « Anarchy In The U.K » sur l’album « So Far, So Good, So What ! ». En réalité, ce disque condense les principaux axes musicaux développés par MEGADETH depuis ses débuts, hormis évidemment le très discutable « Risk ». MEGADETH revisite donc son histoire.
Voilà donc une autre chose que cet album n’est pas : ce n’est en aucun cas une révolution musicale. Pas d’innovation non plus à se mettre sous la dent. Pire même : certains morceaux rappellent d’anciens morceaux du groupe et certains pourront trouver cela redondant.
Pour autant, MEGADETH n’a pas raté sa sortie. Déjà, la production est excellente. J’ai lu des critiques négatives sur cette dernière mais je ne les comprends pas. Peut-être peut-on critiquer des basses un poil trop en retrait sur certains morceaux. Les titres sont dans l’ensemble de très bonne tenue. Certains sont même excellents. Cela riffe et cela balance des solos virevoltants comme à l’accoutumée. Mais surtout le père Dave et ses acolytes ont particulièrement soigné les mélodies. Car toutes les chansons se retiennent facilement, toutes ont des refrains ou des riffs qui rentrent facilement dans la tête, même les morceaux les plus Thrash (« Let There Be Shred »). Enfin, l’ensemble est cohérent et la transition entre les différents morceaux aux styles différents passe comme une lettre à la poste. Mais, même s'il y a d'excellents titres, on est quand même en dessous des joyeux intemporels du groupe. Et puis, disons-le tout net, certaines parties de l'album rappellent des anciens morceaux. A quelques endroits, on n'est quand même pas très loin de la repompe. Cela pourrait déplaire.
Il y a quelques baisses de régime, quelques morceaux plus moyens sans être des purges intégrales. Je trouve « Another Bad Day » sympa mais sans plus et en dessous des autres pistes. Disons que le refrain est un poil trop simpliste et répétitif et le morceau aurait mérité de changer de rythme et de structure sur la fin pour relancer l’intérêt. Dans les critiques, je n’apprécie pas plus que cela la première moitié de « Obey The Call » mais, heureusement, sur ce morceau, cela va décoller méchamment sur la fin. Et c’est méchamment bon.
At last but not least, il y a cette reprise de « Ride The Lightning » placée en fin d’album qui me laisse perplexe. OK, c’est censé être un bonus track, pourtant présent sur la plupart des versions. Le problème est que cette reprise vient après « The Last Note » placé judicieusement pour terminer l’album en beauté et ne manquera pas d’émouvoir les fans. De plus, cette reprise est très proche de l’originale. Incontestablement, elle a sa place sur l’album, puisqu’elle permet à MEGADETH de boucler la boucle en faisant référence aux débuts du Trash Metal et du court passage de Mustaine dans METALLICA. Cependant, je l’aurais placé comme un morceau normal avant « The Last Note » dans la track-list et j’aurais aussi tenté de proposer une version vraiment différente de l’original. Mais bon, ce n’est pas grave, je n’écoute plus ce bonus track qui n’apporte pas grand-chose au final lorsqu'on l'a écouté une fois ou deux.
Alors, même si le skeud a quelques moments plus faiblards sans être des ratages complets, même si le groupe ne réinvente pas la roue, même si on est quand même en dessous des chefs d’œuvre pondus par le Sir Mustaine, ce dernier "Megadeth" est quand même sacrément solide et particulièrement appréciable.
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Grosse déception avec cet album.
Les morceaux sont inutilement longs et on a perdu le génie des riffs de Hetfield. Aucun morceau ne se dégage des autres. On appuie désespérément sur le bouton pour écouter la plage suivante espérant tomber sur une pépite... Ça ne sera jamais le cas malheureusement.
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Cet album est pour moi le meilleur de Metallica. Un savant mélange de kill em all et master of puppets. La violence et fougue du début mêlée à la puissance et précision du 3e. Et surtout quel équilibre dans les morceaux, on est directement boulversé par fight fire with fire, arruve ride the lightning avant d'enchainer sur for whom the bell tolls, plus lent, mais plus puissant. Pour moi le meilleur morceau de Metallica, meilleur même que master of puppets. Puis on ralentit avant de repartir avec fade to black, leur première balade, et la meilleure. On repart directement avec trapped under ice et son solo dévastateur. Ensuite viens escape, rien d'incroyable mais cela fait une pause bien méritée avant Creeping death, morceau fantastique, surement le meilleur en live! et la conclusion avec call of ktulu, calme, sans voix mais toujours intense. Quel album!
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Excellent album de Voivod capable, après tant d'années, de bousculer les carcans avec son metal hybride original. Furieusement thrash, délicieusement progressif, intelligemment fouillé ce "The Wake" est un des meilleurs albums du groupe. A ne pas surtout pas manquer.
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D'entrée, ANNIHILATOR avait frappé fort en 1989 avec son premier album, "Alice in Hell". Ce premier essai est d'ailleurs devenu LE classique du groupe. Moi, j'ai une toute petite préférence pour ce deuxième album, sorti un an plus tard. La grosse différence par rapport à "Alice in Hell" nous vient du chant. En effet, Randy Rampage a mis les voiles et c'est Coburn Pharr qui le remplace... pour cet album uniquement. En fait, ANNIHILATOR, on va vite s'en apercevoir, c'est le projet de Jeff Waters, le guitariste canadien virtuose. Coburn Pharr apporte un peu plus de mélodie dans ses parties vocales (c'est quand même pas Mickael Kiske non plus, n'allons pas jusque là !), alors que Randy Rampage était dans un registre assez proche du vocaliste d'OVERKILL. Mais les compositions sont sévèrement burnées, et toujours aussi techniques, complexes, précises et effilées comme une lame de rasoir ! Il suffit pour s'en convaincre d'écouter les monumentales "Phantasmagoria", "Sixes and Sevens", "Imperiled Eyes", ou autres "Never, Neverland" (la suite logique de "Alison Hell"). De plus la production est sans faille, l'impact sonique des guitares est redoutable et immédiatement identifiable ! Seul le morceau "Stonewall" est, un léger cran en dessous des autres compos. Mais bref, voici un monument indispensable (tout comme "Alice in Hell") de Speed Thrash technique, à ranger auprès des "Reign in Blood", "Rust in Peace" ou "Master of Puppets" !
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Cet album sorti en 1990 est un tournant important dans la carrière de MEGADETH, puisque nous assistons à l’arrivée de Marty Friedman à la guitare et de Nick Menza à la batterie. Ce line-up va être stable pendant toutes les 90’s et permettre à MEGADETH de gagner en cohésion et en reconnaissance, ce qui culminera en 1994 avec l’album « Youthanasia », album, typique de Heavy, manquant certes de hargne, mais comportant de très bonnes chansons et une production remarquable.
Pour en revenir à ce « Rust in Peace », le première chose qui frappe, c’est l’efficacité des passages instrumentaux qui ne font vraiment pas dans la dentelle. Quel déluge de guitare rythmique ! Le début du premier morceau (« Holy Wars... the Punishment Due ») est un modèle du genre. Ensuite, l’arrivée de Marty Friedman à la guitare lead dynamite, avec ses soli de cinglé, les rythmiques déjà efficaces présentes sur les albums précédents de MEGADETH. La fin de « Hangar 18 » est en tous points remarquable et quand on l’écoute, on se demande bien quand ils vont s’arrêter ! Enfin, la production de l’album est bien moins crue que celle des trois galettes précédentes et pour cela on peut remercier Max Norman (qui sera reconduit pour « Countdown to Extinction » et « Youthanasia ») et Mike Clink (producteur aussi de GUNS N’ ROSES).
Sur cet album, on retrouve trois grands classiques de MEGADETH :
- « Holy Wars... the Punishment Due », qui ouvre les hostilités de fort belle manière, avec une longue intro syncopée et une fin tonitruante.
- « Hangar 18 », avec sa terrible fin qui n’en finit pas. A noter qu’en 2001, Dave Mustaine a donné une suite à ce morceau sur « The World Needs a Hero », intitulé tout simplement « Return to the Hangar ».
- « Tornado of Souls », et son refrain entêtant, sur un rythme assez rapide, soutenu par la voix de Dave Mustaine, que j’adore... même si beaucoup l’accusent de chanter « comme un canard ».
Mais, il ne faut pas oublier les autres chansons. Avec « Take no Prisoners », nous sommes en plein dans le gros Thrash qui tache, le tout avec des paroles qui ne font pas dans la finesse. « Five Magics » et son intro inquiétante à la basse (très présente en règle générale sur l’ensemble du disque) qui se poursuit dans un déluge de décibels est également culte. « Poison was the Cure » est certainement le morceau le plus « classique », assez court sur un rythme très rapide, pas très original mais efficace. « Lucretia » est assez proche de « Tornado of Souls » avec son refrain accrocheur. « Rust in Peace... Polaris », qui conclue l’album, est du MEGADETH typique, avec une fin tonitruante assassine. Au rayon des curiosités, nous pouvons noter le court « Dawn Patrol », qui se veut inquiétant avec simplement un rythme lancinant basse/batterie et une voix posée, presque parlée.
Bref, tout cela pour dire que cet album est une pierre angulaire du Speed/Thrash américain. 27 ans après sa sortie, l’écouter est toujours un plaisir non dissimulé. On a souvent accusé MEGADETH de copier METALLICA. A l’écoute de cet album, même si on peut noter quelques similitudes, elles sont loin d’être flagrantes et MEGADETH développait très largement son propre style et sa propre identité. Je me souviendrai toujours le sentiment que j’avais eu lors de ma première écoute de « Rust in Peace » : un sentiment d’admiration et le fait de ne pas en croire mes oreilles devant cette tornade de riffs. MEGADETH a marqué à jamais toute une génération de Metalleux, votre serviteur en fait partie. Merci Dave Mustaine. Population loves MEGADETH !
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