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Album SUPERTRAMP INDELIBLY STAMPED SUPERTRAMP
INDELIBLY STAMPED (1971)
A&M
ROCK
1/5
LONEWOLF1300
03/04/2026
 
398
0 0
Fan de Supertramp dès très jeune, je découvre en premier "Crime..." ce qui bien évidemment place la barre très haut. Néanmoins, ce n'est pas par comparaison avec celui-ci que "Indelibly...." m'a choqué, mais après l'écoute de leur tout premier album éponyme, un petit bijou délicat et finement ciselé, dont la valeur est inversement proportionnelle au succès qu'il a rencontré. Sortir de "Supertramp" pour écouter "Indelibly Stamped" vous fait subir un contraste qui est absolument insoutenable.

Une pochette d'un gout catastrophique (même les seins sont moches !), un contenu dispersé et peu attirant d'une qualité affligeante, un son de piano digne des années 1870 et des titres volant au ras des pâquerettes pour cowboys désoeuvrés au fin fond des boonies. Je considère cet album comme le pire de toute leur discothèque. J'estime même qu'il est totalement dispensable, à trois titres près. Il n'a aucune identité, aucun style identifiable. "Poppa..." ou "Rosie..." sont à la limite du repoussant, on se demande ce que "Potter" et "Coming Home..." viennent faire là, "Remember" et "Friend..." n'ont aucun intérêt, "Forever" est une balade heurtée et pénible. Cet album reste dans "l'enfer" de ma discothèque, il ne voit pas le jour, je ne l'écoute quasiment jamais et je n'en éprouve aucun manque.

Quelques titres peuvent néanmoins mériter un peu d'attention, comme "Time..." qui est un bon précurseur de l'album "Crime of the Century", "Travelled" et surtout "Aries", une perle prog-rock très bien travaillée qui surnage sur le cloaque et dont le style deviendra plus tard une forme de signature du groupe, à l'instar de "Fool's Overture" et de "Child of Vision", ou bien auparavant "Surely".

Album QUEEN INNUENDO QUEEN
INNUENDO (1991)
EMI
ROCK
5/5
RISING13
18/03/2026
 
507
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Qu’il est difficile encore aujourd’hui de chroniquer ce quatorzième album studio de Queen. "Innuendo" est le dernier album sorti du vivant de Freddie Mercury. Neuf mois après la sortie du disque, le décès du chanteur sera une véritable onde de choc qui dépassera de loin le simple cadre musical et artistique. Il y a d’abord cette illustration qui en ce qui me concerne compose la plus belle pochette d’album du groupe. Puis il y a la musique et là, on touche au sublime. L’album "Innuendo" rejoint sur la haute marche du podium le mythique "A Night At The Opera". Pour moi, "Innuendo" est le meilleur album du groupe, le plus abouti, celui qui réunit le meilleur des deux mondes à savoir le Queen fougueux, grandiloquent, progressif, hard des années soixante-dix et le Queen expérimental, concis, pop, funky, fournisseur de hits mémorables des années quatre-vingt. Pour résumer au mieux ces décennies de la Reine, deux mots d’ordre : éclectiques et inclassables. C’est ce que nous propose Queen avec ces douze nouveaux joyaux incrustés sur compact disc, vinyle ou cassette selon votre choix de support. La production somptueuse met admirablement en valeur le remarquable travail d’écriture et l’inspiration sans limite du groupe. Aucune baisse de régime à constater tout au long de cet album à la fois crépusculaire, enjoué, émouvant, épique et tragique. De la grandiose "Innuendo" qui ouvre l’album en passant par la torturée "I’m Going Slightly Mad", les énergiques "Headlong" et "Ride The Wild Wind", les magnifiques "Don’t Try So Hard" et "These Are The Days Of Our Lives" puis les merveilleuses "I Can’t Live With You" et "All God's People", la fantaisiste "Delilah", la puissante "The Hitman", la délicate "Bijou" jusqu’à la somptueuse et bouleversante "The Show Must Go On", tout n’est que beauté dans l’univers musical de Freddie Mercury, Brian May, John Deacon et Roger Taylor. Avec cet exceptionnel "Innuendo", chef-d’œuvre artistique à l’aura prémonitoire, Queen dit adieu au public et à ses fans. Un chant du cygne poignant et flamboyant.

Album QUEEN THE MIRACLE QUEEN
THE MIRACLE (1989)
EMI
ROCK
5/5
RISING13
14/03/2026
 
507
0 0
Trois ans après avoir exaucé neuf vœux pour un résultat phénoménalement magique, Queen de nouveau revigoré nous revient pour un treizième album studio. Ici, finis les tours de passe-passe, fini la poudre de perlimpinpin, au placard bien au fond d’un tiroir la baguette magique, Queen ne jure plus que par le divin et plus précisément croit au miracle. Vous me direz, chacun a le droit de croire en ce qu’il veut. Quand j’écris que Queen est certainement le plus grand groupe de l’histoire du rock, j’y crois donc ils le sont. Qui a dit tout bas que je suis de mauvaise foi, j’ai entendu. Oui bien sûr, il y a AC/DC, Led Zeppelin, The Rolling Stones, The Beatles, Iron Maiden, Deep Purple, Black Sabbath, Marillion, Pink Floyd et tant d’autres, mais il y a d’abord Freddie Mercury + Brian May + John Deacon + Roger Taylor = Queen. J’y crois donc j’ai raison. Point barre. Alors cette nouvelle offrande de la Reine, que vaut-elle ? "Party" et "Khashoggi’s Ship" ouvrent en fanfare et dans la bonne humeur l’album. On sent d’entrée que le groupe a envie de s’amuser et de se lâcher. Très bonne entame suivie par "The Miracle" qui porte bien son titre tant cette composition complexe et grandiloquente se révèle être un des grands moments du disque. Puis voici que déboule le premier morceau de bravoure de l’album qu’est le grandiose et vindicatif "I Want It All". Grand tube de l'album, "I Want It All" avec ses chœurs énormes, son riff puissant, ses merveilleux couplets, son refrain scandé et sa partie solo s’impose d’entrée comme un immense classique du groupe. S’enchaînent ensuite les géniales et énergiques "The Invisible Man" et "Breakthru". La première avec sa ligne de basse funky, ses bruitages bizarroïdes et son solo de guitare époustouflant est addictive. La seconde avec son tempo très rock, ses couplets et refrains mélodieux est irrésistible. La chaloupée "Rain Must Fall" avec ses percussions latinos dégage une énergie positive. La lascive "My Baby Does Me" impressionne par la performance exceptionnelle de Freddie Mercury. Entre les deux, une autre merveille de l’album, la rageuse "Scandal" avec son superbe riff martial et mélodique. Là aussi, Freddie Mercury impressionne dans l’expression d’une souffrance contenue qui ne demande qu’à être extériorisée. L’album se clôt avec le deuxième morceau de bravoure après "I Want It All". "Was It All Worth It" est une gemme ambitieuse et luxuriante qui renoue avec les grandes pièces musicales du passé du groupe. Tout y est, un riff de guitare phénoménal, un couplet somptueux, un refrain majestueux, des chœurs grandioses, des arrangements audacieux et complexes. Ou comment finir un album en beauté. "The Miracle" a bien eu lieu. Cet album est un nouveau bijou à incruster sur la couronne de Queen. Quand je vous disais qu’il faut croire en Queen et qui plus est en leur capacité de réaliser un miracle…

Album QUEEN A KIND OF MAGIC QUEEN
A KIND OF MAGIC (1986)
EMI
ROCK
5/5
RISING13
12/03/2026
 
507
0 0
Plus qu’un simple album, "A Kind Of Magic", douzième album studio du groupe sorti en 1986, est une lampe magique miraculeuse. Neuf souhaits qui ne demandent qu’à être exaucés et qui pour le plus grand des bonheurs se réalisent sous nos yeux ébahis et nos oreilles ravies. Album conçu au départ comme étant la bande originale du film "Highlander",
"A Kind Of Magic" peut être aussi vu comme un Best Of du savoir-faire de Queen. La formule magique en neuf chapitres de l’éclectisme musical du groupe. Du hard-rock racé savamment interprété avec les très efficaces "One Vision" et "Princes Of The Universe" avec ses chœurs grandiloquents. Du hard-rock tendance heavy avec le métallique "Gimme The Prize". De la pop bien chaloupée avec la formidable "A Kind Of Magic" et sa ligne de basse irrésistible. "Pain Is So Close To Pleasure" sonne très soul music et n’aurait pas dépareillé sur l’album "Hot Space". Queen nous rappelle aussi qu'il sait écrire de merveilleuses ballades comme en témoigne la sublime "One Year Of Love". Autre superbe ballade beaucoup plus orchestrale, la majestueuse et poignante "Who Wants To Live Forever" joyau absolu du groupe chanté par Brian May puis Freddie Mercury dont la performance bouleversante me tire les larmes à chaque écoute. "Friends Will Be Friends" endosse le rôle de l’hymne fédérateur et s’en sort avec les honneurs. Quant à l’hypnotique et fascinante "Don't Lose Your Head", elle revêt des atours électro new-wave auxquels vient se greffer un formidable solo final de Brian May ainsi que les chœurs de Joan Armatrading. Un Brian May impérial tout au long de l’album. Ce dernier contient certains de ses solos les plus mémorables. "A Kind Of Magic" est un album magistral qui ne connait aucune baisse de régime. Merveilleusement produit, il démontre l’indéniable talent d’un groupe protéen et prolifique, sûr de lui, au top de sa forme et au sommet de sa créativité. Beau patchwork musical comme seul Queen peut en produire, "A Kind Of Magic" est une réussite artistique, une œuvre majeure dans la très riche discographie de Queen. Et ils n’avaient pas encore fini de nous émerveiller…

Album ARCHIVE LIGHTS ARCHIVE
LIGHTS (2006)
WARNER
ROCK
2/5
SUPERCLOCHARDU84
06/03/2026
 
40
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Lights, c'est You All Look the Same to Me en plus électro ; il a les mêmes qualités et les mêmes défauts, en plus accentués pour ceux-ci. Lights est le morceau phare (sans mauvais jeu de mots) de l'album, mais un certain Again était passé par là quelques années plus tôt et Light na pas l'impact ni l'originalité que pouvait avoir Again. Je trouve l'intro un poil trop longue aussi. Les autres pistes souffrent aussi de l'importance accordée au titre éponyme, et sont tous oubliables. Quelques pistes sortent néanmoins du lot : System, Fold, I Will Fade et Headlights sont appréciables. Le reste fait un peu brouillon. Demeure Taste of Blood, un titre qui avait un énorme potentiel mais dont la fin abrupte m'a achevé... tant pis, Archive ne pourra que faire mieux par la suite !
Album ARCHIVE YOU ALL LOOK THE SAME TO ME ARCHIVE
YOU ALL LOOK THE SAME TO ME (2002)
EASTWEST
ROCK
3/5
SUPERCLOCHARDU84
04/03/2026
 
40
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Il y a quelque jour sortait Glass Minds, le quatorzième album du collectif. Entre temps je me suis replongé dans You All Look the Same to Me, pour lequel je n'ai pas eu de coup de cœur (et n'en ai toujours pas). J'ai toujours préféré Archive pour son coté atmosphérique, entre trip hop et rock progressif, mais force est de constater que ce troisième album est un pilier, au coté de Londinium et Controlling Crowds, qui amorcera tout la facette rock d'Archive. Concernant le premier titre, Again, tout a été dit : chef d'œuvre du groupe, du rock progressif, de l'année, de la décennie, etc. Et c'est vrai, du coup les autres titres pâtissent de cette introduction. Numb et Meon fonctionnent comme un miroir de Again, avec une progression vers un style plus agressif qui redescend sur quelque chose de plus doux et agréable. Sympathique mais moins marquant que le premier titre. S'en suit un Goodbye lui aussi sympathique mais assez oubliable. Now And Then et Seamless ne sont là que pour amorcer Finding It So Hard, autre titre phare de l'album, que je n'apprécie que moyennement et que je trouve, en outre, assez répétitif. Pour certains il peut causer un mal de tête, j'en fait parti ! Je lui aurais préféré Junkie Shuffle, de l'édition spéciale, mais bon... Fool, qui lui succède, est très agréable à l'écoute, probablement ma piste préférée avec ses passages à l'harmonica. Hate et Need terminent l'album, mais sont, comme Goodbye, assez anecdotique. Un album inégal donc, mais fondateur du son d'Archive jusqu'à Controlling Crowds.
J'ai hésité entre un 4/5 consensuel et un 2/5 personnel (et un brin méchant, mais c'est à cause de Finding It So Hard), du coup ce sera un 3/5.

 
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