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Quatrième album studio du groupe, "Come An' Get It" confirme la réussite du précédent "Ready an' Willing". Toujours produit par Martin Birch, l'album regorge de titres fantastiques et contient son lot de grands classiques du groupe. Tout au long de l’album, la performance de David Coverdale est en tous points remarquable. Le reste du groupe est lui aussi dans une forme resplendissante. Jon Lord (claviers), Ian Paice (batterie), Neil Murray (basse) et la paire de guitaristes composée du regretté Bernie Marsden et de Micky Moody permettent à David Coverdale de poser sa voix en or sur un écrin de velours. L’album débute avec la dynamique "Come An' Get It" et s’enflamme avec la fiévreuse "Hot Stuff". Faisant partie des meilleures compositions de Whitesnake, la superbe "Don't Break My Heart Again" et son solo beau à pleurer précède la sublime "Lonely Days, Lonely Nights". Retour au rock'n'roll efficace avec la bien nommée "Wine, Women an' Song". L’envoûtante "Child Of Babylon" qui ouvrait la face B du 33 tours à l’époque est suivie par l’ensorcelante "Would I Lie To You". Moins marquantes, "Girl" et "Hit An' Run" font le job honnêtement. L'émouvante et géniale "'Till The Day I Die" est l’idéale conclusion de ce "Come An' Get It" qui après l’incontournable "Ready an' Willing" s’impose lui aussi comme un must absolu et un indispensable dans la discographie de Whitesnake.
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Après trois excellents albums studio, Whitesnake enregistre son premier album live. Il est double et contient deux concerts enregistrés, l'un en 1980 et l'autre en 1978, au célèbre Hammersmith Odeon de Londres. "Live... in the Heart of the City" est un album live d'anthologie qui voit Whitesnake briller de mille éclats, là où le Serpent Blanc prend toute son ampleur, la scène. Toutes les versions proposées ici sont intenses, magnifiées et transcendées par le septième homme du groupe : le public. On a affaire ici à du vrai live, ça vibre, ça remue, ça chante et ça participe entièrement à la très grande réussite de ce mythique "Live... in the Heart of the City". Le groupe est en ébullition et David Coverdale est magistral comme en témoignent les somptueuses versions de "Walking In The Shadow Of The Blues", "Fool For Your Loving", "Ain't Gonna Cry No More", "Ain't No Love In The Heart Of The City" et "Mistreated". Inutile d'en dire plus long, "Live... in the Heart of the City" est un album live essentiel et indispensable à tout amateur de rock qui se respecte.
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Vingt-troisième album studio du groupe, "= I" est le premier de la formation Deep Purple Mark IX depuis l'arrivée en 2022 du guitariste Simon McBride en remplacement du génial Steve Morse. Après vingt-cinq ans et huit albums studio dont six réussites majeures qui ont fait évoluer l’institution britannique vers des sonorités plus progressives avec des prises de risque totalement assumées ayant chagriné les plus ronchons (c'était mieux avant) et ébloui les plus réceptifs à la nouveauté (dont je fais partie), le talentueux et souriant guitariste a définitivement tourné la page de sa riche et passionnante histoire au sein de Deep Purple. Un chose est sûr quant à son héritage. Sa présence, sa personnalité et son apport musical incontestable auront permis aux membres du groupe de se régénérer et auront été un atout non négligeable dans le renouvellement voire le rajeunissement du public lors des nombreux concerts que le groupe a donné sous les formations Mark VII et Mark VIII. L’arrivée du jeune Simon McBride, âgé seulement de quarante-cinq ans, permet à nos fringants septuagénaires de renouer avec leur glorieux passé. Non, "= I" n’est pas un album passéiste mais la sublime production, une fois encore effectuée par le génial Bob Ezrin, ainsi que le jeu du nouveau six cordistes permettent au groupe de se réconcilier avec une musique plus directe et beaucoup plus rock que sur les précédents albums. Certes le propos est moins progressif mais le groove unique de la section rythmique Ian Paice et Roger Glover associée à la faculté des musiciens à écrire des titres incendiaires font des merveilles. En témoignent les énergiques "Show Me", "A Bit On The Side", "Sharp Shooter", "Old-Fangled Thing" et "Now You’re Talkin'" prouvant que nos papys du rock ont encore la niaque. "Portable Door" est un joyau qui avec le temps pourrait bien devenir un nouveau classique du groupe. "If I Were You" et "I’ll Catch You" sont deux émouvantes ballades teintées de blues où le jeu tout en finesse de Simon McBride est mis en valeur. Les moyennes "I'm Saying Nothing" et "No Money To Burn" n’affectent en rien l’album comme en attestent les beaucoup plus inspirées "Pictures Of You" et "Lazy Sod". Le groupe en grande forme clôt l’album en apothéose avec l’ambitieuse "Bleeding Obvious" qui peut être perçue comme un clin d’œil à son récent passé discographique. Tout au long de ces treize nouvelles pistes que compte ce jubilatoire "= I", on ne s'ennuie pas un seul instant et la joie évidente de jouer de Ian Gillan, Ian Paice, Roger Glover, Don Airey et Simon McBride fait plaisir à entendre. On se dit que l'avenir de cette belle institution du rock s'annonce radieux.
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Voici donc le vingt-et-unième album studio de Deep Purple et histoire de ne ménager aucun suspense, j’annonce d’entrée que derrière ce curieux titre d’opus qu’est "Whoosh!" se cache une œuvre majeure composée de treize chansons toutes assez courtes dont deux seulement dépassent les cinq minutes. Pour la troisième fois consécutive, le sorcier Bob Ezrin réalise un travail d’orfèvre et dispense une production somptueuse. Quel plaisir de pouvoir écouter un album qui sonne aussi bien que ce "Whoosh!". Au programme, du hard-rock, du progressif, du rock, des mélodies irrésistibles, des innovations sonores et une interprétation exemplaire. Depuis leur première association avec Bob Ezrin sur le majestueux "Now What ?!", Ian Gillan (74 ans), Roger Glover (74 ans), Ian Paice (72 ans), Don Airey (72 ans) et Steve Morse (66 ans) ont découvert la source de la fontaine de jouvence musicale. Ce somptueux "Whoosh!" est la preuve éclatante qu'en musique on peut rester éternellement jeune et créatif si on le veut, si on s'en donne la peine et les moyens. Et les musiciens de Deep Purple, aidés en cela par leur producteur, ont à nouveau mis tout en œuvre pour s’éclater en studio et composer ces treize nouvelles pépites. L’énergie que dégage les efficaces "Throw My Bones", "Drop the Weapon" et "We're All the Same in the Dark" est imparable. L’addictive mélodie de "Nothing at All" est aussi éclatante qu’un rayon de soleil. Elle aurait très bien pu figurer dans l’un des trois supers albums du génial groupe Flying Colors dans lequel exerce un certain Steve Morse. Ça groove, ça rock à l’ancienne mais c’est tellement jouissif avec les contagieuses "No Need to Shout" et "What The What". Ah ce piano, j’en redemande encore et encore tout comme au bon vieux temps du grand Whitesnake avec Ian Paice et Jon Lord en son sein. L’étrange "Step By Step" surprend de prime abord mais au final s’impose comme une des grandes réussites de l’album tout comme le sont les titres progressifs "The Long Way Round", "The Power of the Moon" et "Man Alive" remarquablement introduit par le virtuose instrumental "Remission Possible". Il est à nouveau question d’un instrumental et pas n’importe lequel avec l’avant dernière plage de l’album. En 1968, "Shades of Deep Purple", premier album du groupe, commençait avec le génial "And the Adress" dont on retrouve ici un hommage de très belle facture. Si d'aventure, "Whoosh!" venait à être le dernier album de son immense carrière, Deep Purple pourrait en être fier tant ce disque magistral est tout à fait digne de clôturer une discographie classieuse.
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"Infinite" qui succède au majestueux "Now What ?!" est le vingtième album de Deep Purple. La production, de nouveau assurée par le légendaire Bob Ezrin, est un modèle de précision, de clarté, d'ampleur et de modernité. Le groupe sonne divinement et le résultat se montre à la hauteur des espérances suite au succès critique et public de "Now What ?!". L'inspiration est au rendez-vous. Le groupe continue d'innover, de jouer avec les codes, de laisser respirer l'espace musical grâce à des compositions inspirées, soignées, diversifiées, aérées prenant le temps de se développer et de s'installer durablement pour le grand plaisir de votre humble serviteur. L’intrigante et originale "Time For Bedlam" ouvre l’album avec énergie. "Hip Boots" confirme l’excellente entame de l’opus avant la géniale, groovy et virtuose "All I Got Is You". L’efficace "One Night In Vegas" est un rock énergique typique du groupe à laquelle succède l’écrasante "Get Me Out Of Here" et son puissant riff au soufre sabbathien. La première belle incursion en terre progressive s’effectue avec la superbe "The Surprising" où le duo Don Airey et Steve Morse effectue des prouesses, magistralement soutenu qu’il est par le remarquable tandem formé de Roger Glover et Ian Paice. L’irrésistible "Johnny's Band" et son groove funky rock sémillant et la surprenante "On Top of The World" prouvent que Ian Gillan, Steve Morse, Don Airey, Roger Glover et Ian Paice ont toujours autant d’enthousiasme à jouer ensemble. Le second séjour en contrée progressive se matérialise avec la majestueuse "Birds Of Prey" qui s’impose comme une composition majeure du groupe à laquelle un Steve Morse en état de grâce dispense une coda exceptionnelle avec un solo divin et stratosphérique. En quittant le studio, les musiciens prennent le temps de vérifier s’ils ont bien refermé toutes les portes en nous gratifiant d’un sympathique "Roadhouse Blues" transformé en boogie rock plaisant. Avec "Infinite", la combinaison gagnante Deep Purple plus Bob Ezrin double la mise et réalise à nouveau un album magistral. Un indispensable de plus dans la riche discographie pourpre.
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Suite à l'échec immérité du superbe "Slaves and Masters", le management du groupe souhaite fêter le vingt-cinquième anniversaire de la formation en mettant la pression afin que Ian Gillan revienne. Joe Lynn Turner qui avait commencé à écrire des chansons en compagnie des autres musiciens est gentiment remercié au grand désarroi d’un Ritchie Blackmore dont la revanche sera sans pitié pour Ian Gillan, le groupe et le management. Quatorzième album studio du groupe, "The Battle Rages On" voit donc le retour inespéré, pour celles et ceux qui ne jurent que par la formation du Mark II, de Ian Gillan derrière le micro. En lieu et place de la bataille annoncée sur la magnifique pochette du disque, "The Battle Rages On" est à mes oreilles un album miné par l’ambiance délétère qui règne au sein du groupe. Bien loin des productions classieuses voire policées des trois précédents albums enregistrés que sont "Perfect Strangers", "The House Of Blue Light" et "Slaves and Masters", le son de ce disque est puissant, sec et résolument rock. Mais tout rock qu’elle soit, la production est desservie par des compositions peu inspirées pour ne pas dire routinières. L’album est sauvé de l'ennui par la présence de trois titres somptueux et dignes du pourpre profond : "The battle Rages On", "Anya" et "Solitaire". On peut ajouter à cette triplette majestueuse, l’efficace "Time To Kill" qui peut rappeler l'excellente "Call Of The Wild" sur "The House Of Blue Light" et l’énergique "A Twist In The Tale" qui dépote grave à l'instar de la fantastique "Dead or Alive" toujours issue de "The House Of Blue Light". Le boogie rock "Ramschakle Man" fait son effet mais dans le style Deep Purple a fait beaucoup mieux par le passé. Le reste est une suite de compositions mineures qui font office de passe-temps sans que cela ne vienne totalement porter préjudice à l’album qui renferme quand même trois titres majeurs et deux autres réussites. Ce dernier chapitre musical de la mythique formation Mark II laisse un goût amer, un sentiment d'inachevé et de gâchis. Le paroxysme sera atteint lors de la tournée anniversaire vécue comme un enfer avec d’un côté le groupe mené par Ian Gillan et de l’autre Ritchie Blackmore qui mit son boxon durant la tournée et quitta le groupe avant de l’avoir terminée. Il sera remplacé par Joe Satriani de décembre 1993 à juillet 1994. L'éphémère Deep Purple Mark VI ne dura que le temps d'une tournée. Éphémère mais ô combien bénéfique pour le groupe car la personnalité de Joe Satriani et l'excellence de son jeu auront un effet salvateur pour les quatre membres restant épuisés par des tensions internes perpétuelles. Deep Purple pouvait de nouveau envisager un avenir radieux qui s’illuminera trois ans plus tard avec l’arrivée d’un certain Steve Morse.
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