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Album WHITESNAKE FLESH & BLOOD WHITESNAKE
FLESH & BLOOD (2019)
FRONTIERS RECORDS
HARD ROCK
5/5
RISING13
04/02/2026
 
480
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"Flesh & Blood" est le treizième et dernier album à ce jour du groupe qui voit l'arrivée de Michele Luppi aux claviers. Autour de David Coverdale on retrouve la même équipe que sur le précédent "The Purple Album". La production est fantastique, moderne et beaucoup plus rock en comparaison de "Good To Be Bad" et "Forevermore". La musique respire et retrouve des sonorités seventies du meilleur goût. Les musiciens sont en très grande forme et le duo de guitaristes formé par Reb Beach et Joel Hoekstra brille de mille éclats. Mais le grand gagnant de ce "Flesh & Blood" est sans aucune contestation possible un David Coverdale éblouissant, retrouvant enfin son timbre grave et chaleureux sur de nombreux morceaux plus posés. Les compositions sont brillantes et inspirées comme le prouvent les hymnes rock "Good To See You Again", "Gonna Be Alright", "Hey You (You Make Me Rock)", "Trouble Is Your Middle Name", "Flesh & Blood" et "Well I Never", la poignante "Heart of Stone", la très belle ballade folk "After All", l’irrésistible et génialissime clin d’œil à Thin Lizzy "Always & Forever" sans oublier l’épique et majestueuse "Sands of Time" avec ses arrangements orientaux. C'est simple, "Flesh & Blood" est l’album le plus complet et le plus abouti de la part du groupe depuis un certain "1987". Il figure parmi les meilleures productions de Whitesnake et clôt avec panache la carrière du Serpent Blanc. La légende David Coverdale peut être fière de ses adieux discographiques. Chapeau bas l'artiste...
Album WHITESNAKE THE PURPLE ALBUM WHITESNAKE
THE PURPLE ALBUM (2015)
FRONTIERS RECORDS
HARD ROCK
3/5
RISING13
02/02/2026
 
480
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Douzième album studio du groupe. Doug Aldrich et Brian Tichy ont quitté Whitesnake et sont remplacés par Joel Hoekstra (guitares) et Tommy Aldridge, dont c'est le retour, à la batterie. En 2012 disparaît Jon Lord, claviériste et un des membres fondateurs du géant Deep Purple. Avant cette triste date des rumeurs circulaient sur l'éventualité d'une reformation, le temps d'une tournée, du Deep Purple Mark III à savoir Ritchie Blackmore, Jon Lord, Ian Paice, David Coverdale et Glenn Hughes. Ceci n’ayant pu aboutir et afin de rendre hommage à l'immense musicien et artiste qu’était Jon Lord, David Coverdale décide de sortir avec son Whitesnake un album consacré à des reprises du répertoire des albums "Burn" (1974), "Stormbringer" (1974) et "Come Taste The band" (1975). Et plutôt que de coller au plus près des versions originales, la relecture est radicale. Le son est plus heavy, la part belle est faîte aux guitares au détriment du clavier et le jeu puissant et parfois pachydermique de Tommy Aldridge ôte tout le groove que la grande classe et l’immense talent de Ian Paice insufflait aux morceaux. Ce "Purple Album" alterne l'excellente surprise, la grande réussite, le banal et le franchement dispensable. Il est surtout destiné aux plus jeunes qui ne connaitraient que le Deep Purple Mark II ou la formation actuelle. C'est donc une occasion de découvrir ou redécouvrir trois albums importants dans la discographie du pourpre profond dont le chef-d’œuvre "Burn". "Purple Album" propose des versions plus modernes correspondant mieux aux attentes d'un public néophyte et peu habitué au son des années soixante-dix. Pour ceux qui vénèrent ces trois œuvres indispensables, c'est soit le rejet total, soit la curiosité qui l'emporte. Quoi qu’il en soit, "The Purple Album" est une parenthèse sincère dans sa démarche, étonnante dans sa réalisation et surprenante dans son résultat.
Album WHITESNAKE COME AN' GET IT WHITESNAKE
COME AN' GET IT (1981)
GEFFEN
HARD ROCK
5/5
RISING13
16/01/2026
 
480
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Quatrième album studio du groupe, "Come An' Get It" confirme la réussite du précédent "Ready an' Willing". Toujours produit par Martin Birch, l'album regorge de titres fantastiques et contient son lot de grands classiques du groupe. Tout au long de l’album, la performance de David Coverdale est en tous points remarquable. Le reste du groupe est lui aussi dans une forme resplendissante. Jon Lord (claviers), Ian Paice (batterie), Neil Murray (basse) et la paire de guitaristes composée du regretté Bernie Marsden et de Micky Moody permettent à David Coverdale de poser sa voix en or sur un écrin de velours. L’album débute avec la dynamique "Come An' Get It" et s’enflamme avec la fiévreuse "Hot Stuff". Faisant partie des meilleures compositions de Whitesnake, la superbe "Don't Break My Heart Again" et son solo beau à pleurer précède la sublime "Lonely Days, Lonely Nights". Retour au rock'n'roll efficace avec la bien nommée "Wine, Women an' Song". L’envoûtante "Child Of Babylon" qui ouvrait la face B du 33 tours à l’époque est suivie par l’ensorcelante "Would I Lie To You". Moins marquantes, "Girl" et "Hit An' Run" font le job honnêtement. L'émouvante et géniale "'Till The Day I Die" est l’idéale conclusion de ce "Come An' Get It" qui après l’incontournable "Ready an' Willing" s’impose lui aussi comme un must absolu et un indispensable dans la discographie de Whitesnake.
Album WHITESNAKE LIVE... IN THE HEART OF THE CITY WHITESNAKE
LIVE... IN THE HEART OF THE CITY (1980)
EMI
HARD ROCK
5/5
RISING13
15/01/2026
 
480
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Après trois excellents albums studio, Whitesnake enregistre son premier album live. Il est double et contient deux concerts enregistrés, l'un en 1980 et l'autre en 1978, au célèbre Hammersmith Odeon de Londres. "Live... in the Heart of the City" est un album live d'anthologie qui voit Whitesnake briller de mille éclats, là où le Serpent Blanc prend toute son ampleur, la scène. Toutes les versions proposées ici sont intenses, magnifiées et transcendées par le septième homme du groupe : le public. On a affaire ici à du vrai live, ça vibre, ça remue, ça chante et ça participe entièrement à la très grande réussite de ce mythique "Live... in the Heart of the City". Le groupe est en ébullition et David Coverdale est magistral comme en témoignent les somptueuses versions de "Walking In The Shadow Of The Blues", "Fool For Your Loving", "Ain't Gonna Cry No More", "Ain't No Love In The Heart Of The City" et "Mistreated". Inutile d'en dire plus long, "Live... in the Heart of the City" est un album live essentiel et indispensable à tout amateur de rock qui se respecte.
Album DEEP PURPLE =1 DEEP PURPLE
=1 (2024)
VERYCORDS
HARD ROCK
4/5
RISING13
02/01/2026
 
480
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Vingt-troisième album studio du groupe, "= I" est le premier de la formation Deep Purple Mark IX depuis l'arrivée en 2022 du guitariste Simon McBride en remplacement du génial Steve Morse. Après vingt-cinq ans et huit albums studio dont six réussites majeures qui ont fait évoluer l’institution britannique vers des sonorités plus progressives avec des prises de risque totalement assumées ayant chagriné les plus ronchons (c'était mieux avant) et ébloui les plus réceptifs à la nouveauté (dont je fais partie), le talentueux et souriant guitariste a définitivement tourné la page de sa riche et passionnante histoire au sein de Deep Purple. Un chose est sûr quant à son héritage. Sa présence, sa personnalité et son apport musical incontestable auront permis aux membres du groupe de se régénérer et auront été un atout non négligeable dans le renouvellement voire le rajeunissement du public lors des nombreux concerts que le groupe a donné sous les formations Mark VII et Mark VIII. L’arrivée du jeune Simon McBride, âgé seulement de quarante-cinq ans, permet à nos fringants septuagénaires de renouer avec leur glorieux passé. Non, "= I" n’est pas un album passéiste mais la sublime production, une fois encore effectuée par le génial Bob Ezrin, ainsi que le jeu du nouveau six cordistes permettent au groupe de se réconcilier avec une musique plus directe et beaucoup plus rock que sur les précédents albums. Certes le propos est moins progressif mais le groove unique de la section rythmique Ian Paice et Roger Glover associée à la faculté des musiciens à écrire des titres incendiaires font des merveilles. En témoignent les énergiques "Show Me", "A Bit On The Side", "Sharp Shooter", "Old-Fangled Thing" et "Now You’re Talkin'" prouvant que nos papys du rock ont encore la niaque. "Portable Door" est un joyau qui avec le temps pourrait bien devenir un nouveau classique du groupe. "If I Were You" et "I’ll Catch You" sont deux émouvantes ballades teintées de blues où le jeu tout en finesse de Simon McBride est mis en valeur. Les moyennes "I'm Saying Nothing" et "No Money To Burn" n’affectent en rien l’album comme en attestent les beaucoup plus inspirées "Pictures Of You" et "Lazy Sod". Le groupe en grande forme clôt l’album en apothéose avec l’ambitieuse "Bleeding Obvious" qui peut être perçue comme un clin d’œil à son récent passé discographique. Tout au long de ces treize nouvelles pistes que compte ce jubilatoire "= I", on ne s'ennuie pas un seul instant et la joie évidente de jouer de Ian Gillan, Ian Paice, Roger Glover, Don Airey et Simon McBride fait plaisir à entendre. On se dit que l'avenir de cette belle institution du rock s'annonce radieux.
Album DEEP PURPLE WHOOSH! DEEP PURPLE
WHOOSH! (2020)
VERYCORDS
HARD ROCK
5/5
RISING13
31/12/2025
 
480
0 0
Voici donc le vingt-et-unième album studio de Deep Purple et histoire de ne ménager aucun suspense, j’annonce d’entrée que derrière ce curieux titre d’opus qu’est "Whoosh!" se cache une œuvre majeure composée de treize chansons toutes assez courtes dont deux seulement dépassent les cinq minutes. Pour la troisième fois consécutive, le sorcier Bob Ezrin réalise un travail d’orfèvre et dispense une production somptueuse. Quel plaisir de pouvoir écouter un album qui sonne aussi bien que ce "Whoosh!". Au programme, du hard-rock, du progressif, du rock, des mélodies irrésistibles, des innovations sonores et une interprétation exemplaire. Depuis leur première association avec Bob Ezrin sur le majestueux "Now What ?!", Ian Gillan (74 ans), Roger Glover (74 ans), Ian Paice (72 ans), Don Airey (72 ans) et Steve Morse (66 ans) ont découvert la source de la fontaine de jouvence musicale. Ce somptueux "Whoosh!" est la preuve éclatante qu'en musique on peut rester éternellement jeune et créatif si on le veut, si on s'en donne la peine et les moyens. Et les musiciens de Deep Purple, aidés en cela par leur producteur, ont à nouveau mis tout en œuvre pour s’éclater en studio et composer ces treize nouvelles pépites. L’énergie que dégage les efficaces "Throw My Bones", "Drop the Weapon" et "We're All the Same in the Dark" est imparable. L’addictive mélodie de "Nothing at All" est aussi éclatante qu’un rayon de soleil. Elle aurait très bien pu figurer dans l’un des trois supers albums du génial groupe Flying Colors dans lequel exerce un certain Steve Morse. Ça groove, ça rock à l’ancienne mais c’est tellement jouissif avec les contagieuses "No Need to Shout" et "What The What". Ah ce piano, j’en redemande encore et encore tout comme au bon vieux temps du grand Whitesnake avec Ian Paice et Jon Lord en son sein. L’étrange "Step By Step" surprend de prime abord mais au final s’impose comme une des grandes réussites de l’album tout comme le sont les titres progressifs "The Long Way Round", "The Power of the Moon" et "Man Alive" remarquablement introduit par le virtuose instrumental "Remission Possible". Il est à nouveau question d’un instrumental et pas n’importe lequel avec l’avant dernière plage de l’album. En 1968, "Shades of Deep Purple", premier album du groupe, commençait avec le génial "And the Adress" dont on retrouve ici un hommage de très belle facture. Si d'aventure, "Whoosh!" venait à être le dernier album de son immense carrière, Deep Purple pourrait en être fier tant ce disque magistral est tout à fait digne de clôturer une discographie classieuse.
 
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