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Contrairement à la chronique, je n'ai pas été du tout séduit par ce mur du son. Tout est vrai dans cette chronique mais les finesses et subtilités sont tellement diluées dans ce brouahaha métalliques et autres vociférations qu'on a peine à les apprécier. Et c'est très malheureux car les rares (deux!!!) chants clairs sont absolument excellents et on devine l'album génial qu'aurait pu être ce 'The Dormant Darkness" sans cette hystérie sonore qui ne souffle que le moite et brulant d'un death au détriment de la moindre respiration mélodique d'un véritable métal progressif à mon sens. Quel dommage de ne pas avoir l'avoir plus équilibré. Frustrant.
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L'influence des suédois d'Opeth ont fait des émules avec Sindar c'est indéniable. Le paradoxe ici est qu'il faut ne pas être un grand admirateur du modèle pour en apprécier l'ersatz. Si le style Opeth est leur source d'inspiration c'est justement quand Sindar s'en éloigne qu'il produit son meilleur. Gyvy l'a parfaitement souligné les titres 'Black Moth' et surtout 'Greenfields' versent plus dans dans le rock atmosphérique relevé que dans le death metal progressif des suédois et sont les meilleurs morceaux de cet album. Le reste est loin d'être mauvais et tient remarquablement la distance mais c'est quand Sindar s'affranchi de ses références que les frissons arrivent. Les finals de 'Greenfields' ou 'Field Of The Dead' propose par exemple un post rock pur jus qui scotche et on en vient à regretter que Sindar ne verse pas exclusivement dans ce genre pour à n'en pas douter marquer les esprits.
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Pour ma part, la belle surprise inattendue de l'année 2024. Franchement, Deicide depuis les tournants des années 2000 ne m'avaient que rarement convaincu et aucun disque n'était resté scotché sur la platine. C'est brutal, très con, mais salement accrocheur et avec un sens de la mélodie que ça soit dans les lignes vocales et le riffing salement efficace. La production cristalline, mais puissante mais en valeur une douzaine de morceaux bien défoulant qui m'auront bien accompagné tout du long de l'année et sans problème le groupe de metal extrême que j'aurais le plus écouté en 2024.
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Fortitude. Hum... Lassitude plutôt. Je comprendrais jamais la hype autour de ce groupe, surement parce qu'ils sont frenchy. Oui c'est ça.. Dans le Death Mélo il y a mille fois mieux ailleurs, j'avoue que je comprends pas. C'est vrai que c'est bien foutu et bien produit. Ils assurent tous un max mais c'est chiant et pédant au possible ! Je vais vite m'écouter un Insomnium, ou les premiers SOILWORK... Ils auraient pu choisir mieux aux JO. Enfin pour 5 secondes de métal on prend le premier dispo 😅
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Voici un album qui apparemment divise comme c’est le cas beaucoup de groupes qui en sont arrivés au même stade de Gojira. Personnellement, je ne suis pas du tout familier du combo hormis quelques titres piochés au hasard de leur discographie.
Malgré tout, et pris de façon isolée, ce "Fortitude" m’apparait tout bonnement excellent dans son ensemble notamment par son côté mélodique, chose que j’avais beaucoup de mal à saisir à l’écoute des morceaux précédents. En simplifiant en apparence son propos musical, le groupe a peut-être eu envie d’être plus lisible afin notamment de pouvoir toucher le plus de monde possible dans le but de faire passer son message à forte connotation écologique (mais ce thème n’est pas le seul évoqué dans "Fortitude").
L’album possède selon moi également un grand atout, à savoir la force incroyable que pourraient prendre certains de ses morceaux en live notamment ‘Into The Storm’ ou ‘Hold On’ déjà jouissifs en version studio. Gojira réussi à mon sens son pari d’être à la fois mainstream tout en conservant sa part de sincérité qui ne saurait être aujourd'hui remise en cause par son statut. "Fortitude" peut être vu comme une sorte de synthèse entre le Gojira ancien (‘Grind’, ‘Sphinx’) et le nouveau plus immédiat, moins cabalistique. Un véritable tour de force.
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Sans être pour autant un immense fan de notre fleuron national de la scène métal, "Magma" m'avait énormément déçu à l'époque, la faute à des compositions très plates et peu inspirées. Alors forcément, après 5 ans d'attente, et même si cette longue période de gestation est habituelle chez nos amis Landais, une certaine attente se faisait ressentir, mêlée à une forme de crainte, pour moi.
Autant le dire de suite, les premiers singles n'ont fait qu'accentuer cette crainte, entre un 'Another World' et un 'Amazonia' reprenant éternellement les gimmicks de la formation certes efficacement mais sans grande originalité ou un 'Into The Storm' semblant être un 'The Cell' et un 'Esoteric Surgery' 2.0.
Et puis j'ai écouté l'album, et c'est ainsi que débuta la belle surprise : tout en gardant ses codes parfois un peu trop téléphonés, Gojira apporte un peu de fraîcheur et se renouvelle. En étendard, je pense évidemment à 'The Chant', résolument rock (il y a même un solo de guitare !) avec son refrain résonant à l'instar d'un hymne, à l'intro de 'Hold On' et ses voix superposées, au côté death metal un peu plus old school de 'Sphinx', ou encore à "New Found' avec son très bon refrain et son format un peu plus progressif.
Ce "Fortitude" est assurément un disque charnière comme l'était "Magma" : on y retrouve indéniablement la patte de Gojira et le son qui lui a permis de devenir le mastodonte qu'il est aujourd'hui, mais aussi des innovations et des explorations qui apportent du renouveau à l'instar des titres détaillés ci-dessus. Alors oui, les gimmicks pointés du doigt précédemment sont parfois un peu trop poussifs, oui, certains titres tirent un peu trop en longueur, mais globalement, c'est franchement bien fichu, efficace et bien écrit. Alors pour ça, merci Gojira. On a très, très hâte d'entendre ce disque sur scène tant la musique du quatuor se vit en live.
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