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Album STEVEN WILSON THE OVERVIEW STEVEN WILSON
THE OVERVIEW (2025)
BURNING SHED
ROCK PROGRESSIF
4/5
LONEWOLF1300
05/05/2026
 
408
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J'ai du mal à comprendre le déferlement de critiques négatives sur cet album, voire sur SW lui-même, sur d'autres sites. Je crois qu'il reste de bon ton, en France, de noircir à tout prix tout ce qui touche au prog-rock, comme dans les années 70 et 80... Quant à cette recherche systématique de classification et d'étiquette à coller sur la musique, ça devient extrêmement agaçant. Ca fait donc assez plaisir de voir une chronique bien tournée qui parle positivement de ce nouvel opus de Steven Wilson.

Cet album mérite qu'on s'y attarde, qu'on se laisse y plonger et se laisser porter comme faire la planche dans une piscine d'eau salée. Il y a une cohérence à découvrir mais pour ça il ne faut pas se contenter de se comporter en consumériste. Il faut accepter les règles, ne pas attendre un résultat mais le découvrir en lui permettant de vous atteindre. De nombreuses atmosphères différentes sont proposées, le talent est bien présent tout comme la quantité d'émotions dispensées, la variété de thèmes et de mouvements est suffisamment vaste pour éviter le moindre ennui. Je comprends qu'on puisse se lasser du saumon fumé, du foie gras ou du caviar, ce n'est pas pour autant que la qualité et le gout de ces mets ont changé.

Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, SW ne laisse jamais indifférent et c'est un peu ce que l'on recherche dans la musique. Musique qui certes est parfaitement signée et identifiée, mais qui reste toujours aussi captivante. C'est un balcon sur l'espace immense qui est proposé, prenez votre verre et installez-vous devant cette vue imprenable sur la planète bleue.

Album COSMOGRAF THE ORPHAN EPOCH COSMOGRAF
THE ORPHAN EPOCH (2025)
AUTRE LABEL
ROCK PROGRESSIF
4/5
LONEWOLF1300
19/04/2026
 
408
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Dernier opus de ce monument du prog-rock actuel, The Orphan Epoch est un album qui m'a donné une impression de "déjà entendu". Un peu de regret du fait que la plupart des titres rappellent le climat et la tonalité de pas mal d'albums précédents, avec des similitudes quelquefois un peu trop proches. Musicalement, je vais oser dire qu'il règne un léger manque de renouvellement. Mis à part ce petit bémol (ha ha...), je reste fan absolu de Cosmograf.

Il faut reconnaitre que c'est précisément une galette qui porte la (forte) signature d'un groupe dont les connaisseurs savent le talent, que ce soit au niveau des textes, de la composition ou de l'exécution. Variété des sons et des riffs, instruments chacun mis en valeur par un mixage sans défaut, ligne rythmique très présente avec une basse parfois grasse et imposante, une voix impressionnante un peu haut perchée sur certains titres ("Seraphim Reels") avec une touche de saxo très brillante, mouvements floydiens, le tout est tracé au cordeau. Personne ne pourra être désagréablement surpris par la puissance et l'excellence du jeu des 3 instrumentistes présents. Je regrette juste que la batterie ne se soit pas montrée un tout petit peu plus démonstrative et débridée.

Toujours les mêmes ambiances donc la même façon très efficace de vous prendre aux tripes. La thématique est nouvelle dans la discographie (il me semble), une évocation du monde de la jeunesse et les dilemmes qu'elle se doit d'affronter au lieu de se laisser porter passivement, pour qu'ensuite la vie d'adulte soit choisie et non subie. Le propos est porté assez lourdement et la gaité n'est pas de mise, le pessimisme est de rigueur ("Empty box" entre autres). Le dernier titre "The Road of Endless Miles" laisse une touche d'optimisme poindre, ce qui permet de finir cet album sans sombrer dans la désespérance.

7 titres pour 47 minutes, pas de plages supérieures à 10 minutes, mais jamais moins de 5 minutes. Le propos reste assez dense pour éviter la lassitude, tout en gardant la capacité de développer de belles envolées aux parfums incontestablement progressifs ("We Are The Young", le titre le plus long, ou "You Didn't See The Thief"). du Cosmograf "pur jus", très identifiable et toujours aussi doué pour vous accrocher. Vous pouvez y aller, c'est un très bon cru !

Album GALAAD PREMIER FEVRIER GALAAD
PREMIER FEVRIER (1992)
MUSEA
ROCK PROGRESSIF
2/5
LONEWOLF1300
01/04/2026
 
408
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Album très déconcertant, non seulement à la première écoute mais aussi durant les suivantes.

Très hétérogène, inspiration difficile à comprendre, dissonances nombreuses, voix parfois à la limite du supportable, compositions décousues... La première impression est très inconfortable. Ca ne manque pas de créativité, peut-être même y en a-t-il trop ! Il faut le dire, la première écoute est une épreuve, l'album est hermétique et tellement dispersé qu'on a énormément de mal à s'immerger. il y a évidemment du talent mais c'est au service d'une oeuvre qui est la plupart du temps difficile à cerner et à intégrer.

Bon, ça a l'air très négatif dit comme ça, mais ce n'est pas mon intention. Il y a effectivement un gros potentiel, ça on n'en doute pas. Le problème c'est que cet album exige de vous une tolérance et une disponibilité bien au-dessus de tout ce que j'ai pu écouter depuis trèèès longtemps. Avec une discothèque de plus de 1.350 albums, je me trouve dans cette surprenante situation de n'avoir quasiment aucune comparaison à faire pour donner une idée du sentiment que laisse cette galette hors-normes.

Album déroutant, exigeant, il faut faire l'effort d'écouter pour se faire un avis personnel, car je crois bien qu'il peut provoquer autant d'avis différents que d'auditeurs.

Album MARILLION CLUTCHING AT STRAWS MARILLION
CLUTCHING AT STRAWS (1987)
EMI
ROCK PROGRESSIF
5/5
RISING13
23/03/2026
 
535
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Quand parait "Clutching At Straws" en 1987, la question qui se lit sur les lèvres des nombreux fans et journalistes de la presse spécialisée est de savoir si Marillion sera capable de réitérer voire de surpasser le tour de force que fut "Misplaced Childhood" leur précédent album considéré à juste titre comme étant un chef-d’œuvre absolu. Excellemment produit par Chris Kimsey qui officiait déjà, avec la réussite que l'on sait, sur "Misplaced Childhood", ce quatrième album du groupe est enregistré dans un contexte compliqué, dans une ambiance tendue entre Fish et le reste du groupe. En résulte un album beaucoup plus sombre, plus violent, plus mélancolique que ce à quoi nous avait habitué Marillion jusqu’à présent si ce n’est sur le magistral "Fugazi". Torch, le double fictif que crée Fish pour l’écriture des textes, va permettre à ce dernier bien mal en point d’exorciser ses propres démons sans oublier pour autant d’aborder d’autres thèmes graves et engagés. Malgré ou grâce à cette tension qui règne en studio, la grande richesse des textes de Fish est transcendée par des compositions toutes plus merveilleuses les unes que les autres et par une interprétation sans faille. Du sublime triptyque "Hotel Hobbies/Warm Wet Circles/That Time Of The Night" qui ouvre l’album jusqu’au grandiose "The Last Straw" qui le conclut, "Clutching At Straws" n’est qu’émotion, rage, fragilité, délicatesse, diversité, intensité, génie et classe pour le plus grand bonheur de votre humble serviteur. Comment ne pas tomber en pamoison devant la feinte légèreté des géniales "Incommunicado" et "Just For The Record" ? Comment arriver à retenir ses larmes face à la détresse des bouleversantes "Going Under" et "Sugar Mice" ? Comment rester infaillible à l’écoute de l’émouvante "Torch Song" ? Est-il possible de résister longtemps à la puissance du riff de la fabuleuse et classieuse "Slaìnte Mhath" ? Peut-on envisager de ne pas être envahi par une violence et une rage intérieures face au constat amer et acerbe de la prodigieuse "White Russian" ? À toutes ces questions, je réponds non. En 2027, "Clutching At Straws" fêtera ses quarante ans et depuis sa sortie initiale, cet ultime album enregistré avec Fish au micro exerce sur moi une fascination intense et une émotion à fleur de peau qui jamais ne se démentent. Avec cet exceptionnel "Clutching At Straws", Fish, Steve Rothery, Mark Kelly, Ian Mosley, Pete Trewavas et Chris Kimsey ont enrichi la très belle discographie de Marillion d’un nouveau chef-d’œuvre. Une page allait se tourner, les routes allaient se séparer. Marillion allait recruter la perle rare et Fish allait débuter une aventure en solo certes semée d’embûches mais forte de fulgurances musicales et discographiques. Le meilleur des deux mondes en ce qui me concerne.
Album STEVEN WILSON TO THE BONE STEVEN WILSON
TO THE BONE (2017)
AUTRE LABEL
ROCK PROGRESSIF
3/5
LONEWOLF1300
23/03/2026
 
408
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Ma note n'est que de 3/5 car je ne suis pas très adepte d'un éloignement du style prog-rock, le virage pris ici m'ayant déçu. D'autant que cet album n'est plus dans la filière née avec "Hand.Cannot.Erase" et glorieusement magnifiée avec "The Raven That Refused To Sing" tellement somptueux. Cependant, je conteste l'avis de THIBAUTK, que je trouve très largement excessif et passablement creux. Les gouts ne se discutent pas mais il faut éviter la mauvaise foi.

Cet album ne peut pas être critiqué au sujet de la qualité de son inspiration pas plus que pour les talents déployés dans son exécution. Je ne me suis pas attaché aux textes, le style pop ne m'y incitant carrément pas. Mais pour ce qui est de la musique, la composition est soignée, presque léchée tellement elle est incisive tout en offrant une variété de ton d'un titre à l'autre. Toujours de belles trouvailles et de la virtuosité, notamment de beaux solos de guitares qui font une signature bien reconnaissable. Cet album s'écoute donc avec aisance et confort, sans éprouver de sombres sensations comme cela arrive en nombre sur les précédents, sans pour autant être dénuées d'émotions. C'est enlevé, percutant, parfois joyeux, parfois très pop (trop pour moi... Permanating en est le parfait exemple), toujours très écoutable et (je dois l'avouer) enthousiasmant. Les voix sont agréables, porteuses et délicates. Parfois j'ai l'impression d'une sorte d'AOR "de luxe", ceci dit sans aucune connotation péjorative, bien au contraire. Pas de progressif donc, mais de la très bonne musique, abordable pour tous et qui s'écoute en toute circonstance.

Album THE NEAL MORSE BAND L.I.F.T. THE NEAL MORSE BAND
L.I.F.T. (2026)
CENTURY MEDIA RECORDS
ROCK PROGRESSIF
5/5
MALAM
10/03/2026
 
19
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Le Neal Morse Band sort ici son meilleur album, et en donnant plus de place à ces compères très talentueux, permet à Neal Morse de sortir de sa zone de confort.

Même si évidemment le style Neal Morse est reconnaissable, cela reste son groupe, il se met bien plus en retrait que sur ces albums solos avec beaucoup plus de passages uniquement musicaux et en laissant sa place au chant à Bill Hubauer et Eric Gillette à certains moment.

La touche de Mike Portnoy est reconnaissable sur certaines partie, ainsi que celle d'Eric Gillette.
Connaissant peu le travail de Bill Hubauer, difficile à dire s'il a apporté sa touche, mais certains passage au clavier sont très loin de ce que propose Neal Morse habituellement, donc c'est également fort possible.

Un excellent concept album, chaque morceaux est excellent, on l'écoute et le réécoute avec beaucoup de plaisir et d'émotions.
Sans doute un des top album de rock progressif de cette année.



 
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