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"Saints & Sinners" est le cinquième album studio du groupe. Excellemment produit par le fidèle Martin Birch, l'album est une ode au bluesy rock et au rock 'n'roll. Le groupe reste identique aux précédents opus bien qu'à l'issue de l'enregistrement, la formation alors active connaîtra des bouleversements au sein du line-up que beaucoup (dont je suis) considère comme le meilleur de son histoire. Tous les titres dégagent une énergie folle et leur efficacité est imparable. Et si ce "Saints & Sinners" fait partie des tous meilleurs albums du groupe, il est surtout reconnu pour contenir deux titres phares, deux chefs-d’œuvre, peut être les plus emblématiques du groupe : "Crying In The Rain" et "Here I Go Again" ici dans leurs versions originales avant que David Coverdale ne décide de les réenregistrer en 1987 pour un album qui allait faire date dans la carrière du groupe. La voix de David Coverdale est majestueuse et l'émotion qui s'en dégage est palpable dans ces deux merveilles absolues qui figurent ici, à mon humble avis, dans les versions les plus abouties et les plus bouleversantes. Aux côtés de ces deux sommets, David Coverdale, Bernie Marsden, Micky Moody, Jon Lord, Ian Paice et Neil Murray alignent des compositions réussies. Que ce soit avec les bluesy "Victim Of Love" et "Saints & Sinners", avec la groovy "Dancing Girls" ou avec les rock’n’roll "Young Blood", "Rough An' Ready", "Bloody Luxury", "Love An' Affection" et "Rock An' Roll Angels", ces huit morsures du Serpent Blanc sont délicieusement contagieuses. Personnellement, je considère "Saints & Sinners" comme étant l’un des tous meilleurs albums du grand Whitesnake.
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Après trois excellents albums studio, Whitesnake enregistre son premier album live. Il est double et contient deux concerts enregistrés, l'un en 1980 et l'autre en 1978, au célèbre Hammersmith Odeon de Londres. "Live... in the Heart of the City" est un album live d'anthologie qui voit Whitesnake briller de mille éclats, là où le Serpent Blanc prend toute son ampleur, la scène. Toutes les versions proposées ici sont intenses, magnifiées et transcendées par le septième homme du groupe : le public. On a affaire ici à du vrai live, ça vibre, ça remue, ça chante et ça participe entièrement à la très grande réussite de ce mythique "Live... in the Heart of the City". Le groupe est en ébullition et David Coverdale est magistral comme en témoignent les somptueuses versions de "Walking In The Shadow Of The Blues", "Fool For Your Loving", "Ain't Gonna Cry No More", "Ain't No Love In The Heart Of The City" et "Mistreated". Inutile d'en dire plus long, "Live... in the Heart of the City" est un album live essentiel et indispensable à tout amateur de rock qui se respecte.
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Second album studio du groupe, "Lovehunter" montre un Whitesnake qui s’affirme encore plus. Merveilleusement produit par Martin Birch, il contient toutes les qualités du groupe. Un songwriting soigné, du hard-rock bluesy, du blues, du rock excellemment interprétés où le feeling et l'émotion sont rois. David Coverdale chante magnifiquement et tient avec les deux réussites que sont "Walking In The Shadow Of The Blues" et "Lovehunter" des classiques du répertoire scénique du groupe. L’album a d’autres atouts convaincants comme la sensuelle "Long Way From Home", la ballade langoureuse "Help Me Thro' The Day", les deux boogie-rock "You 'n'Me" et "Mean Business" sans oublier la mélodique "Outlaw" et la mélancolique "We Wish You Well" qui clôt l’album en douceur. "Lovehunter", bien supérieur à "Trouble", est un parfait tremplin aux morsures addictives que va nous procurer dans un futur proche Whitesnake. À suivre…
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Après le EP "Snakebite" enregistré la même année, "Trouble" est le premier véritable album de Whitesnake. Il est produit par un fidèle de la Purple Family, Martin Birch. Aux côtés de David Coverdale (chant) on retrouve Jon Lord (claviers), Micky Moody (guitares), Bernie Marsden (guitares), Neil Murray (basse) et David Dowle (batterie). Whitesnake, c'est du hard rock bluesy, du rock and roll, du blues, de la musique qui fait bouger et taper du pied. Celle du groupe émet des ondes positives et festives tout en n'oubliant pas d'être aussi réparatrice et sensuelle quand elle diffuse des sentiments tristes ou mélancoliques. Et le catalyseur de toutes ces sensations et émotions n'est autre que David Coverdale et sa magnifique voix. Un premier album pas révolutionnaire, pas complètement réussi mais qui laisse augurer le futur radieux du groupe. Les chansons à retenir sont la bluesy "Love To Keep You Warm", la géniale "Lie Down (A Modern Love Song)", l’impeccable "The Time Is Right For Love" sans oublier les deux premiers grands classiques du groupe que sont "Take Me With You" et le morceau titre "Trouble". L'album suivant sera bien plus important dans la carrière du Serpent Blanc.
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Dix-septième album studio de Deep Purple, "Bananas" est aussi le premier de la formation Mark VIII. Jon Lord parti, c’est l’excellent Don Airey qui lui succède. Ce dernier n’est pas un inconnu puisqu’il a joué au sein de Rainbow, Gary Moore, Ozzy Osbourne, Michael Schenker et en tant qu’invité a participé à des albums de Black Sabbath, Judas Priest, UFO, Uli Jon Roth, Jethro Tull, Bruce Dickinson, Whitesnake, Thin Lizzy, Brian May ou bien encore Saxon. Après la désillusion "Abandon", les musiciens ont décidé de revenir à plus de légèreté avec un son moins agressif, des compositions plus enlevées, plus mélodiques et beaucoup plus variées. Le résultat enthousiasmant prouve que Deep Purple n'hésite pas à se remettre en question même après trente-cinq ans de carrière. Steve Morse est plus à l’aise et le nouveau Don Airey s'acclimate naturellement à l'univers musical du groupe. Quant à Ian Gillan, Ian Paice et Roger Glover, ils ont retrouvé une énergie et une joie qui se ressentent à chaque instant de chaque titre. Tout commence avec l’énergique "House Of Pain" suivi du lancinant "Sun Goes Down" avec son formidable riff, son refrain soigné et un solo céleste de Steve Morse. "Haunted" est une très belle ballade dans laquelle Ian Gillan est accompagné d’une choriste de talent en la personne de la grande Beth Hart. Beaucoup plus bluesy, "Walk On" est un superbe écrin pour Ian Gillan qui y dépose sa voix avec classe et profondeur. Ce type de composition sied si bien à sa voix actuelle. "Silver Tongue" et son groove irrésistible est un des très grands moments du disque. Tout comme l’est le jazzy "Picture Of Innocence" qui voit Steve Morse et Don Airey briller de mille feux. La rock "I Got Your Number", la géniale "Bananas" et la chaloupée "Doing It Tonight" sont les trois pépites de cet album au son plus américanisé, plus policé par Michael Bradford qui, en formatant plus que de raison parfois les compositions du groupe, a laissé à Don Airey et Steve Morse un espace de jeu moins propice aux fameuses joutes instrumentales qui ont fait la gloire et la renommée de Deep Purple. La délicate "Never A Word" ainsi que la courte "Contact Lost" en plus de l’anecdotique "Razzle Dazzle" complètent ce formidable "Bananas" qui à l’instar des superbes "The House Of Blue Light" (1987) et "Slaves And Masters" (1990) est un album que le groupe a voulu plus radiophonique dans ses compositions en obtenant une production classieuse et un son plus mainstream grâce au remarquable travail sonore du producteur Michael Bradford. Album que j’aime beaucoup, je recommande chaudement cet élixir de bien-être qu’est cet euphorisant "Bananas".
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"Abandon" est le seizième album studio de Deep Purple. C’est aussi le deuxième et le dernier de la formation Mark VII puisqu’en 2002 Jon Lord quittera le groupe afin de se consacrer à ses œuvres classiques et divers autres projets musicaux. Il sera remplacé par Don Airey dès l'album suivant. Mais revenons à "Abandon". Après la résurrection "Purpendicular" qui vit Deep Purple innover avec bonheur, le groupe enthousiaste revient avec un album plus brut, plus puissant parfois heavy et abandonne les expérimentations en tout genre. Choix délibéré de revenir à un style qui fit leur renommée dans les années soixante-dix. Mais, aussi doué et talentueux soit-il, Steve Morse n'est pas Ritchie Blackmore et n'a pas la même efficacité que son illustre prédécesseur pour écrire des riffs instantanés et mémorables. Son style jazz-rock et fusion en tout genre s'adapte moins facilement à ce type de musique. En résulte un album superbement interprété mais profondément ennuyeux à quelques rares exceptions. Trop de chansons bancales plombées soit par un refrain quelconque, soit par un couplet en manque d’inspiration, soit par une lourdeur sonore excessive plombent une bonne partie de ce triste "Abandon". Bien entendu, s’agissant de Deep Purple, la magie opère parfois comme avec les excellentes "Any Fule Kno That", "Almost Human", "Don't Make Me Happy", la merveilleuse "Fingers To The Bone" et l'efficace "'69". Mais cela est bien peu pour sauver cet album terne qui, malheureusement, est un bien triste cadeau d’adieu pour le dernier enregistrement avec le groupe dont il fût l’un des fondateurs de l’immense Jon Lord. "Abandon" est, en ce qui me concerne, l'album le moins intéressant de Deep Purple toute période confondue. Une erreur de parcours qui sera rectifiée avec l’album qui suivra en 2003 actant le début de la formation Mark VIII.
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