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Album JETHRO TULL CURIOUS RUMINANT JETHRO TULL
CURIOUS RUMINANT (2025)
INSIDEOUT MUSIC
ROCK PROGRESSIF
2/5
CORTO1809
01/04/2025
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"Jamais deux sans trois" dit le proverbe. Après "The Zealot Gene" et "Rökflöte", Jethro Tull nous revient avec "Curious Ruminant" qui contient peu ou prou les mêmes qualités... et les mêmes défauts que ses ainés.

Au premier rang de ceux-ci, comment ne pas remarquer la triste prestation vocale de Ian Anderson ? Celui-ci chantonne plus qu'il ne chante vraiment, quand il ne se contente pas de parler, énonçant des phrases courtes en mezza voce. Autant d'artifices pour masquer ses manques de coffre et de souffle, le temps ayant fait ses ravages.

C'est d'autant plus dommage que, côté inspiration, Ian Anderson démontre qu'il reste capable d'aligner de bonnes idées. Les deux titres qui ouvrent l'album, 'Puppet and the Puppet Master' et 'Curious Ruminant', sont de belles compositions tulliennes. Si le chant de Ian Anderson ne dessert pas le premier titre, il manque sérieusement de l'ampleur que le second aurait nécessité pour réellement décoller. 'The Tipu House' peut assurément se voir décerner le prix du meilleur titre de l'album, Ian Anderson retrouvant pour un court moment le ton ironique et la flûte guerrière qui sont les marqueurs de Jethro Tull.

Malheureusement, après ce début prometteur, la suite s'étiole peu à peu. 'Savannah of Paddington Green', 'Stygian Hand' et 'Over Jerusalem' ne retrouvent pas la fraicheur des premiers titres et, sans être réellement mauvais, sont simplement quelconques. Arrive alors le "morceau de bravoure" comme le dit si bien TonyB, 'Drink from the Same Well' qui effectivement avec ses 16'42 annoncées ne peut manquer d'éveiller l'intérêt de tout proggueux qui se respecte. Las ! Le titre prouve qu'il ne suffit pas de faire long pour être étiqueté "progressif" et se résume à un long récital de flûte dépourvu de ses attributs tulliens. Ian Anderson se fait plaisir en nous démontrant ses qualités de flûtiste dans une version assez sage et presque classique, pas désagréable mais qui aurait dû se restreindre à 3 minutes pour éviter à l'auditeur de sombrer dans l'ennui. Ennui prolongé par le bien peu passionnant monologue de 'Interim Sleep'.

Si le 2 que j'attribue à l'album peut paraître dur, rappelons qu'il ne s'agit nullement d'une note mais de la traduction numérique de l'appréciation "peut mieux faire" dans la sémantique de Music Waves. Et s'il est certain que Jethro Tull a mieux fait par le passé, je ne suis pas sûr qu'il puisse mieux faire à l'avenir, Ian Anderson ayant peu de chances de retrouver ses capacités vocales d'antan. Seuls les fans purs et durs de Jethro Tull pourront trouver de quoi satisfaire leur besoin de découvrir de nouveaux titres de leur groupe préféré. Pour les nostalgiques des années 70, je ne saurais trop leur conseiller de plutôt porter leurs oreilles sur les récentes productions de l'homonyme du leader de Jethro Tull, Jon Anderson, qui prouve que le temps n'a sur lui aucune emprise. Son live, "Perpetual Change", peut aisément passer pour le petit frère de l'admirable "Yessongs" à 52 ans d'intervalle. Un exploit ! Quant aux autres, ils trouveront sans peine bien d'autres albums plus dignes d'intérêt dans l'abondante production contemporaine.

Album JETHRO TULL CURIOUS RUMINANT JETHRO TULL
CURIOUS RUMINANT (2025)
INSIDEOUT MUSIC
ROCK PROGRESSIF
5/5
LOLOS70
31/03/2025
 
26
0 0
J'ai découvert ce groupe génial avec Minstrel in thé gallery, puis avec frénésie les innombrables chefs d'oeuvre qu'ils ont réalisé, surtout ce grand génie Ian. C'était il y a 50 ans et oui..ça ne me rajeunit pas.
Il a peu de mauvais albums...presque tous méritent attention.
Et ce qui étonnant c'est ce dernier opus qui est une petite perle.
Merci Mr Anderson 🙏

Album DREAM THEATER PARASOMNIA DREAM THEATER
PARASOMNIA (2025)
INSIDEOUT MUSIC
METAL PROGRESSIF
4/5
MONSIEUR BLEU
12/03/2025
 
41
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J'ai voulu prendre du temps avant de rendre mon verdict sur cet album. Beaucoup étaient impatients et furent déçus, moi c'est l'inverse. Je craignais le retour de Portnoy dont l'influence prenait trop de place dans ses derniers albums avec le groupe. J'y suis allé avec crainte et précaution (les singles, hors contexte, me parlaient peu). Et au final j'ai découvert un grand album !

Je le trouve plus metal, bien moins alambiqué, plus direct et c'est ce qui fait son charme à lui. Si 'Night Terror' et 'Broken Man' sont plus classiques (même si sur le second l'excellent solo façon Weather Report sur une rythmique groovy est notable), le reste nous emmène ailleurs. 'Dead Asleep' rappelle un "6DOIT" qui aurait muri (avec un riff énorme de Petrucci, 8 cordes obligent) et prend son temps, sans artifices inutiles. 'Midnight Messiah' propose un metal plus direct, simple et efficace, qui fait passer l'énergie avant la technique (la partie en twin à la Maiden version tellurique !), 'Bend The Clock' calme le jeu et me rappelle le Townsend de "Ki" avec un solo à la Gilmour à pleurer (avec les mêmes descentes de tomes mais façon DT :). Jamais, à mes oreilles, Petrucci avant autant mis sa technique au service de l'émotion. 'The Shadow Man Incident', différente une fois encore, est la pièce maitresse finale attendue. Pas d'intro pompeuse, pas de claviers outranciers. DT ne ménage pas ses transitions, ne fait pas dans le remplissage. Rudess nous sort d'autres sons (sa partie tango précipité fait son effet), on y trouve même un passage tribal assez dépouillé, Petrucci balance des soli dont certains me rappellent Steve Lukather (d'ailleurs, par moment, a-t-il déjà enchainé les notes aussi vite ?), les progressions sont originales et la sortie réussie, sans grande pompe une fois encore mais avec de vrais bons riffs et mélodies vocales.

Le tout est cohérent, pseudo concept oblige, et les clins d'oeil à d'anciens textes font sourire, sans pour autant nous sortir du contexte.
Pour moi qui ai aimé la période Mangini, je dois avouer que Portnoy semble revenu moins fâché, au service d'une apparente facilité et apportant ici de ces dernières expériences musicales des plages plus "simples" qui ne font que rendre plus dingues les passages tordus.
Voilà de quoi entrer peut être, à l'avenir, dans le top 3 de mes meilleurs albums du groupe.

Album DREAM THEATER PARASOMNIA DREAM THEATER
PARASOMNIA (2025)
INSIDEOUT MUSIC
METAL PROGRESSIF
5/5
MALAM
24/02/2025
 
11
0 0
Pour moi Portnoy surpasse Mangini, ce dernier est sans doute meilleur techniquement, mais n'apporte que peu de créativité. En réécoutant "A view from the top of the world" (album que j'adore) après Parasomnia ça m'a sauté aux oreilles. Mangini ne varie que très peu son jeu et ne fait que suivre la partition de la guitare ou du synthé.
Portnoy lui met sa batterie au même niveau que les autres instruments, il apporte sa propre mélodie, et varie son style, de métal, à rock progressif en passant par du jazz.
Alors Mangini est très bon quand même, mais Portnoy apporte plus.

Difficile de ne pas aimer cet album tant il est excellent. Tout s'enchaine merveilleusement bien. A Broken Man qui m'avait fait une impression mitigé est magnifié dans l'album.
Seul regret, le fade out en fin de bind the clock, on sent que Petrucci à encore quelques minutes de guitare sous les doigts, on attend la version live avec impatience.

Album NEAL MORSE NO HILL FOR A CLIMBER NEAL MORSE
NO HILL FOR A CLIMBER (2024)
INSIDEOUT MUSIC
ROCK PROGRESSIF
4/5
CORTO1809
06/01/2025
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Ce qui est agréable avec Neal Morse, c’est qu’il laisse le choix à l’auditeur entre deux types d’albums : les très bons et les exceptionnels.

Cette constance dans l’excellence s’explique par plusieurs facteurs :
- en premier lieu, l’Américain a un don pour composer des mélodies addictives, complexes et fouillées mais évitant tout élitisme, alternant avec bonheur mouvements symphoniques et passages intimistes ou recueillis,
- bien évidemment les qualités intrinsèques de Neal Morse sont aussi un atout majeur : une voix bien timbrée, puissante et capable de véhiculer toutes les émotions, une aisance égale aux claviers et aux guitares,
- Neal Morse a aussi l’intelligence de savoir s’entourer de musiciens de qualité, aussi bien d’artistes confirmés (Portnoy, D’Virgilio,…) que "d’espoirs" comme c’est le cas sur cet album. Artistes qui ne se contentent pas d’être des musiciens de studio mais à qui l’Américain, dépourvu de toute mégalomanie, laisse souvent la vedette, introduisant une touche de diversité,
- enfin, ce qui est à la fois une grande qualité et peut-être sa seule faiblesse, sa patte artistique est aisément reconnaissable, tellement parfois qu’on ne peut se départir d’une impression de déjà entendu.

Ainsi, tout auditeur un tant soit peu habitué à l’univers morsien ne sera pas dépaysé par les huit premières minutes de "Eternity in your Eyes" ou par le final, tout en envolées symphoniques, de "No Hill for a Climber". Mais, outre le fait que comme toujours les thèmes proposés et l’exécution au cordeau en font un must de la musique progressive, ces passages-points de repère ne représente pas la majorité de l’album, loin s’en faut. "All the Rage" et "Ever Interceding" aux structures assez simples s’imposent immédiatement par leurs qualités mélodiques. Quant à "Thief", son atmosphère sombre et mystérieuse en fait un titre aussi original que convaincant. Enfin, n’oublions pas les longs breaks des deux epics qui font penser à ce que Yes et Genesis savaient très bien faire dans les années 70. On fait pire comme références.

A l’aune de la production de Neal Morse, "No Hill for a Climber" se classe "seulement" dans les très bons albums, n’atteignant pas le souffle épique ou les sommets d’émotions d’un "Jesus Christ the Exorcist" ou d’un "One". A l’aune de la musique proposée de nos jours, toutes catégories confondues, il entre dans le cénacle des excellents albums qu’il faut écouter.

Album LEPROUS MELODIES OF ATONEMENT LEPROUS
MELODIES OF ATONEMENT (2024)
INSIDEOUT MUSIC
METAL ALTERNATIF
3/5
CARDINAL PODJ
30/12/2024
 
40
0 0
Difficile de détester ce genre de sucrerie quand on aime la musique progressive. Leprous a le sens des rythmiques syncopées et une touche art-rock bien développée, à tel point qu'à mes yeux c'est un des rares groupes qui peut réunir les fans de metal progressif et de rock alternatif ouvert d'esprit. Avec ce chant plein d'émotions et de contrastes, difficile de ne pas accrocher rapidement aux compositions mélodiques et explosives du groupe. C'est vachement bien foutu. Reste que sur la durée, je suis un peu plus mitigé, la faute aux influences électro et pop sont toujours plus présentes, pas que j'y sois allergique, mais ça manque de richesse musicale sur la longueur et c'est typiquement le genre de musique que je laisse vite tomber. Ce que j'aime dans la musique "rock", c'est les guitares et sur cet album, elles sont très en retrait, l'album est entièrement axé sur le chant et les percussions. Bref, un bon disque, mais qui ne bouleversera pas le genre, ni la discographie du groupe.
 
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