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Merci pour cette chronique d'un disque que je n'ai pas encore écouté mais cela ne saurait tarder...
J'ai redécouvert King Crimson ces dernières années, impressionné par la puissance et la créativité extraordinaires de ce groupe. Lycéen dans les années 76/79, alors fan de rock progressif (entre autres), j'avais acheté "In the court of the Crimson King". J'avais beaucoup appécié ce disque mais je l'avais délaissé après queques écoutes, préférant ceux de Genesis, Yes ou Gong. J'eus par la suite l'occasion d'écouter d'autres disques de Crimson, mais leur musique était trop expérimentale, trop "bizarre" pour mes goûts de l'époque.
Certes, ce n'est pas une musique d'un abord facile et je pense qu'une certaine maturité musicale, ou un état d'esprit particulier sont nécessaires pour apprécier la richesse de l'oeuvre de Fripp et de ses comparses, et d'en saisir la portée et la dimension artistique. M. Fripp joue avec nos nerfs et nos émotions avec une intelligence rare et peut-être aussi un soupçon de perversion : il souffle le chaud et le froid et n'hésite pas à nous embarquer dans un univers hautement anxiogène, mais non moins addictif.
Dans votre texte, vous écrivez "Après l'expérience de "Islands", Robert Fripp remanie totalement la formation : Bill Bruford de Yes (qu'il harcèle depuis 2 ans) accepte finalement de rejoindre le groupe". J'ai lu il y a quelques années l'autobiographie de Bill Bruford et sauf erreur de ma part, il me semble que c'est plutôt le contraire : c'est Bruford qui a harcelé Fripp pour jouer dans King Crimson, groupe auquel il vouait une immense admiration après l'avoir vu en concert. Fripp a fini par accepter, après avoir laissé Bruford mijoter dans son jus un certain temps...
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Achtung Baby est un disque fabuleux, extraordinaire, inouï même. Un chef-d"oeuvre en or massif réalisé par un groupe qui était déjà au sommet en 1987 avec une musique complètement différente. Encensé par la critique avec une note aujourd'hui de 93/100 sur Metacritic et adoré par les fans du monde entier (18 millions de disques vendus), ce monument n'a pas pris une ride. Et puis Axel Rose des Gun's N'Roses a bien raison : One est l'une des plus grandes chansons jamais écrites.
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All That You Can't Leave Behing est le dernier chef-d'oeuvre de U2, rempli de tubes interprétés régulièrement en concerts et marquée aussi par une production d'une grande beauté. Les 6 premières chansons sont magnifiques, mention spéciale pour Beautiful Day, Elevation, Kite et In a Little While. New York est superbe aussi, dommage que le groupe l'ait zappé depuis plus de 20 ans en concert.
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Un disque qui a gagné en épaisseur avec le temps. Le premier single, Iris, ainsi que le passage Cederwood Road/ Sleep like a baby tonight sont superbes. Désormais, je l'écoute régulièrement. Certes U2 a déjà réalisé des disques plus exceptionnels entre 1983 et 2000 comme War, The Joshua Tree , Achtung Baby ou All That You Can't Leave Behind, mais, j'assume ma note maximale.
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Ah non, je t'insurge, illustre collègue! Dès leur premier album, Ultravox! (bien noté ce clin d'oeil au groupe allemand Neu! via le point d'exclamation) a plus de liens à revendre avec David Bowie, Iggy Pop ou Kraftwerk qu'avec le produit de Malcolm McLaren. Ce premier album, à l'instar de celui de leur collègue Human League, se savoure comme une fin de soirée glam, où après s'être livré à tous les excès possible, le Ça est sauvagement ligoté par le Surmoi, qui observait tapi dans l'ombre. 'Dangerous Rythm', avec sa rythmique chaloupée, boîteuse et angoissante, et le chant de John Foxx, façon crooner désespéré sur les couplets et dément sur les refrains, installe une signature rythmique qui se poursuivra bien après le départ de son premier chanteur. 'Wide Boys' ou 'The Wild, The Beautiful And The Damned' lorgnent autant de l'autre côté de l'Atlantique (Velvet Underground) que des morceaux les plus hards de David Bowie. Une réussite majeure!
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Écouté à reculons, mais écouté quand même grâce à la critique de Lolo, je dois dire que je n'avais plus eu dans mes écouteurs un Bon Jovi aussi addictif depuis des décennies. Après tout n'est ni bon, ni jojo; les soli de guitare de Sambora manquent cruellement; et on se perd à chercher du Bon Jovi! Mais on y trouve du très bon Chris Isaak, Bryan Adams, Coldplay; avec même une touche technorock hyper efficace et pas mal de mélodies imparables. Bref j'ai succombé car pourquoi bouder son plaisir quand il est aussi intense !
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