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En 1998, pour fêter les vingt ans d’existence de Toto, le groupe décide d’offrir un cadeau inespéré à ses nombreux fans. "Toto XX : 1977-1997" est une collection de titres inédits que le groupe considère comme étant un nouvel album plutôt qu’une énième compilation. On y retrouve des compositions de différentes périodes ainsi que quatre titres enregistrés live en 1991 et 1998. L’excellente "Goin' Home" enregistrée lors du retour de Bobby Kimball en 1989 ouvre admirablement l’album. On poursuit dans l’excellence avec "Tale Of A Man" qui date de 1979 et aurait pu, aurait dû figurer sur l’album "Hydra". Un titre tellement efficace que le groupe décida de l’intégrer en deuxième morceau sur la setlist de la tournée de 1999 qui donna l’album live "Livefields". Les trois chansons suivantes qui datent de 1986 et 1987 sont interprétées par Joseph Williams. La reggae "Modern Eyes" et "In A Word" dans le style FM, méritaient de figurer sur l’album "Fahrenheit" en lieu et place du désastreux titre éponyme. "Last Night" est une inédite provenant des sessions d’enregistrement de "The Seventh One" et on se demande comment elle a pu être écarté de l’album final tant ce titre possède toutes les qualités qui auraient pu en faire un tube essentiel de Toto. La superbe "Right Part Of Me" est une chanson datant de 1984 enregistrée lors des sessions de l’album "Isolation". Elle est interprétée par un Bobby Kimball émouvant et par ses cordes et son orchestration aurait très bien pu être écrite pour l’album "IV". C’est dire la beauté de cette composition. Le renvoi par le groupe de Bobby Kimball, alors aux prises avec ses addictions, en a décidé autrement. Un bond en arrière avec l’irrésistible "Mrs Johnson" dont on se demande en l’écoutant pourquoi elle ne figure pas sur le mythique premier album du groupe. Un choix mystérieux qui semble être une des grandes spécialités de Toto au moment de la décision qui va concerner les titres retenus pour la tracklist finale. On ne peut pas en dire autant des dispensables "Miss Sun" et "Love Is A Man’s World". Par contre à l’écoute de la version live de la hard-rock "On The Run" enregistrée en 1991 à Montreux, une seule question me vient à l’esprit. Mais pourquoi donc une version studio de cette pépite incendiaire parmi les plus réussies du groupe ne figure pas sur "Kingdom Of Desire" ? Pour finir, on a droit à trois titres live enregistrés en Afrique du Sud à Johannesburg en 1998 dont l’instrumental "Dave's Gone Skiing" et "Africa" dans une festive version introduite chaleureusement par "Baba Mnumzane" avec des chœurs africains. Cette magnifique collection d’inédits prouve que Toto ne s’est pas moqué de son public en sortant de ses placards un grand nombre de ses pépites qui n’auraient pas démérité en figurant dans les albums officiels du groupe. Bien au contraire.
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En 1989, Bobby Kimball réintègre brièvement Toto avant que CBS Sony, la maison de disques, n’oblige le groupe à recruter le chanteur Jean-Michel Byron pour l’enregistrement de quatre titres inédits pour la nouvelle compilation intitulée "From Past To Present 1977-1990". Avant cela, Toto a eu le temps d’enregistrer une nouvelle composition avec Bobby Kimball au chant. Cette excellente "Goin' Home" ne paraîtra qu’en 1998 sur l’album "Toto XX : 1977-1997". Un an plus tard, après une tournée anniversaire pour les vingt ans du groupe, Bobby Kimball est à nouveau la voix de Toto. Après le chef-d’œuvre "Kingdom Of Desire" et le superbe "Tambu" enregistrés avec Steve Lukather comme unique chanteur, le groupe se retrouve de nouveau à cinq lorsqu’il retourne en studio pour donner un successeur à "Tambu". Dixième opus studio de Toto, "Mindfields" paraît en 1999. L’album comporte treize nouveaux titres plus un bonus nommé "Spanish Steps of Rome" pour l’édition japonaise. Toto étant décidément un groupe de joyeux farceurs, à sa parution, l’édition standard sans bonus voyait sa tracklist commencer avec "After You've Gone" et se finir avec "Better World (Parts I, II et III)". En 2018, l’intégrale de Toto intitulée "All In 1978-2018" comprend l’ensemble des albums studio de 1978 à 1999 entièrement remastérisé ainsi qu’un album live de 1980 et un album de titres inédits. Pour la sortie de ce coffret, la tracklist de "Mindfields" a été entièrement bouleversée avec le rajout officiel du titre bonus de l’édition japonaise intitulé à présent "Spanish Steps" et le morceau "Better World (Parts I, II et III)" rebaptisé "Better World". Cette nouvelle édition référence est celle dont je vais détailler le contenu. La production minutieuse de l’album orne les chansons d’un son ample, fin, puissant, clair et organique. L’inspiration est multiple, l’interprétation est impériale. Album de retrouvailles, "Mindfields" est une suite polyvalente de musique festive, jouée sans contrainte, sans obligation ni restriction aucune. Le groupe semble heureux d’être à nouveau réuni avec pour seul objectif de s’éclater. Et ça s’entend dès l’entame de l’album. "Cruel", "Mysterious Ways" et "Mindfields" rassurent d’entrée sur l’excellence de la musique. De plus, on retrouve un Bobby Kimball dans une forme vocale éblouissante. L’exemple parfait étant "High Price Of Hate", slow blues en forme de jam qui s’étire sur presque dix minutes où les interventions époustouflantes d’un Steve Lukather en furie répondent à la prestation d’un Bobby Kimball habité comme jamais. L’épatant et groovy "Selfish" nous confirme encore plus que nous sommes bien en présence d’un Toto épanoui de pouvoir jouer en toute quiétude la musique qui lui plait et ce pour le plus grand bonheur du fan heureux que je suis. "No Love" est une semi ballade acoustique efficace avec un harmonica bien venu et un Steve Lukather en grande forme vocale. "Caught In The Balance" est un des morceaux phares de l’album. Un titre comme seul un Toto en état de grâce peut écrire. Intro reggae, riff accrocheur, couplet inspiré, refrain irrésistible et solo somptueux pour un joyau dans la plus pure tradition Toto. Autre registre dans lequel excelle le groupe, la ballade. "Last Love" en est la preuve éclatante avec là encore une chaleureuse performance vocale de Steve Lukather. "Mad About You" est un tube en puissance et serait certainement devenu un classique du groupe s’il avait été écrit à l’époque du "IV" ou de "The Seventh One". Il aurait pu en être de même pour la formidable "One Road", véritable écrin pour la sublime voix de Bobby Kimball. Les pianos de David Paich y sont absolument divins. "Melanie" est une ballade suave à la délicate mélodie portée par le rythme chaloupé de l’impeccable section rythmique Mike Porcaro et Simon Phillips. Une fois encore, la voix chaleureuse de Steve Lukather fait des merveilles. "After You've Gone" est un des très grands moments du disque avec ses sonorités indiennes, ses tablas, son sitar et ses merveilleuses harmonies vocales. L’ombre des Beatles plane sur cette superbe composition. En composant un chef-d’œuvre comme "Better World", Toto nous offre un nouveau morceau de bravoure dont il a le secret en renouant magnifiquement avec ses racines progressives. Un titre majeur du répertoire du groupe. Ce titre qui concluait en beauté l’édition internationale originale est maintenant suivi d’une quatorzième piste. Heureusement que le groupe a enfin décidé d’intégrer dans la tracklist de l’album "Spanish Steps of Rome" qui était le titre bonus de l’édition japonaise. Dorénavant intitulé "Spanish Steps", on se demande comment Toto a pu commettre une telle erreur inexplicable, inexcusable en omettant cette sublime chanson aux accents hispaniques sur laquelle on retrouve avec joie la voix grave de David Paich. C’est aujourd’hui un manquement réparé avec cette édition somptueusement remastérisée, comme le sont les autres albums du coffret "All In 1978-2018", qui nous permet de profiter pleinement et dans des conditions optimales de ce fabuleux "Mindfields" que votre humble serviteur considère comme un nouveau chef-d’œuvre de Toto.
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Quelle déception que ce "Amo". J'avais surkiffé l'écoute de "Sempiternal" qui était, pour moi, l'alliance parfaite du metalcore et de la mélodie alternative avec un élan incroyable et une énergie débordante.
"That's The Spirit" commençait à donner de sérieux signes de faiblesses reléguant la guitare au second plan mais possédait encore des mélodies accrocheuses et une certaine hargne contenue.
Ici, plus rien. On ne trouve plus d'âme, plus de rage, plus d'idées. On a perdu Bring Me The Horizon et c'est bien dommage.
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Voici un groupe que l'on oublie souvent quand on évoque la scène Hard US de la fin des années 80. Il est vrai qu'ils sont arrivés un peu sur le tard avec leur premier album au nom imprononçable, "Dirty Rotten Filthy Stinking Rich" en 1989. D'ailleurs, j'aurais très bien pu vous parler de ce premier essai, mais je me suis dit que la pochette de "Cherry pie" attirerait plus l'oeil que l'immonde cover de "Dirty...". Pour ce deuxième album, WARRANT poursuit sur sa lancée, avec un juste compromis entre Hard puissant et jolies mélodies. L'album démarre avec le tube "Cherry Pie" au refrain imparable et énorme, et c'est comme ça durant tout l'album. Les ballades que sont "Blind Faith" ou "I Saw Red" ne sont pas non plus à négliger et ne sont pas là que pour ravir les jeunes filles en fleur : elles s'adressent aussi au cœur qui sommeille sous notre blouson en cuir (et il faut admettre que c'est pratique une ballade pour emballer une Côtelette !). Comme sur chaque album de WARRANT, nous avons même droit à un bon vieux morceau bien speed et rageur. Ici, il s'agit de "Sure Feels Good to Me" : ambiance headbanging garantie ! Et bien sûr, comme dans tout bon album de Hard américain de la fin des 80's, les paroles concernant le sexe faible sont à l'honneur, j'en veux pour preuve le délicat "Love in Stereo", digne descendant du "Girls, Girls, Girls" de MOTLEY CRUE. Bien sûr, cet album reflète un peu une idéologie qui a un peu disparu de nos jours (la Californie, le Rock'n'roll, la fête, les filles, les filles et encore les filles... aux allures de playmates bien sûr, pas des grosses moches... bref "Alerte à Malibu" !), alors ça fait du bien de s'y replonger de temps en temps. En ce qui me concerne, c'est souvent que je me remets les deux premiers albums de WARRANT. Il faut dire qu'avec l'album suivant, "Dog Eat Dog" sorti en 1992, ils ont abandonné leur côté fun et je trouve que leur musique a pris un virage trop sérieux et a donc perdu de ce qui faisait son charme : l'insouciance.
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Attention ! Album indispensable à posséder absolument ! Voilà, la chronique est finie ! Non ? Bon, OK, je vais vous en parler plus en détails pour vous convaincre de l’avoir dans votre CDthèque si vous ne l’avez pas encore.
Tout le monde connaît JUDAS PRIEST, au moins de nom. Depuis le milieu des années 70, ce groupe anglais est une référence dans le monde du Heavy Metal, initiateur notamment de l’imagerie cuir et clous. Au début des 80’s, JUDAS PRIEST sort des monuments du Metal, avec des albums comme « Screaming for Vengeance » ou « Defenders of the Faith ». Mais, dans la deuxième moitié des 80’s, la bande à Rob Halford sort « Turbo » (en 1986), un album déroutant pour l’époque, avec des synthés qui adoucissent le son du combo. Deux ans plus tard, « Ram it Down » démontre que JUDAS PRIEST n’est pas mort, il suffit d’écouter le title-track ! De plus, durant cette période, JUDAS PRIEST est confronté à un effroyable fait divers. En effet, en 1985, un charmant jeune homme américain du nom de James Vance et un de ses potes, ont une brillante idée : se faire sauter la tête avec un fusil de chasse. Le problème, c’est que James Vance en réchappe, complètement défiguré (on est pas loin d’Elephant Man !) et accuse JUDAS PRIEST (groupe dont il était fan) de l’avoir poussé au suicide, en entendant des messages subliminaux dans certaines chansons. Quelques temps plus tard, le jeune mourra d’une surdose de médicaments (hum...) et un procès retentissant voit le jour... qui devient vite le combat de l’Amérique puritaine contre les idées subversives du Rock et du Heavy Metal en particulier. Heureusement, le verdict est rendu en faveur du groupe, les jurés n’ayant pas réussi à trouver des messages subliminaux (si en fait un dans « Exciter », ça donnait : « je veux un bonbon à la menthe » !) et surtout, il ne fallait pas avoir le QI d’Einstein pour se rendre compte que le garçon avait bien d’autres problèmes psychologiques... bref, la rengaine habituelle (si cette histoire vous intéresse, je vous conseille de regarder le documentaire qui avait été diffusé à la TV, appelé « Dream Deceivers » : http://www.youtube.com/watch?v=eDsv_oG3KWY). Alors, je ne sais pas si c’est ce procès qui en est responsable, mais ce « Painkiller » est l’album le plus agressif du PRIEST ! Déjà, un punch certain est apporté par l’arrivée de Scott Travis à la batterie... il suffit d’écouter l’intro magistrale de « Painkiller ». Ce morceau est tout simplement le plus grand hymne du Metal jamais composé ! Dans cette chanson, il y a tout : une batterie qui claque comme un marteau sur une enclume, un rythme infernal, des guitares plus qu’agressives (headbanging assuré), la voix hurlée de Tata Halford, des soli qui n’en finissent pas... Bref, à quelqu’un qui ne connaît pas le Heavy Metal, je lui fais toujours écouter cette chanson bien représentative ! Le reste de l’album est sans faille, avec des titres rapides (« All Guns Blazing », le furieux « Metal Meltdown »), des compositions plus Heavy, bien martiales (« Leather Rebel », « Hell Patrol »), du Heavy imparable et entêtant (« Nightcrawler »), le repos du guerrier avec « A Touch of Evil », morceau très Heavy et mélodique, un peu dans la lignée du magnifique « Blood Red Skies » présent sur l’album précédent... enfin, bref, que du tout bon ! pas de véritable ballade par contre, mis à part la très courte intro de moins d’une minute (« Battle Hymn ») d’une beauté sans mesure...
Vous l’aurez compris, cet album est sans faille, certains ne s’en sont toujours pas remis. Alors, moi, je n’ai pas peur de vous le dire : à l’envers ou à l’endroit, cet album tue !
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Premier album de Pink Floyd et seule véritable machine de guerre intergalactique de Syd Barrett. Ce dernier domine le chant (quasi en intégralité sur la seconde face) d'une voix cajôleuse mais détenant déjà un certain poison, un goût pour les comptines empoisonnées (Bike, qui parle de LSD, Lucifer Sam et son chat diabolique, Flaming et sa chevauchée de licornes). Autour de lui, les trois autres prennent déjà leurs positions : Roger Waters, encore timide au chant, déchiquète des espaces sonores, Richard Wright (paradoxalement un peu plus présent au chant principal) nous ouvre les portes de royaumes insoupçonnés et Nick Mason temporise tout cela avec bonhommie. Pink Floyd montre déjà un penchant sérieux pour l'expérimentation (Astronomy Domine, Take Up Thy Stethoscope And Walk, Interstellar Overdrive) mais sans maturité, certains de ses morceaux s'avérant de superbes collages sonores. Tout a commencé par cet album, et nombreux sont ceux qui reviennent s'abreuver à la source.
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