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Le toujours délicat exercice du deuxième album, Marillion y est vite confronté en cette année 1984 avec la parution de ce "Fugazi". J’annonce rapidement la couleur, j’avais adoré à la folie "Script For A Jester's Tear", je vénère "Fugazi". Je l’assume pleinement et n’ai pas besoin d’en justifier la raison. Je vais pourtant le faire ou sinon quel intérêt d’avoir écrit ces mots en guise d’introduction. Il y a d‘abord la somptueuse pochette à nouveau réalisée par Mark Wilkinson. Il y a la production bien plus maîtrisée que sur le premier album qui valorise enfin la finesse des arrangements et l’énergie du groupe. Il y a l’arrivée de l’excellent Ian Mosley à la batterie qui va apporter à Marillion, en compagnie du remarquable bassiste Pete Trewavas, une assise rythmique de très grande classe. Mais ce qui frappe le plus, c’est la qualité irréprochable des sept compositions que l’on retrouve sur ce "Fugazi". "Assassing" avec son intro remarquable qui annonce l'entrée en lice de Steve Rothery et sa guitare gilmourienne sur une rythmique géniale portée par un Fish agressif, volontaire dont la voix conquérante vous étreint avec force jusqu’au dernier souffle. Le fantastique solo de Steve Rothery ouvre la voie à une montée en puissance menée par Mark Kelly et Ian Mosley avant le retour d’un dernier couplet plus rageur et vindicatif. Du très grand art rapidement suivi par l’irrésistible "Punch And Judy" où Marillion fait étalage de sa grande faculté à écrire des chansons plus concises et autant pourvues d’arrangements très riches. Le refrain est un modèle de précision mélodique. Toujours dans l’efficacité immédiate, la superbe "Emerald Lies" est la parfaite illustration de la maîtrise du groupe tant cette pièce maîtresse de leur répertoire révèle toute la richesse musicale de Marillion. Ian Mosley est éblouissant sur cette mythique intro sans oublier Pete Trewavas et sa basse incandescente. Fish toujours aussi impliqué nous entraîne vers des sommets de tension. Bien que l’album sonne très rock en déployant une colère non contenue, Marillion n’oublie pas pour autant sa mélancolie. Les bouleversantes "Jigsaw" et "She Chameleon" le rappellent somptueusement. Des mélodies belles à pleurer, des solos de guitares et claviers stratosphériques plus la voix miraculeuse de Fish font de ces deux titres majeurs des instants suspendus en état de grâce. Les somptueuses "Incubus" et "Fugazi" prouvent à quel point Marillion est bel et bien le fer de lance du néo progressif. Grâce à leur inspiration, leur don d’écriture, leurs talents respectifs et leur niveau d’interprétation, Fish, Steve Rothery, Mark Kelly, Pete Trewavas et Ian Mosley ont dépoussiéré le rock progressif de ses oripeaux encombrants et totalement dépassés. En lui insufflant une énergie qui rappelle parfois celle qui émane du genre hard-rock, Marillion a su générer chez un nouveau public une curiosité, une sympathie, un regard sain envers un genre alors oribond qui ne demandait qu’à être bousculé. Un an après "Script For A Jester's Tear", Marillion nous offre avec "Fugazi" un deuxième chef-d’œuvre consécutif. La suite allait faire entrer le groupe dans la légende…
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Moins poétique que "Script..." Fugazy explore, à l'instar de "The Wall" le côté sombre de la force. Tout est ici déprimant, froid, clinique. C'est sûrement l'album le moins accessible du groupe. Je le trouve très inégal ; "Incubus" à mon sens porte à lui seul l'ambiance de l'album. ce titre fabuleux me met toujours le frisson après ces années.
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L'album qui m'a fait entrer de plain-pied dans le monde progressif. Des titres costauds, d'Assasing à Fugazi, sombres et torturés juste ce qu'il faut, avec de multiples thèmes mélodiques. Fish est en pleine forme, les musiciens aussi : que du bonheur.
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Une autre référence de la période Fish. Un morceau encore plus accrocheur que "He Knows You Know", à savoir, "Punch And Judy".
Une batterie toute fraîche en la personne de Ian Mosley, qui nous montre deux superbes passages sur "Assassing (Album Version)" et sur "Fugazi".
Enfin, les paroles toujours aussi... torturées, poétiques,... floydiennes!
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7+ "Marillion" sort son deuxième album dans la parfaite continuité du premier, tout en corrigeant ses défauts. Le groupe a maintenant acquis sa maturité et les compositions sont encore une fois à la hauteur de nos espérances. Bon album, s'il faut posséder un "Marillion" période "Fish", c'est pour moi celui-là.
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2ème album et 2ème grande réussite pour le groupe. Cependant Fugazi reste l'album avec Fish que j'aime le moins. Je le trouve juste un peu moins intense que les 3 autres. L'album est, à l'image de sa pochette assez sombre... Mais il recèle son lot de morceaux complexes et très travaillés (si l'on excepte Punch & Judy). De toute façon, pas grand chose à ajouter, encore un très bon Marillion !! (à défaut d'excellent)
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