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J'ai voulu prendre du temps avant de rendre mon verdict sur cet album. Beaucoup étaient impatients et furent déçus, moi c'est l'inverse. Je craignais le retour de Portnoy dont l'influence prenait trop de place dans ses derniers albums avec le groupe. J'y suis allé avec crainte et précaution (les singles, hors contexte, me parlaient peu). Et au final j'ai découvert un grand album !
Je le trouve plus metal, bien moins alambiqué, plus direct et c'est ce qui fait son charme à lui. Si 'Night Terror' et 'Broken Man' sont plus classiques (même si sur le second l'excellent solo façon Weather Report sur une rythmique groovy est notable), le reste nous emmène ailleurs. 'Dead Asleep' rappelle un "6DOIT" qui aurait muri (avec un riff énorme de Petrucci, 8 cordes obligent) et prend son temps, sans artifices inutiles. 'Midnight Messiah' propose un metal plus direct, simple et efficace, qui fait passer l'énergie avant la technique (la partie en twin à la Maiden version tellurique !), 'Bend The Clock' calme le jeu et me rappelle le Townsend de "Ki" avec un solo à la Gilmour à pleurer (avec les mêmes descentes de tomes mais façon DT :). Jamais, à mes oreilles, Petrucci avant autant mis sa technique au service de l'émotion. 'The Shadow Man Incident', différente une fois encore, est la pièce maitresse finale attendue. Pas d'intro pompeuse, pas de claviers outranciers. DT ne ménage pas ses transitions, ne fait pas dans le remplissage. Rudess nous sort d'autres sons (sa partie tango précipité fait son effet), on y trouve même un passage tribal assez dépouillé, Petrucci balance des soli dont certains me rappellent Steve Lukather (d'ailleurs, par moment, a-t-il déjà enchainé les notes aussi vite ?), les progressions sont originales et la sortie réussie, sans grande pompe une fois encore mais avec de vrais bons riffs et mélodies vocales.
Le tout est cohérent, pseudo concept oblige, et les clins d'oeil à d'anciens textes font sourire, sans pour autant nous sortir du contexte.
Pour moi qui ai aimé la période Mangini, je dois avouer que Portnoy semble revenu moins fâché, au service d'une apparente facilité et apportant ici de ces dernières expériences musicales des plages plus "simples" qui ne font que rendre plus dingues les passages tordus.
Voilà de quoi entrer peut être, à l'avenir, dans le top 3 de mes meilleurs albums du groupe.
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Il m'a fallu du temps avant d'apprivoiser cet album. Non qu'il soit complexe, au contraire il simplifie le propos d'un Purple privé de Steve Morse.
Mais s'il m'a fallu du temps pour apprécier à long terme ce que Steve apportait au groupe, le voir partir m'a peiné car ses contributions (sur les deux derniers albums par exemple) portaient le groupe à un autre niveau de composition, plus "Prog" dirions nous.
Alors qu'ici le groupe revient à ses racines comme nous avons pu le lire partout. Mes premières écoutes me renvoyaient à du déjà entendu en moins bien, à une tentative de revenir aux grandes heures de "Machine Head" me laissant l'impression que le groupe s'auto-parodiait.
Mais fan de Purple depuis plus de 30, je n'ai pas baissé les bras aussi vite, j'ai écouté, encore et encore, parfois d'une oreille distraite ... Et j'y ai trouvé une certaine satisfaction.
Les titres et mélodies sont efficaces, Gillan garde sa superbe (cette voix sur ' I'll Catch You '), Mc Bride trouve naturellement sa place sans en faire trop, Airey s'en donne à coeur joie et apporte de plus en plus de sons personnels, et la rythmique semble avoir perdue 20 ans.
'A Bit On The Side' est délicieuse avec sa Charlene et son solo de guitare grinçant ; la rythmique de 'Old Fangled Thing' est assez originale et Gillan retrouve ses "living wreck" ; 'Now You're Talkin' secoue et Gillan se fait mal à la gorge ce qui pousse le duo Airey/Mc Bride a nous offrir des échanges dignes de la grande époque néoclassique ; et le final nous replonge dans la période proggy du groupe. Je n'en cite que quelques uns mais rien n'est vraiment dispensable ici.
Il sont repartis pour combien de temps ceux qu'on appelaient déjà les dinosaures du Rock en 1990 ?
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Pas besoin d'en ajouter plus, après quelques mois d'écoutes, je peux dire que c'est pour moi son meilleur album depuis longtemps !
Le titre avec sa fille vient draguer les terres d'un The Gathering et 'Scattered' est sans doute ce qu'il a composé de mieux depuis "The Division Bell" avec ce solo en trois étapes. Pas une minute de cet album n'est de trop, même dans les titres bonus. Et même si la voix fatigue un peu par instant, elle n'en est que plus habitée.
Une des plus belles carte de visite de Gilmour et de son parcours dans le monde du Rock "progressif".
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Je rejoins mon ancien collègue Childéric, cet album est une totale réussite ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas tenu une telle pépite dans les mains.
Ces musiciens disent avoir besoin de se renouveler à chaque album, d'aller toujours plus loin dans le travail de leur instruments et cela s'entend !
Rien n'est à jeter. Et même si les trois albums précédents étaient déjà forts intéressants, celui ci les dépasse de la tête et des épaules !
Indispensable !
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Comme la majorité d'entre vous, j'ai eu du mal avec les deux premiers singles. Pourtant je suis un fan de longue date de Luke. Je ne voyais pas où il voulait en venir. Puis j'ai compris l'idée du titre, faire un pont entre son travail solo et Toto.
J'ai fini par acheter l'album et pour moi il est bon. Il est même plus inspiré que son prédécesseur rempli de reprises. Là où la ballade 'i found the Sun again' m'avait laissé dubitatif, 'All forevers must end' est une superbe réussite, le court solo m'a presque tiré une larme.
Les deux singles sont finalement les titres les moins intéressants. Le reste m'a permis de retrouver le groove, l'insolence, l'énergie et l'inspiration de Luke. J'ai dû juste me faire à son étonnante concision. Même le blues proposé ici surpasse les derniers exercices similaires en solo ou dans Toto (les poussifs et jumeaux 'Creep motel' et '21st century blues).
J'ai bien fait de multiplier les écoutes et de prendre patience car cet album a fini par me révéler ses atouts.
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Je ne suis habituellement pas fan de ce genre de ROCK US mais après l'écoute des deux singles je me suis acheté l'album. Et je ne regrette pas !
La voix de Momsen est vraiment prenante et le groupe derrière assure. Le solo de Morello sur 'And So It Went' apporte le petit + tout comme la participation des camardes de Soundgarden sur l'addictif 'Only Love...' à la batterie bien placée.
Par contre, c'est bien la première fois que je vois un album débuter tel un rouleau compresseur pour se transformer insidieusement au fil des titres et s'achever comme une balade en demi-poney !
Qu'importe ! La voix de Momsen reste le fil rouge et si les premiers titres sont très puissants, les plaisirs d'écoute se trouvent plus loin dans les détails, un riff, une mélodie de basse, ou le phrasé parfois surprenant de sa chanteuse.
'Got So High' par exemple qui lorgne vers Joan Osborne et reste en tête.
J'aurai juste une retenue sur le dernier 'Harley Darling', celle qui nous emmène en demi-poney justement. C'est bien fichu mais un peu caricatural et les "pout-pout" de harley sur le solo dégoulinant de sucre frôlent le mauvais goût.
Une erreur pardonnable vue la qualité des 2/3 de cet album.
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