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Album THE LENS REGENERATION THE LENS
REGENERATION (2010)
GIANT ELECTRIC PEA
ROCK PROGRESSIF
4/5
LONEWOLF1300
18/05/2024
 
292
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Un album magnifique qui est clairement une invite au voyage spatial. Un vrai petit bijou qui déploit ses effets dans l'espace sonore en vous laissant scotché.

La composition est véritablement extraordinaire. Mike Holmes tire le maximum de chacun des instruments utilisés et les agences les uns avec les autres avec une maestria remarquable. son intervention à la basse mérite qu'on tende l'oreille soigneusement, . C'est ciselé par un artiste, on ne peut pas le nier. On passe d'une plage éthérée à une autre plus puissante, presque énervée, poussée par une rythmique efficace et impressionnante

L'ensemble des titres reste homogène malgré une belle inventivité, aucun ne parait être le maillon faible d'un album qui par ailleurs place la barre très haut. Une sorte de prog-rock (2 titres de plus de 10 minutes, avec un "Dreams" énergique et richement varié, et "Full of Stars" très génésissien) teinté de nappes de claviers très planantes parfois, le tout influencé à la fois par Genesis (très bel usage du Mellotron, batterie parfois très inspirée de la frappe de Phil Collins) ou Pink Floyd (phrases musicales allongées comme par exemple "Twenty Eight" et bruitisme comme quelques voix récitantes) avec régulièrement des crescendo à la Ravel. Un mariage des genres très réussi, très inspiré, servi par une virtuosité incontestable.

L'écoute est un moment de bonheur parfait, sans la moindre tâche. 60 minutes de mise en orbite dans la félicité. Réservez vos billets, car vous y reviendrez plusieurs fois !

Album KARNATAKA KARNATAKA KARNATAKA
KARNATAKA (1998)
AUTOPRODUCTION
ROCK ATMOSPHERIQUE
4/5
LONEWOLF1300
18/05/2024
 
292
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Dommage que la production de cet album soit (il faut le dire) si dégueulasse !

Car oui, le traitement du son est tel qu'on entend le studio presque plus que la musique. Les instruments semblent loin des micros et tous un peu mélangés les uns aux autres. Ca fait un peu bouillie de notes et de tonalités. On dirait que chaque titre à été enregistré en une seule prise, quelque part au fond d'un garage. Donc à la diffusion l'impression est franchement désagréable.

Toutefois... Voilà une très belle création, rock progressif dit "atmosphérique" sous influence galloise, cad légèrement teinté de la culture celtique. C'est principalement la voix féminine typiquement aérienne qui rappelle les racines du groupe et de leurs compositions.

A propos de composition, il est clair que Karnataka a travaillé soigneusement l'écriture de chacun de ses titres. Tout en concevant un album homogène, ils ont su varier l'inspiration tout au long des 50 minutes que déroulent ces 8 chansons. Pas une chanson ne parait "faible" par rapport à l'ensemble. C'est du beau travail, la richesse et l'inventivité se double d'un réel talent à l'exécution. La part belle est faite aux solos de guitare, virtuoses mais fins et sensibles (l'outro de "Crazy" est à pleurer !), mais la batterie n'est pas en reste et la basse se place en vedette, bavarde, velue, cavalière, musicale à souhait. Le tout posé sur des claviers qui assurent de belles nappes qui portent l'ensemble des titres avec une belle énergie.

Clairement cet album est somptueux, nonobstant le traitement indigent dont le mixage a été l'objet. Je ne suis pas un fou des "remaster" mais celui-ci mériterait clairement d'être reconstitué, ça le métamorphoserait. Car en fait, c'est son seul défaut.

Album KARNATAKA DELICATE FLAME OF DESIRE KARNATAKA
DELICATE FLAME OF DESIRE (2003)
IMMRAMA
ROCK ATMOSPHERIQUE
3/5
LONEWOLF1300
12/05/2024
 
292
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Un beau disque, agréable à écouter, plein de charme et de talent, séduisant par ses ambiances et ses voix magnifiques, d'une bonne durée sans jamais lasser. Le son a été bien travaillé, la production est correcte sans être somptueuse. Il dispose d'une grande quantité de titres qui passeront sans difficulté de nombreuses fois sur une platine.

Mais il manque de caractère, notamment progressif, et surtout de piment. L'unicité de ses titres en fait une oeuvre qui est facile à aborder, facile à commercialiser, et le résultat reste un peu trop sage et convenu. Le format des chansons est certes plus longs que celui des radios FM, mais il en ressort la même impression que lorsqu'on écoute du Phil Collins (période chansons d'amours tristes) ou du Brian Adams...

C'est beau, c'est bien fait, il y a de belles envolées de guitare, ça procure éventuellement quelque émotion, mais ça manque singulièrement de peps et de surprises. L'énergie est trop policée pour en faire un album qui sonne réellement "rock". Pour autant, ce n'est pas un album à fuir, il reste bien composé, bien joué et l'écoute reste satisfaisante, en fonction de l'humeur et des attentes qu'on peut avoir à ce moment-là.

Ils feront bien mieux avec par exemple "The Gathering Light", 7 ans plus tard.

Album COSMOGRAF WHEN AGE HAS DONE ITS DUTY COSMOGRAF
WHEN AGE HAS DONE ITS DUTY (2011)
F2
ROCK PROGRESSIF
5/5
LONEWOLF1300
06/05/2024
 
292
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Woaw ! voilà le premier réflexe à la première écoute de cet album musclé, plein, complètement progressif tout en ayant un caractère rock bien marqué. C'est ma découverte de ce groupe, dont le nom m'était totalement inconnu il y a encore un an...

A croisée des chemins entre le bruitisme et quelques nappes brumeuses à la Pink Floyd, les ambiances nostalgiques de Genesis, les climats sombres de Porcupine Tree, tout en ayant un caractère propre très affirmé, cette galette ne vous laisse pas un moment de répit. Il nous faut tout écouter, jusqu'au bout. Les 62 minutes passent à vitesse grand V, et on en redemande.

Tout est soigneusement mesuré dans cette oeuvre impressionnante, l'intervention des bruits, des textes parlés, des choeurs, le poids de certains claviers que Jean Michel Jarre n'aurait pas reniés, une rythmique nerveuse, tranchante, soutenue par une basse velue et parfois agressive, et de très nombreuses envolées de guitares aériennes et virtuoses. Le chant n'est pas d'une performance de très haute volée, mais c'est une voix qui sait être émouvante et qui colle avec le propos. Le concept abordé (de la vie jusqu'à la mort) est en lui-même une question sérieuse et Cosmograf s'y attaque avec une justesse qui impose le respect. L'emploi occasionnel de grands orgues est particulièrement juste dans ce contexte, ça pose une emphase incroyablement judicieuse.

Une musique composée avec invention et finesse, de l'émotion à revendre, des influences délicieuses, une virtuosité incontestable, un climat prenant et homogène, il y a tout ce qu'il faut pour passer un excellent moment à l'écoute de cet album qui pèse son poids en musicalité et en émotions procurées. Avec en plus l'intérêt de devoir s'y reprendre à plusieurs fois pour bien s'imprégner des pépites disséminées ça et là dans les différents titres, et qui ne se laissent découvrir qu'au delà d'une première écoute, même attentive.

Comme billet d'entrée dans le monde de Cosmograf, "When age..." est parfait pour motiver une recherche soigneuse dans leur discographie. C'est sur, je vais aller écouter ce qu'ils ont fait d'autre !!

Album YES THE QUEST YES
THE QUEST (2021)
INSIDEOUT MUSIC
ROCK PROGRESSIF
3/5
LONEWOLF1300
03/05/2024
 
292
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Avoir un "vrai" nouvel album de YES devenait de plus en plus improbable. Donc il fallait l'accueillir avec bonne grace. Bien installé pour une écoute attentive, on se découvre impatient voire exigeant. Et c'est là que ça coince un peu.... Cette galette se découvre peu à peu et une fois la première écoute finie, on se dit qu'elle est pour le moins homogène, relativement plaisante. Mais "plaisante", quand on écoute du YES, ce n'est pas assez.

Des morceaux dans l'ensemble assez lisses, convenus, qui ne surprennent pas. Je n'irais pas jusqu'à dire "soporifiques" ou ennuyeux. C'est bien fait, bien écrit, bien construit, il règne un petit charme très bucolique. La production est impeccable, il faut aussi le noter. Mais ça manque terriblement de peps, de ruptures, d'audaces et d'envolées lyriques. Une forme de "easy listening", un YES devenu "soft" et quelque peu commercial, qui n'est effectivement pas du gout des fans purs et durs, mais qui n'est pas non plus à la hauteur par exemple d'un 90125.

Ca manque d'énergie, de folie, de créativité. Batterie peu inventive, c'est plutôt la basse qui fournit le plus beau de la rythmique. Ca peut être en partie la raison de cette sensation de manque. Cependant, c'est une question de caractère. Là, on a bel et bien un album qui se veut facile à aborder, facile à écouter, sans prétentions prog-rock, sans manifestations emphatiques. C'est de la "jolie musique", mais cette formulation faite ici et dans ce cadre frise le dénigrement. Hélas un peu fondé. Ca manque de profondeur et de sophistication.

"Leave Well Alone" est le titre qui soutient toute l'oeuvre à bout de bras avec "A Living Island", et dans une moindre mesure "The Ice Bridge" et "Dare to Know". L'ensemble des autres titres restant campés un large cran en-dessous, voire carrément en creux. Les bonus, chose dont globalement j'apprécie assez peu le principe, sont tout bonnement dispensables.

Disons que c'est frais et pétillant, agréable en bouche mais sans touche de fond ni persistance. il y a de beaux moments, du talent dans l'exécution comme toujours, notamment avec les guitares qui se voient attribuer une belle part (la basse, particulièrement stratégique dans le feeling que laisse cet album). Les parties vocales sont très réussies, notamment par leur proximité avec la tessiture de "l'autre" Jon (le vrai !). Mais dans l'ensemble, on garde l'impression qu'ils sont passés à côté de quelque chose de plus poignant.

Pour conclure, je me garderais d'affirmer que cet album est mauvaix. Ce n'est pas le cas. Mais je crois pouvoir soutenir qu'il n'est pas nécessaire dans une discographie de YES, qui a vu beaucoup mieux que ça.

Album YES UNION YES
UNION (1991)
ARISTA
ROCK PROGRESSIF
2/5
LONEWOLF1300
02/05/2024
 
292
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Union est un album qui porte très mal son nom. On connait tous l'histoire mercantile qui a mené à cette re-formation, qui n'a "d'union" que le nom. Hélas, il en va de même avec le contenu, hétéroclite au possible, sans cohérence, disparate. On ne sait plus quoi en penser. Déjà, cette (très) longue accumulation de titres (très) courts ne ressemble pas à YES. L'album est certes long (70 minutes) mais "plus c'est bon" ne s'applique pas ici.

C'est un mélange de "bon sans plus" et de "passable peut mieux faire". Ce n'est pas que le son n'est pas bon ! Au contraire la production de Union semble aux petits oignons (hahaha... demandez à Rick Wakeman !), mais c'est au service de chansons qui pour beaucoup semblent ne pas le mériter (Give & Take" ou "I would have.." franchement !!!).

Pourtant, il y a du potentiel, de bons riffs, du groove ("Saving my Heart", "Silent Talking"), la voix toujours aussi porteuse, certaines compositions remarquables comme "Shock to the System", de la sensibilité ("Angkhor Wat") et quelques tentatives pas si maladroites comme "Lift me up". Une mention spéciale pour "The more we live", qui additionne tous les qualificatifs. Un titre bien bati, bien écrit, bien composé, lourd, puissant, émouvant au possible, avec ses nappes de claviers omniprésentes qui vous prennent aux tripes dès la première note et qui bordent ce titre jusqu'au final. Dommage qu'il n'ait pas gagné une ou deux minutes supplémentaires avec quelque solo ou break inventif en plein milieu.

Mais globalement la sauce ne prend pas. Ce n'est pas un franc déplaisir à écouter, mais c'est franchement pénible sur la longueur. Il finit en beauté, vraiment, mais bien souvent on actionne le bouton "forward" de la télécommande...

 
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