Ash Orphan est un artiste français qui a une vocation internationale en particulier entre les Etat-Unis et la France. Il a joué dans plusieurs groupes de rock alternatif dont Huxley Met Soda et Jane Gray Black Orphan après avoir exploré divers styles allant du jazz rock au punk rock avec Tarah Who?. Cet autodidacte qui touche à la guitare, à la basse et au chant nous livre ici un album solo intimiste empli d'émotions.
L’introduction 'A Warm Place To Fall' nous plonge dans une ambiance des plus mystiques avec des voix en forme de mélopée, balançant entre le tribal et des chants oniriques, ponctuées d'une légère percussion. C'est dans cette atmosphère propice au recueillement et à l'écoute attentive que débute 'The Man Who Fell From The Moon' avec sa guitare sobre sur le manche de laquelle glissent les doigts du protagoniste. Le chant, avec un accent un peu franchouille est l'occasion, en particulier sur ce titre, de laisser libre cours à une émotion brute, sans artifice et sans retenue. La mélodie est relativement poignante dans sa simplicité. Avec 'Dark Night,Dead Heart', les chants du premier titre sont de retour comme support à une nouvelle vague de sensibilité à fleur de peau où la chute se poursuit dans le même registre.
L'album change de tonalité avec 'From Ashes To Dust', une chanson folk ne présentant au final qu'un intérêt limité, d'autant qu'elle rompt un charme langoureux et émotionnel dans lequel on se prélassait jusque-là, impatient d'écouter la suite, qui s'avère un peu décevante. Avec 'Never Shoot A Fallen Star', Ash Orphan reprend un peu là où il s'était interrompu avec le titre précédent. Il s'agit ici d'une ambiance plus orientale au sein de laquelle la guitare exprime une forme d'intensité entraînante, appuyée par des percussions plus variées d'un exotisme assumé. Un vrai petit bonheur.
"The Man Who Fell From The Moon" nous transporte encore par la suite. D'une rive éminemment mélodique avec un 'When The Fish Was King' inspiré, qui s'intensifie au fur et à mesure vers la douceur de 'Moon Child' aux jolies harmoniques et au chant plus posé, plus grave et vibrant ou encore la spontanéité folk de 'Shooting Stars' avec une jolie cohérence.
Avec des compositions épurées soutenues par des ambiances d'une belle intensité, Ash Orphan nous offre un album attachant, malgré quelques fausses notes.