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""Selling England By The Pound" est LE disque de Genesis à posséder."
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De tous les disques de Genesis période Peter Gabriel, "Selling England by the Pound" est sans conteste le plus abouti. Rien d'étonnant à ce que cet album ait hérité de toutes les qualités de ses trois glorieux prédécesseurs.
L'incroyable maturité des membres du groupe s'est moulée dans un album composé collectivement. La profondeur vaporeuse de "Trespass" se retrouve dans les arpèges délicats de 'Cinema Show' et dès les premières notes du disque, dans l'intro de 'Dancing with the Moonlit Knight'. La force gothique et inquiétante de "Nursery Cryme" revient dans 'The Battle of Epping Forest', qui relate une bataille rangée entre citadins des faubourgs londoniens (le passage le plus savoureux relate les premiers ébats sexuels d'un évêque). La profondeur sonore et la narration majestueuse de "Foxtrot" ont des échos dans 'Firth of Fifth' (qui reste pour beaucoup le meilleur morceau de Genesis). En bref, toute l'expérience chèrement acquise par le groupe est mise en marche dans "Selling England by the Pound".
Ce qui restera aussi de ce disque est son incroyable reprise de thème. L'émouvante mélodie de 'Dancing with the Moonlit Knight' se retrouve à la fin de 'Cinema Show' après une fugue vertigineuse improvisée par Banks au synthé. Et le tout s'enchaîne sur le dernier morceau, 'Aisle of Plenty', qui rajoute un couplet à la première chanson d'une émotion inouïe.
Pour enfoncer le clou, ajoutons 'I know What I Like' et son rythme enjoué, 'After the Ordeal', un instrumental de Steve Hackett qui dépasse en puissance tout ce qu'il a pu écrire pour le groupe. Ajoutons enfin une ballade chantée par Phil Collins, 'More Fool Me', plaisante et touchante virgule au sein d'un album à l'équilibre parfait et aux sonorités uniques. Bref, "Selling England by the Pound" est tout simplement LE disque de Genesis à posséder.
Plus d'information sur
http://www.genesis-music.com
LISTE DES PISTES:
01. Dancing With Moonlit Knight 02. I Know What I Like (In Your Wardrobe) 03. Firth Of Fifth 04. More Fool Me 05. The Battle Of Epping Forest 06. After The Ordeal 07. The Cinema Show 08. Aisle Of Plenty
FORMATION:
Mike Rutherford: Basse Peter Gabriel: Chant Phil Collins: Batterie Steve Hackett: Guitares Tony Banks: Claviers
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(10) AVIS DES LECTEURS
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Je ne vais pas bouder mon plaisir, cet album est une véritable perle.
Il regorge de mélodies superbes, d'arrangements somptueux, de technicité aussi (toujours au service de la composition), d'un chant riche, chaud, jouant sur tous les registres pour donner l'émotion.
On perçoit une totale complicité de tous les membres du groupe.
A l'exception de The Lamb, c'est sans doute l'album le plus travaillé de la formation Banks, Collins, Gabriel, Hackett, Rutherford. Chacun est au top et donne le meilleur de lui-même, l'exécution est juste parfaite, foisonnant, sans être brouillon, ciselé, millimétré.
C'est aussi celui qui bénéficie du meilleur son, de la meilleure qualité d'enregistrement, qui sonne beaucoup plus moderne, sans doute aussi en raison de l'arrivée des synthétiseurs.
Pour autant, contrairement à nombre d’aficionados du prog et de Genesis en particulier, ce n'est pas mon album préféré du groupe.
Il lui manque pour moi, par rapport aux 3 précédents, un peu de fureur, de brutalité, de hargne, de fougue, qu'on ne retrouve que dans le premier titre: Dancing With the Moonlit Knight, qui est pour moi le meilleur morceau du disque. Il a tout ce que j'adore: les mélodies, les ruptures, les crescendo, decrescendo, le chant poignant, varié, les effets de surprise, un gros soupçon de virtuosité également, pour moi probablement la chanson la plus riche et la plus déjantée du groupe.
Entendons-nous bien, il n'y a rien de mauvais dans cet album que j'adore, même si I Know What I Like (le tube !) me laisse un peu sur ma faim (je trouve le refrain presque pénible !).
J'aime bien More Fool Me, que beaucoup trouvent comme étant le plus faible de l'album, mais ce duo Guitare-Voix (2ème chanson avec Collins au chant - ne pas oublier For absents friends sur Nursery Cryme) apporte de la fraicheur, une respiration.
Tous les autres titres sont des merveilles mélodiques, avec des arrangements incroyables:
Firth of fifth avec sa superbe intro au piano, et son enchaînement de solis (flute, puis piano, puis synthés et guitare pour finir): grandiose et beau.
The battle of Epping Forest avec sa richesse sonore (des contrepoints partout et de tout le monde) avec un chant habité comme jamais, sur une histoire loufoque, drôle, ironique, finissant avec une partie de guitare que je trouve tout bonnement extraordinaire.
After the ordeal est un superbe instrumental, émouvant, riche et beau, oui beau, mêlant intelligemment acoustique et électrique.
The cinema show avec son départ en dentelle et son ÉNORME solo de claviers sur une rythmique dingue, fine et foisonnante à la fois.
Aisle of plenty dont le chant vous dresse les poils !
Gabriel n'a probablement jamais aussi bien chanté.
Hackett est au sommet de son art, fin, délicat, exceptionnel.
Rutherford livre des parties rythmiques incroyables tant à la guitare qu'à la basse.
Collins assène tous les morceaux de son jeu riche, fin, diversifié, allant du rock au jazz.
Banks est impérial, monstrueux.
Un album que l'on peut écouter en boucle en continuant d'y découvrir, à chaque fois, une surprise ici et là, mais peut-être, malgré tout, un peu trop fluide et trop sage.
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Le premier truc qui m'avait marqué à l'écoute lorsque je l'ai découvert, c'est l'accumulation de ces histoires toujours au caractère british, ainsi que la sophistication de l'ensemble. Effectivement, il s'agit de maturité, on voit combien Genesis est au top à ce moment-là. Leur écriture est incomparable, leur créativité musicale est d'une force enviable, leurs prestations sont vraiment somptueuses.
La variété des thèmes abordés, l'ampleur et la musicalité de l'ensemble font qu'il est difficile d'envisager d'interrompre l'écoute avant d'avoir tout écouté en entier. On est rapidement transporté dans un univers très imprégnié de la culture et de la littérature britannique, ce qui en fait tout son charme et toute sa cohésion. La musique colle parfaitement avec ce climat typique. Les ambiances sont surprenantes, vaporeuses voire éthérées, subtilement syncopées ou bien vous martèlent avec conviction des thèmes d'une richesse surprenante. Là dessus, Peter Gabriel ajoute tout le talent qui le caractérise, jouant du plus profond répertoire masculin à des poussées aigues à vous filer la chair de poule.
Cet album parait plein à craquer de talent, à tout point de vue. L'inspiration est énorme, leur créativité déchainée. D'album en album, Genesis n'a fait que progresser, ce qui ne manque pas de surprendre puisqu'on peut penser à chaque fois qu'ils ont atteint un sommet. Ce qu'on pouvait penser avec Foxtrot. Hé bé non ! Ils en remettent encore, en ajoutant cette dimension de plénitude et d'application qui rend leur musique exemplaire et la transforme en référence du genre.
"Dancing.." attaque l'abum d'une façon magistrale, pêchue et variée à souhait, avec une succession de thèmes très différents les uns des autres mais soigneusement liés. Le final est somptueux, fortement évocateur et très émouvant ; 2 minutes 20 de pur bonheur.
"I know what I like" est une très surprenante chanson, discours déroutants d'un jeune homme et d'une tondeuse à gazon. Intro lente, puis rythme enlevé, syncopé, doté d'un climat très génésissien et finissant en outro lent. Ce titre m'a toujours laissé une très curieuse impression ; il faut avouer que pendant des années j'étais persuadé qu'il s'agissait de la déclaration d'un homme à une femme qu'il aime.... (à l'image de "The Musical Box")
"Firth of Fith" est un des meilleurs moments, très bien structuré, très recherché, d'une ampleur considérable.
"More fool me" me parait dispensable, bien que cherchant à jouer sur l'émotion d'une voix de Phil Collins très bien placée. Vocalement un beau début pour la suite de la carrière du groupe, mais un titre à l'intérêt assez faible.
J'adore "The Battle..." avec son côté martial, tapageur, sa rythmique aux superbes envolées, ses ruptures, et le thème abordé.
"After The Ordeal", une respiration bienvenue, est un très bel instrumental riche et varié, une démonstration d'inspiration et de délicatesse.
Vient ensuite le fameux "Cinema Show" petite comptine très ironique au sujet des rencontres amoureuses, dont les différents thèmes se succédant permettent aux musiciens de jouer en passant de la plus grande subtilité aux rythmes les plus enlevés, avec un Phil en verve et un Tony toujours aussi impressionnant.
Avec "Aisle Of Plenty" l'album se clot en reprenant une phrase musicale du premier titre, avec une très belle superposition de voix, en final court mais sompteux dans son élégance. La boucle est bouclée.
On garde l'impression d'un album ciselé finement, un vrai travail d'horlogerie musicale, réalisé avec un lyrisme certain. Il y a manifestement une volonté de produire un album quasiment parfait, dans lequel rien n'est à jeter ni à ajouter. c'est chose faite, de manière magistrale, impeccable et incontestable.
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Fin de la première période musicale de Genesis, en beauté, avec un album faisant l'unanimité, ou quasiment. En ce qui me concerne, il reste toutefois le "moins-disant" de la tétralogie de 1970 à 73. J'ai encore un peu de mal aujourd'hui avec l'enchaînement des variations mélodiques de 'Dancing with the moonlight knight', et je ne suis pas très fan non plus de la dimension parodique de 'The Battle of Epping forest', une recette qui a mieux fonctionné à mon sens sur d'autres compositions génésiennes, ou de Steve Hackett en solo. Le reste de l'album emporte mon adhésion presque intégrale, 'Firth of Fifth' est inoubliable (on y trouve la poignante empreinte mélancolique de Tony Banks), le cycle de clôture avec 'After the Ordeal' / 'Cinema Show' / 'Aisle of plenty' se pare d'un lyrisme étincelant. Si "Selling England by the Pound" ne se classe pas au rang de mes albums fétiches, en revanche je le considère comme l'un de ceux qui parvinrent à concilier au mieux les différents talents créatifs de la formation. 8,5/10
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Voir les 10 avis des lecteurs
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(5) COMMENTAIRE(S)
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Pour moi, Genesis est l’un des plus grands groupes de rock progressif toutes périodes confondues et "Selling England By The Pound" le meilleur album de Genesis faisant sans aucune hésitation partie des 10 albums que j’emmènerais sur une île déserte. Donc, pour répondre à ta question, cher Spirit of Summer, bien évidemment je ne partage pas ton opinion. Et comme TonyB, je ne sais pas ce qu’est une "mélodie juste". Qu’une mélodie paraisse plaisante aux uns et nulle aux autres est très subjectif. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, ou plutôt on pourrait en discuter des heures sans qu’aucun d’entre nous n’arrive à convaincre l’autre. Ce qui me semble plus objectif, ce sont les qualités d’interprétation, la recherche des compositions, leur diversité, la personnalité dégagée par le groupe et leur originalité pour l’époque (toujours replacer l’œuvre dans son contexte). Comme presque tous les albums de la période Peter Gabriel, un disque majeur de rock progressif. Pompeux, non, mièvre, non (excepté ´More Fool Me’, effectivement pas très réussi), naïf, je ne sais pas, mais en quoi est-ce un défaut ?, mélodieux, fouillé, original, indémodable, incontestablement en ce qui me concerne. Un classique dont je ne me suis jamais lassé malgré les très nombreuses écoutes de ces cinquante (!) dernières années.
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Ce n'est pas mon album de Genesis époque Gab préféré, car il est un peu instable. Il y a de superbes titres comme Selling England By The Pound avec sa magnifique introduction à capella qui rappelle Looking For Someone, il y a le génial Firth Of Fifth est ses harmonies sublimes (là je retiendrai plus le travail magnifique de Tony que celui de Steve), il y a effectivement Aisle Of Plenty. Par contre j'aime bien le côté cynique de The Battle Of Epping Forest. More Fool Me est indigne de Genesis pour moi. J'aime beaucoup The Cinema Show même si effectivement la mélodie est classique et les claviers un peu trop pompeux. J'aime moyennement I Know What I Like, qui me rappelle Harold The Barrel sans sa folie et son aspect décalé. Là par exemple, la mélodie ne me touche pas trop et la composition semble répétitive et traîner en longueur, même si elle fonctionne diablement bien en live. Je qualifierai cet album de transition entre un magnifique et classique de chez Foxtrot et un sublime, parfois un peu prétentieux et novateur The Lambs Lies Down On Broadway. Pour l’époque post gab, je trouve que Wind And Wuthering est bien mieux construit.
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Qu'est-ce qu'une mélodie "juste" ? Une bluette de 20 secondes qui te trotte dans la tête après 2 écoutes ? Ou bien des structures plus complexes emplies de symphonisme qui embarquent l'auditeur attentif dans un voyage merveilleux ? Zatisthequestion ! Et chacun son ressenti ! Mais franchement, attaquer le Genesis des 70's sur ce sujet alors qu'ils rentrent clairement dans la deuxième catégorie, c'est le risque de s'attirer pas mal de foudres !
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Quelqu’un me rejoint-il sur ces aspects (mélodies et influence du groupe) ?
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Pour moi, tous les Genesis de la période prog (les autres je n’arrive même pas à rentrer dedans ) ont ce problème constant de la mélodie juste : très rares sont les morceaux où je ne me dis pas « tiens ce passage est vachement pompeux et/ou naïf » ou « tiens cette mélodie tombe complètement à l’eau ». C’est ici le cas par exemple sur ‘The Battle Of Epping Forest’ ou sur la première partie de ‘The Cinema Show’, qui se permet un semblant de début de bonne mélodie (le groupe est capable d’en pondre de magnifiques quand il le veut) avant de retomber rapidement dans la mièvrerie. Je retrouve ce péché dans une moindre mesure sur ‘Dancing On The Moonlight Knight’ et à la limite sur ‘Firth Of Fifth’ qui cela dir en souffre moins… Cela dit, concernant ces deux morceaux je chipote beaucoup. Certains thèmes et développements de ‘Dancing…’ sont tout bonnement superbes, tandis que le solo de Steve Hackett (décidément l’un de mes gratteux vintages préférés ) sur ‘Firth Of Fifth’ restera toujours dans le haut de mon classement personnel des meilleurs solos de tous les temps. Cette mélodie renversante, cette maîtrise, cette technique (sustain des notes, shred naissant…) ! Il suffit d’écouter ces deux morceaux pour comprendre l’influence énorme que Genesis a eu sur l’ensemble du courant progressif, que ce soit dans le son, les rythmes, les structures ou les développements mélodiques. Un aspect que l’on retrouve accentué dans le plus moderne The Lamb Lies Down On Broadway ou dans les travaux de dépoussiérage des œuvres de 71-76 par Mister Hackett. Mention spéciale à ‘Aisle Of Plenty’ qui pourrait durer encore 5 minutes sans que l’on sente le temps passer
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LECTEURS:
4.8/5 (35 avis)
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STAFF:
4.8/5 (24 avis)
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EN RELATION AVEC GENESIS
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DERNIERE INTERVIEW
FREDERIC DELAGE (03 MARS 2015)
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Dans le cadre des interviews du Triumvirat de la critique française de rock progressif, nous avons interviewé Frédéric Delâge, entre autres auteur de deux recueils de chroniques sur le rock progressif et d´un livre consacré à Genesis.
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