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""Here Comes The Rain", probable chapitre final de la carrière de Magnum après le décès de Tony Clarkin, résonne bien tristement dans nos cœurs."
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4/5
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Voilà 46 ans que les Anglais de Magnum cheminent à nos côtés. Depuis la parution en 1978 de "Kingdom Of Madness", nous avons pu ranger amoureusement dans notre discothèque plus d'une vingtaine de leurs opus. La sortie de "Here Comes The Rain", 23ème disque du dinosaure du pomp-rock, revêt toutefois une saveur bien particulière, puisque nous avons appris très récemment avec tristesse le décès de son compositeur Monsieur Tony Clarkin. Ainsi, cette œuvre semble inévitablement devoir constituer le chant du cygne de Magnum, véritable émanation de cet artiste à la signature si caractéristique. C’est donc avec une indéniable émotion que cette ultime livraison sera appréhendée.
On ne sait si la léthale maladie du disparu fut diagnostiquée bien en amont de l’annonce qu’il en a faite. Toutefois, en se penchant sur les textes des dix titres parsemant ce "Here Comes The Rain" on ne peut qu’être touché par la mélancolie prémonitoire qu’ils déversent, le morceau 'I Wanna Live' résonnant avec évidence de manière totalement désarmante. Ainsi, la pochette lumineuse de l’œuvre, une fois de plus magnifiée par le fidèle Rodney Matthews, s’apparente à un phare salvateur dans les ténèbres ambiantes.
Les atmosphères quelque peu vintage développées par le groupe depuis ses débuts sont une fois de plus au rendez-vous. Véritables marques de fabrique des Anglais et porteuses de leur sensibilité, elles grisent l’auditeur et s’avèrent transcendées par la voix conjuguant sensibilité et lyrisme de Bob Catley. Néanmoins, on peut constater une utilisation plus mesurée qu’à l’accoutume des élans pomp-rock, les guitares et les mid-tempi se taillant la part du lion. Celles boogie rock‘n roll de 'Blue Tango' lui offrent une conclusion digne d’un titre de ZZ Top, et celles du solo de la ballade 'I Wanna Live' nous font cadeau d’un instant magiquement émouvant, prolongé par un thème final aux claviers qui pourrait mener aux larmes.
Des moments plus punchy viennent toutefois ragaillardir l’ambiance. 'The Seventh Darkness', chatoyant de trompettes et saxophones, nous rappelle que le combo est capable d’oser, et 'Run Into The Shadows', indéniable hit de l’album avec ses mélodies taraudantes, nous ramène aux compositions proposées par Magnum durant les 80’s. Mais rares sont ces instants mélodiquement lumineux (les paroles demeurant pessimistes) et nombreux sont les nuages obscurcissant les cieux. 'Broken City 'constitue l’apogée de cette bien sombre atmosphère, ballade froide et désespérée, elle évoque les guerres ravageant la planète. Ce nouvel opus du géant anglais ne pourra intégrer la collection des productions cinq étoiles offertes par nos vieux amis, la faute à la présence de trop peu de moments porteurs et à cette triste atmosphère que nous ne pouvons que comprendre, mais qui s’avère quelque peu sédative sur la durée.
Il convient néanmoins de louer la carrière de ce glorieux dinosaure. Ce groupe nous a tant enjoué durant quatre décennies qu’il serait malvenu de négliger cette dernière sortie et de l’estimer tout au plus comme confidentielle. Même si "Here Comes The Rain" n'est pas un grand album de Magnum, il mérite toutefois d’être apprécié à sa juste valeur.
Plus d'information sur
http://www.magnumonline.co.uk/
LISTE DES PISTES:
01. Run Into The Shadows 02. Here Comes The Rain 03. Some Kind Of Treachery 04. After The Silence 05. Blue Tango 06. The Day He Lied 07. The Seventh Darkness 08. Broken City 09. I Wanna Live 10. Borderline
FORMATION:
Bob Catley: Chant Dennis Ward: Basse Lee Morris: Batterie Rick Benton: Claviers Tony Clarkin: Guitares
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(2) AVIS DES LECTEURS
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Here Comes The Rain est un album superbe, un touchant chant du cygne de l'auteur et compositeur exclusif du groupe, Tony Clarkin, un disque varié,, mieux chanté que certians qui l'onyt précédé, à mon avis, Bob Catley ne forçant pas trop sa voix. Et puis surtout, les mélodies sont inspirées... On note un regain d'inspiration par rapport à l'inégal "The Monster Roars", La voix de Bob Catley est plus claire que souvent ces dernières années, le style tend davantage vers le côté épique du groupe, malgré les deux premiers titres sortis en avant-première qui sont trompeusement typés rock'n'roll. Les claviers aux textures chaudes et amples de Rick Benton sont bien plus présents et, fait exceptionnel, ils sont les seuls maitres à bord sur le sombre et émouvant Broken City. Certains morceaux me semblent parmi les plus forts de ces dernières annnées, comme I Believe, Some Kind of Treachery, Borderline, I Wanna Live (quelle ironie) et le puissant Run In The Shadows en ouverture... Voilà déjà une bonne moitié d'album indispensable ! Quel talent pour composer des mélodies simples et accrocheuses, parfois plus complexes, arrangées avec goût et si bien interprétés par un chanteur increvable, qui atteindra 78 ans cette année, comme les aurait déjà atteints Clarkin en 2024... Oui, Magnum, contrairement à beaucoup de ses contemporains, a commencé tard. Les 2 membres principaux avaient plus de 30 ans lors de leurs débuts discographiques au sein du groupe... un groupe qui s'est toujours trouvé en-dehors des étiquettes malgré sa période plus ou moins typée hard FM dans les années 86/92, avec éléments épiques, progressifs, symphoniques qui surgissent de manière occasionnelle et des textes souvent sérieux et assez élaborés.
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Magnum, groupe que j' ai connu avec l 'album "Chase the Dragon" et les riffs de "Soldier of the line" du guitariste Tony Clarkin qui vient de nous quitter. Magnum, toujours dans le groupe des Outsiders de la NWOBHM, mais souvent number 1 dans le coeur des fans à chaque sortie d 'album. Magnum, qui m 'accompagne depuis 40 ans. Alors "Here Comes the Rain", c 'est vraiment "The Last Dance " ?. Comme ce titre du double album live paru en 1996, et qui annonçait la fin du groupe...qui devait mieux renaître dans les années 2000. "Here comes the Rain", le point final ?. Non, il est un proverbe qui dit"qu 'après la pluie " "revient le soleil ☀️". Non, vraiment, ceux là ne peuvent pas disparaitre. De là haut, Tony nous envoie déjà les premiers rayons....
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(1) COMMENTAIRE(S)
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LECTEURS:
4.3/5 (7 avis)
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STAFF:
4/5 (3 avis)
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