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"Avec "Shockwave", Dead City Ruins livre un disque qui sent la sueur, le cuir et les amplis chauffés à blanc."
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4/5
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Quand on parle de hard rock australien, difficile de ne pas penser immédiatement aux institutions qui ont fait trembler les amplis depuis les années 1970. Biberonnée aux chorus des frères Young et de leurs compères, la scène des antipodes continue de produire des formations qui perpétuent cet héritage avec une énergie brute et une passion sincère du riff qui claque. Avec "Shockwave", Dead City Ruins s’inscrit clairement dans cette lignée. Celle d’un rock sans compromis, fait pour être joué fort, voire très fort. Formé à Melbourne, le groupe n’en est pas à son coup d’essai et avait déjà eu les honneurs de nos pages avec son deuxième opus éponyme. Entre temps, la paire Tbone / Blanchard a renouvelé tout le line-up qui l’entourait et a sorti un "Never Say Die" passé sous nos radars.
Avec "Shockwave" qui nous est proposé ici, le quintet semble avoir trouvé la formule idéale : des guitares affûtées, des refrains taillés pour le live et une production qui privilégie l’impact immédiat plutôt que les artifices. Dès ‘Preacher’, les Aussies allument la mèche. Des grattes tranchantes, une rythmique solide comme un bloc de granit et une voix rocailleuse qui sent la route et les nuits trop courtes. Tout est là et donne immédiatement le ton d’un disque qui ne cherche jamais à s’excuser d’être frontal. La suite embraye jusqu’à ‘Speed Machine’, véritable déclaration d’amour au rock’n’roll qui fonce pied au plancher avec une batterie martelée avec vigueur. Impossible de ne pas imaginer ce brûlot dans une salle bondée, les amplis rugissant tandis que le public hurle le refrain à pleins poumons.
Mais Dead City Ruins sait aussi jouer sur les contrastes. ‘Rain’ apporte une dimension plus mélodique, sans jamais perdre ce groove rugueux qui fait la signature du groupe. Le refrain accroche instantanément, preuve que les Australiens savent écrire des pièces aussi efficaces que fédératrices. Si "Shockwave" fonctionne aussi bien, c’est parce que la bande maîtrise parfaitement les codes du genre. Sur ‘Drifter’, la tension se fait plus sombre, presque heavy, tandis que la section rythmique bastonne avec une précision redoutable. Le morceau gagne en intensité et montre que le combo ne se limite pas au simple boogie musclé. Sans oublier ‘Dog On A Leash’, ‘This Side Of The Dirt’ ou ‘End Of The Line’, véritables concentrés d’adrénaline. Riffs massifs, refrains imparables, puissance brute, tout y est pour transformer ces titres en moments forts sur scène. C’est simple, direct, mais terriblement efficace.
Évidemment, ceux qui cherchent l’innovation à tout prix risquent de rester sur leur faim. Dead City Ruins ne prétend pas révolutionner le hard rock. Ces kangourous survitaminés préfèrent clairement s’inscrire dans la tradition. Celle d’un rock viscéral, joué avec les tripes et une bonne dose de décibels. Mais c’est précisément ce qui fait le charme de cette galette aux effluves de dessous de bras. Elle ne triche jamais et avance avec une sincérité désarmante, portée par une énergie communicative qui rappelle pourquoi ce style reste intemporel.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/deadcityruins
LISTE DES PISTES:
01. Preacher - 3:58 02. Vision - 2:38 03. Madness - 3:43 04. Speed Machine - 3:27 05. Rain - 3:39 06. Dog On A Leash - 3:44 07. This Side Of The Dirt - 2:58 08. Drifter - 4:37 09. Spiders - 3:29 10. End Of The Line - 2:41 11. Blood Moon - 3:39 12. The Sorcerer - 3:50
FORMATION:
Luke Bolton: Basse Nick Trajanovski: Batterie Sean Blanchard: Guitares Steve Welsh: Chant Tommy Tbone: Guitares
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