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"Après presque six décennies d'existence et autant de vies que ses membres, Deep Purple prouve avec "=1" que le secret de l'immortalité du rock réside dans la capacité à rester fidèle à soi-même tout en accueillant le changement avec passion."
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4/5
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Deep Purple est un peu comme Highlander : un groupe immortel qui, après presque 60 ans d'existence, refuse de se laisser abattre. Malgré les multiples changements de line-up, l'essence même de la formation reste inaltérable. Avec leur nouvel album intitulé "=1", Deep Purple met en avant l'idée d'une unité renouvelée, symbole d'une cohésion qui, malgré les épreuves du temps, reste vivace et vibrante.
Cet album marque la fin de l'ère Steve Morse et l'arrivée de Simon McBride, talentueux guitariste nord-irlandais, qui apporte une énergie rafraîchissante tout en respectant l'héritage des riffs complexes et des solos flamboyants. La pochette blanche, épurée, rappelle celle du "White Album" des Beatles, clin d'œil subtil à l'année de formation du groupe en 1968, une manière de symboliser un nouveau départ tout en respectant les racines du groupe.
Bien que Deep Purple n'ait plus rien à prouver, il évite avec brio la facilité d'un groupe qui se repose sur ses lauriers. Au lieu de cela, "=1" propose un ensemble de titres où chaque morceau est soigneusement construit pour célébrer leur identité sonore. 'Show Me' ouvre l'album avec une énergie résolument contemporaine, tandis que 'A Bit on the Side' dévoile une belle interaction entre le clavier de Don Airey et la guitare de McBride, pleine de fraîcheur tout en évitant l’écueil d'une technique outrageante.
Le morceau 'Sharp Shooter' ajoute une dynamique percutante et met en lumière la rythmique solide de Ian Paice et Roger Glover, toujours aussi incisive après toutes ces années. 'Portable Door' capture l'essence du rock des années 70, renvoyant à une période glorieuse de l'histoire du groupe, alors que 'Old Fangled Thing' explore un terrain bluesy avec des nuances hard rock affirmées.
Les titres 'Lazy Sod' et 'If I Were You' se démarquent par leur groove entraînant et leurs mélodies captivantes, illustrant une capacité intacte à composer des morceaux qui, bien que différents des classiques comme 'Perfect Strangers' ou 'Child in Time', n'en sont pas moins appréciables pour les fans de la première heure. Enfin, Deep Purple arrive encore à transmettre de belles émotions avec un 'Bleeding Obvious' clôt l'album sur une note presque introspective, mettant en valeur une prestation vocale sincère et émotive d'Ian Gillan.
Simon McBride s’intègre parfaitement dans cet ensemble, ajoutant son propre style tout en préservant l'héritage des anciens membres. Avec des titres tels que 'Pictures of You' et 'I’ll Catch You', l'album offre une belle variété de sonorités, tout en conservant une cohérence qui montre que Deep Purple sait encore surprendre et captiver. En fin de compte, "=1" n’est pas simplement un autre album de Deep Purple : c’est une affirmation d'une passion inébranlable pour la musique et un hommage à leur propre histoire, destiné à ravir les anciens comme les nouveaux fans.
Plus d'information sur
http://www.deeppurple.com/
LISTE DES PISTES:
01. Show Me 02. A Bit On The Side 03. Sharp Shooter 04. Portable Door 05. Old-Fangled Thing 06. If I Were You 07. Pictures Of You 08. I’m Saying Nothin’ 09. Lazy Sod 10. Now You’re Talkin’ 11. No Money To Burn 12. I’ll Catch You 13. Bleeding Obvious
FORMATION:
Don Airey: Claviers Ian Gillan: Chant Ian Paice: Batterie Roger Glover: Basse Simon Mcbride: Guitares
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(4) AVIS DES LECTEURS
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Vingt-troisième album studio du groupe, "= I" est le premier de la formation Deep Purple Mark IX depuis l'arrivée en 2022 du guitariste Simon McBride en remplacement du génial Steve Morse. Après vingt-cinq ans et huit albums studio dont six réussites majeures qui ont fait évoluer l’institution britannique vers des sonorités plus progressives avec des prises de risque totalement assumées ayant chagriné les plus ronchons (c'était mieux avant) et ébloui les plus réceptifs à la nouveauté (dont je fais partie), le talentueux et souriant guitariste a définitivement tourné la page de sa riche et passionnante histoire au sein de Deep Purple. Un chose est sûr quant à son héritage. Sa présence, sa personnalité et son apport musical incontestable auront permis aux membres du groupe de se régénérer et auront été un atout non négligeable dans le renouvellement voire le rajeunissement du public lors des nombreux concerts que le groupe a donné sous les formations Mark VII et Mark VIII. L’arrivée du jeune Simon McBride, âgé seulement de quarante-cinq ans, permet à nos fringants septuagénaires de renouer avec leur glorieux passé. Non, "= I" n’est pas un album passéiste mais la sublime production, une fois encore effectuée par le génial Bob Ezrin, ainsi que le jeu du nouveau six cordistes permettent au groupe de se réconcilier avec une musique plus directe et beaucoup plus rock que sur les précédents albums. Certes le propos est moins progressif mais le groove unique de la section rythmique Ian Paice et Roger Glover associée à la faculté des musiciens à écrire des titres incendiaires font des merveilles. En témoignent les énergiques "Show Me", "A Bit On The Side", "Sharp Shooter", "Old-Fangled Thing" et "Now You’re Talkin'" prouvant que nos papys du rock ont encore la niaque. "Portable Door" est un joyau qui avec le temps pourrait bien devenir un nouveau classique du groupe. "If I Were You" et "I’ll Catch You" sont deux émouvantes ballades teintées de blues où le jeu tout en finesse de Simon McBride est mis en valeur. Les moyennes "I'm Saying Nothing" et "No Money To Burn" n’affectent en rien l’album comme en attestent les beaucoup plus inspirées "Pictures Of You" et "Lazy Sod". Le groupe en grande forme clôt l’album en apothéose avec l’ambitieuse "Bleeding Obvious" qui peut être perçue comme un clin d’œil à son récent passé discographique. Tout au long de ces treize nouvelles pistes que compte ce jubilatoire "= I", on ne s'ennuie pas un seul instant et la joie évidente de jouer de Ian Gillan, Ian Paice, Roger Glover, Don Airey et Simon McBride fait plaisir à entendre. On se dit que l'avenir de cette belle institution du rock s'annonce radieux.
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Il m'a fallu du temps avant d'apprivoiser cet album. Non qu'il soit complexe, au contraire il simplifie le propos d'un Purple privé de Steve Morse.
Mais s'il m'a fallu du temps pour apprécier à long terme ce que Steve apportait au groupe, le voir partir m'a peiné car ses contributions (sur les deux derniers albums par exemple) portaient le groupe à un autre niveau de composition, plus "Prog" dirions nous.
Alors qu'ici le groupe revient à ses racines comme nous avons pu le lire partout. Mes premières écoutes me renvoyaient à du déjà entendu en moins bien, à une tentative de revenir aux grandes heures de "Machine Head" me laissant l'impression que le groupe s'auto-parodiait.
Mais fan de Purple depuis plus de 30, je n'ai pas baissé les bras aussi vite, j'ai écouté, encore et encore, parfois d'une oreille distraite ... Et j'y ai trouvé une certaine satisfaction.
Les titres et mélodies sont efficaces, Gillan garde sa superbe (cette voix sur ' I'll Catch You '), Mc Bride trouve naturellement sa place sans en faire trop, Airey s'en donne à coeur joie et apporte de plus en plus de sons personnels, et la rythmique semble avoir perdue 20 ans.
'A Bit On The Side' est délicieuse avec sa Charlene et son solo de guitare grinçant ; la rythmique de 'Old Fangled Thing' est assez originale et Gillan retrouve ses "living wreck" ; 'Now You're Talkin' secoue et Gillan se fait mal à la gorge ce qui pousse le duo Airey/Mc Bride a nous offrir des échanges dignes de la grande époque néoclassique ; et le final nous replonge dans la période proggy du groupe. Je n'en cite que quelques uns mais rien n'est vraiment dispensable ici.
Il sont repartis pour combien de temps ceux qu'on appelaient déjà les dinosaures du Rock en 1990 ?
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Ce nouvel album de Deep Purple voit le groupe revenir aux fondamentaux du hard rock des années 70. Les titres, ramassés, sont efficaces, les mélodies rentrent facilement en tête et le pied bat irrémédiablement la cadence sans même que l’auditeur en ait conscience. Efficace, assurément, plaisant, certainement, mais peut-être un peu trop sage, trop direct. Il manque les digressions, les impertinences qui font tout le sel d’albums comme "Machine Head", "In Rock" ou, dans un passé moins lointain, "Purpendicular", "Now What" ou "Infinite". "=1" n’en demeure pas moins un album plaisant mais sans surprise d’un groupe chevronné qui n’a plus rien à prouver.
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Voir les 4 avis des lecteurs
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(2) COMMENTAIRE(S)
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On aime le Deep plus pour ce qu'il représente que pour ses performances actuelles : la présence de Mc Bride, même si elle apporte un peu de sang neuf ne parvient pas à rendre l'album étincelant, malgré le talent de la bande à Gillan... À l'instar de la production du Deep depuis ces 20 dernières années, cet album m'a paru assez transparent, en tous cas, je n'ai retenu aucun "grand"morceau, le genre de titre fort qui reste en mémoire... c'est pas grave, on les aime quand même nos septuagénaires du hard...
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Un petit clin d'œil aux origines, avec un nouveau guitariste qui envoie du steack ! Solos brillants, efficaces, complétés par des claviers techniques, bien que j'apprécie moins les sonorités que celles de feu Jon Lord, sauf quand c'est vraiment l'orgue Hammond (on est certainement parfois sur du Moog) et les morceaux sont vraiment intéressants et différents. Ce n'est pas Machine Head, mais franchement, bon nombre de jeunes groupes feraient bien de prendre exemple sur ces seniors, ou ces seigneurs ! En tous cas plus motivant qu'avec Steve Morse, qui ne m'a jamais vraiment convaincu.
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LECTEURS:
3.6/5 (9 avis)
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STAFF:
3.6/5 (5 avis)
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DERNIERE INTERVIEW
DEEP PURPLE (09 OCTOBRE 2020)
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Alors que le groupe était censé mettre un terme à sa carrière légendaire, Deep Purple revient avec un nouvel album, "Whoosh!", aussi réussi qu'inattendu, que le guitariste Steve Morse est venu nous présenter.
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