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"Pour son deuxième album solo, Charlie Griffiths, guitariste de Haken, propose avec Tiktaalika un voyage aux confins de ce qui a bercé sa jeunesse, le heavy metal des années 80-90."
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4/5
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Charlie Griffiths est le guitariste du groupe de metal prog britannique Haken. Après avoir sorti un premier album solo en 2022, il a transformé l’essai en 2025 en nommant cette fois-ci son nouveau projet du titre du premier album, “Tiktaalika”, sorte de poisson préhistorique géant, chaînon manquant entre les poissons et les vertébrés aquatiques. Cette espèce a disparu une fois sa mission remplie et ce sujet extrapolable à nos vies d’humains remplaçables et éphémères passionne l’artiste. À moins que ce soit plus simplement un rappel phonétique de son amour de jeunesse, Metallica.
Comme pour le premier opus, ceux qui espèrent écouter du Haken risquent d’être déçus, l’idée de ce projet solo étant justement de faire quelque chose de différent, éloigné du metal prog. Charlie Griffiths remet au goût du jour le thrash metal des années 1980 en s’entourant de pointures à l’instar du génial Daniël de Jongh, dont le groupe néerlandais Textures manque cruellement au monde du metal. Vladimir Lalic (Draconic), Rody Walker (Protest The Hero) et Thomas Giles (Between the buried and me) viennent également poser leur voix pour mettre en relief son travail.
On l’a évoqué, le spectre de Metallica n’est jamais loin tout au long de l’album mais ce n'est pas la seule référence que l'on trouve dans ce "Gods Of Pangaea". Le riff ‘The Forbidden Zone’ a des réminiscences de Gojira, le phrasé de ‘Gods of Pangaea’ d’Iron Maiden, l’intro de ‘Lost Continent’ rappelle Korn voire Sepultura alors que les arpèges de ‘Mesozoic’ nous placent dans une atmosphère oscillant entre Pain of Salvation et Opeth. Et en parlant d’Opeth, au beau millieu de ‘Lost Continent’ on jurerait entendre une ligne mélodique de guitare de Mikael Akerfeldt. Les riffs de ‘Fault Lines’ sont très bien pensées, énergiques et entraînantes. La structure du morceau en fait d’ailleurs l’un des titres les plus plaisants de l’album avec ‘Tyrannicide’ très propices au air guitar.
La qualité de jeu de Charlie Griffiths n’est plus à démontrer compte tenu des prouesses techniques et mélodiques dont il fait preuve avec Haken, mais son travail avec Tiktaalika est d’autant plus remarquable qu’il n’a aucune connexion avec ce que l’on entend dans son groupe d’origine. Les riffs, phrasés et solos sont tous originaux. L'ensemble aurait pu à certains égards être composé il y a 20 ou 30 ans, sauf que le son est très contemporain et que les clins d’œil à ce qui se fait aujourd’hui sont fréquents. En somme, cet album est un hommage au genre qui a forgé le style de Charlie Griffiths, une plongée en profondeur sur le processus de fabrication d’un des hommes-clés de l’un des groupes les plus avant-gardistes de la scène metal prog aujourd’hui.
“Gods of Pangaea” est donc l’occasion rêvée pour Charlie Griffith de rendre un hommage élégant à ses idoles, l’exercice ne s’y prêtant pas vraiment avec Haken. Tiktaalika propose donc un retour aux sources inspiré dans un monde où la pléthore de genres et sous-genres fait parfois perdre son latin à l’auditeur. C’est peut-être pour ça le nom latin de Tiktaalika, finalement.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/charlie.griffiths.guitarist
LISTE DES PISTES:
01. Tyrannicide 02. Gods of Pangaea 03. The Forbidden Zone 04. Mesozoic Mantras 05. Fault Lines 06. Give up the Ghost 07. Lost Continent 08. Chicxulub (Bonus track)
FORMATION:
Charlie Griffiths: Guitares Conner Green: Basse / Invité Daniël De Jongh: Chant / Invité Darby Todd: Batterie / Invité Neil Purdy: Chant / Invité Rody Walker: Chant / Invité Thomas Giles: Chant / Invité Vladimir Lalic: Chant / Invité
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