ARTISTE:

ULTRAPILOT

(FRANCE)
TITRE:

ODYSSEY

(2025)
LABEL:

AUTOPRODUCTION

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

/ POP
TAGS:
Chant féminin, FM, Mélancolique, Old School
"Avec "Odyssey", Ultrapilot s’inscrit dans la lignée des artisans du son - de Pink Floyd à Supertramp en passant par Fleetwood Mac - en signant un voyage introspectif où l'élégance d’une pop intemporelle intègre des éléments de rock progressif."
CALGEPO (08.12.2025)  
4/5
(2) Avis des lecteurs (2) commentaire(s)

Né de la rencontre entre musiciens aguerris de la scène française et la voix lumineuse de Noura, Ultrapilot s’impose comme un projet à part, où la rigueur du rock progressif s’allie à la sensibilité d’une écriture pop élégante. Derrière cette aventure, on retrouve notamment le batteur Sylvain Collet (du collectif Encore Floyd), et le claviériste Frédéric Lamirault, (du groupe Les Yappas), deux artistes rompus à l’art de la composition précise et des atmosphères travaillées. Ensemble, ils donnent vie à "Odyssey", un premier album pensé comme un voyage sonore, entre héritage assumé et expression personnelle.

L’album s’ouvre sur 'Alone Pt.1', une courte introduction d’à peine plus d’une minute, qui pose le décor avec pudeur : quelques notes suspendues, un souffle, une promesse. Cette entrée en matière agit comme une porte ouverte sur la suite, avant que 'Alone Pt.2' n’en développe le thème avec plus d’ampleur et d’émotion. Dès lors, Ultrapilot installe son univers : des arrangements ciselés, un piano central, une voix qui évolue entre clarté et intensité. On pense à Alan Parsons ou Mike Oldfield, pour cette manière d’ériger des paysages sonores autour d’une voix féminine expressive, sans jamais céder à la démonstration.

Sur 'Whispers of Chance' ou 'Hopes and Fears', Noura impose une présence à la fois douce et affirmée, quelque part entre Tori Amos et Stevie Nicks (Fleetwood Mac). Les textures sont soignées, la production limpide, chaque instrument semblant dialoguer avec l’autre plutôt que de rivaliser. 'Pulses' agit comme un pivot, un morceau à la tension mesurée, presque cinématique, tandis que 'Humans' surprend par la présence d’une chorale d’enfants, conférant à l’ensemble une dimension plus universelle et presque spirituelle.

C’est dans cette seconde moitié que se dessine plus clairement l’influence de Pink Floyd, plus particulièrement celle du tandem Gilmour/Wright : un art de la nuance et du ressenti, où la lumière prévaut. Ici, la guitare ne cherche pas à briller mais à respirer, les claviers deviennent un espace, une respiration émotionnelle. Comme chez Wright, chaque accord semble pesé pour sa couleur, et comme chez Gilmour, chaque note de guitare vise le cœur plutôt que la virtuosité. Ultrapilot s’inscrit dans cette même logique : faire naître l’émotion par la justesse et la retenue, sans jamais rompre la sérénité du propos.

L’ombre bienveillante de Supertramp plane également, à travers la reprise habitée de 'Crime of the Century' et la construction mélodique évoquée dans 'Have You Heard', où la montée en intensité se fait avec élégance et naturel. Loin du simple exercice de style, Ultrapilot privilégie une écriture patiente et un sens de la forme. Chaque morceau s’emboîte dans l’ensemble avec une cohérence rare, portée par une production limpide. Dans la lignée d’un Mostly Autumn, 'Odyssey' réconcilie la densité du progressif et la clarté d’une pop moderne.

En définitive, Ultrapilot signe avec "Odyssey" un premier album d’une élégance tranquille, à la fois apaisé et ambitieux. Un disque qui prolonge l’esprit des grands bâtisseurs de sons - de David Gilmour à Alan Parsons, de Mike Oldfield à Roger Hodgson - avec cette conviction que la musique la plus touchante est celle qui ose la lumière, en espérant que le projet n'en reste pas à cette première offrande.


Plus d'information sur https://www.facebook.com/ultrapilotmusic/?locale=fr_fr





LISTE DES PISTES:
01. Alone Part. 1
02. Odyssey
03. Hopes And Fears
04. D.n.a.
05. Have You Heard ?
06. Whispers Of Chance
07. Pulses
08. Humans
09. We'll Never Dies
10. Sacred Laws
11. Crime Of The Century
12. Alone

FORMATION:
David Perraudin: Guitares
Frédéric Lamirault: Claviers
Loïc Colin: Basse
Noura: Chant
Sylvain Cottet: Batterie
   
(2) AVIS DES LECTEURS    
SUPERCLOCHARDU84
12/01/2026
5
  0 1  
4/5
Mon premier commentaire sera donc pour cet album, découvert fortuitement alors que je recherchais désespérément un groupe actuel se rapprochant de sonorité de rocks progressifs des années 70 (supertramp, alan parson, pink floyd, etc.) Miracle, Ultrapilot est un projet musical inspiré des rocks progressifs de cette période, teinté de sonorités modernes. Tout ce que j'aime. Le CD n'existant pas (à ma connaissance), je me procure les MP3s et enchaine les titres. Et effectivement, tout y est : intro planante, sonorité 70s, un brin d'électro (notamment sur Sacred Laws), etc. Ultrapilot assume ses inspirations jusque dans le placement des titres (le début Alone pt1 et la fin Alone me rappelle Surely du premier album de suptertramp) et dans une reprise de crime of the century. Et c'est peut être à l'écoute de cette reprise que j'ai compris ce qui me chafouine un peu : un piano qui peine à céder sa place à d'autres instruments et un manque de punch. C'est parfois un peu "mou du tempo" et, pour certaines pistes (D.n.a.) oubliables. Pour reprendre le précédent commentaire, ça ne décolle pas, et il n'y pas pas ce tout petit supplément d'âme, cet indéfinissable charme qui sort Odyssey du lot.
J'ai voulu un feu d'artifice, j'ai vu une très belle flammèche.
Mais ça reste du solide, je réécoute l'ensemble avec beaucoup de plaisir et certains titres sont très plaisantes : Odyssey, Hopes And Fears, Have You Heard ?, Whispers Of Chance et Sacred Laws. Peut être aurait-il fallut glisser ça et là de l'instrumental ? Une voix masculine sur certains titres ? Un peu de français pour un groupe français ?
Ultrapilot pose néanmoins des bases très solides pour le suite, je ne peux que lui souhaiter le meilleur et lui donne donc un 4/5 également (même si pour moi l'album vaut davantage un 3,5).

CÉLADRIS
17/12/2025
  0 0  
2/5
Contrairement à mon estimable collègue je n'ai pas été touché outre mesure par cet album qui s'il n'est pas désagréable, loin s'en faut, pèche justement par son manque de caractère contrairement à toutes les références doit il s'inspire. Il m'a fallu attendre les 3 pistes finales pour avoir l'oreille alertée par l'ombre d'un Archive (ce qui n'est pas un mince compliment chez moi) dans le chant et les sonorités des claviers électro. Malheureusement l'alerte restera exercice et l'inspiration de Danny Griffiths et Darius Keeler fera défaut. Le frémissement ne décollera jamais. Aux multiples écoutes de cet album très bien exécuté ne restera que le souvenir de Crime of The Century qui est une reprise qui n'apporte rien à l'originale. Bien maigre bilan. Affaires de sensibilités certainement ce groupe m'évoque bien plus Strangers On A Train avec les qualité et les défauts de ces derniers. De la musique agréable et douce qui disparait aussi vite l'album terminé. Un 2/5 encourageant. Tout les ingrédients sont là, ne reste qu'a trouver la recette pour les mettre en valeur.
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(2) COMMENTAIRE(S)    
 
 
THIBAUTK
15/01/2026
  0
Je suis d'accord avec Adrian et Céladris, les titres que j'ai écouté manquent cruellement de punch, de rebondissements et de variations. En tant que fan utlime de Pink Floyd, je ne retrouve absolument pas la trace des quatre anglais dans ces chansons, hormis peut-être les ambiances éthérées qui sont presque systématiques.
ADRIANSTORK
15/01/2026
  0
Il a raison le petit nouveau, malgré l'envie cela manque terriblement de punch. Mélanger les influences et les servir tels quels ne relève pas la salade. Pas désagréable en soi mais à la fin de l'album, c'est l'oubli qui sonne à nos oreilles.
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LECTEURS:
4/5 (1 avis)
STAFF:
2.8/5 (4 avis)
MA NOTE :
 
 
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