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"Si Big Big Train a pu par le passé sembler inconstant voire surfait, nul doute que cette nouvelle production, tout comme la précédente, saura réconcilier pleinement avec une formation qui ne cesse de tutoyer l'excellence."
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5/5
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Groupe sans cesse en mouvement, Big Big Train continue de battre le fer pendant qu'il est chaud. Après "The Like of Us" qui a intronisé Alberto Bravin derrière le micro, le groupe revient en 2026 avec un album concept de 65 minutes. Détaillant les tourments d'un artiste en panne de créativité jusqu'à s'immerger dans la réalité ou l'utopie de sa dernière création, "Woodcut" est le fruit d'une élaboration collective à laquelle l'ensemble des sept membres du groupe a participé.
Après une introduction mélancolique à la clarinette, le groupe ouvre le bal avec 'The Artist', plage de 7 minutes qui à elle seule pourrait résumer ce qu'est le rock progressif. Truffée de ruptures rythmiques et mélodiques, portée par une section rythmique énorme, alternant les parties chantées de façon expressive avec le soutien de nombreux chœurs et les passages instrumentaux délivrés avec une classe folle, cette première offrande place d'emblée le curseur du bonheur auditif à une hauteur stratosphérique que la trompette finale vient clôturer en douceur.
Concept oblige, la plupart des titres s'enchaîne avec bonheur, imposant une forme de sérénité qui permet d'envisager les premières écoutes d'une seule traite en se laissant porter d'une ambiance à l'autre. Il faut néanmoins ensuite s'intéresser un peu plus en détail aux différents titres pour y découvrir l'apport discret mais efficace du violon ('The Sharpest Blade'), savourer sans limite les deux minutes instrumentales très rock de 'Albion Press' avec une batterie phénoménale, déguster le petit hommage (volontaire ?) à Supertramp au début de 'Cut and Run', ou encore se laisser bercer par le magnifique épilogue de 'Counting Stars' et son splendide solo de guitare.
L'ensemble est magistralement interprété et balaie un large spectre de la galaxie progressive, avec une mention spéciale pour la section rythmique, et enfin, un Alberto Bravin qui a pleinement pris ses marques au sein du groupe, assurant une performance de tout premier plan.
Si Big Big Train a pu par le passé sembler inconstant voire surfait, nul doute que cette nouvelle production, tout comme la précédente, saura réconcilier pleinement avec une formation qui, depuis une bonne décennie, ne cesse de tutoyer l'excellence disque après disque.
Plus d'information sur
https://bigbigtrain.bandcamp.com
LISTE DES PISTES:
01. Inkwell Black 0:56 02. The Artist 7:16 03. The Lie Of The Land 2:55 04. The Sharpest Blade 4:16 05. Albion Press 5:46 06. Arcadia 5:46 07. Second Press 0:37 08. Warp And Weft 3:45 09. Chimaera 5:37 10. Dead Point 5:28 11. Light Without Heat 3:22 12. Dreams In Black And White 2:34 13. Cut And Run 6:19 14. Hawthorn White 1:54 15. Counting Stars 5:40 16. Last Stand 3:34
FORMATION:
Alberto Bravin: Chant / Guitares / Claviers Clare Lindley: Violon Gregory Spawton: Basse / Claviers / Backing Vocals Nick D’Virgilio: Guitares / Batterie / Backing Vocals Oskar Holldorff: Claviers / Backing Vocals Paul Mitchell: Backing Vocals Rikard Sjöblom: Guitares / Claviers / Backing Vocals
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(1) AVIS DES LECTEURS
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Big Big Train est devenu un très grand groupe. Depuis 2009, il a évolué pour devenir un incontournable du prog dont chaque sortie d'albums est attendue avec impatience. Après un " The Likes Of Us ", que je considère comme l'une de leurs meilleures réalisations, je trouve Woodcut un peu en deçà. Attention, cela reste un excellent album, mais autant certains titres sont toujours aussi beaux, mélodiques, avec des arrangements subtils et un équilibre parfait entre les instruments, et des harmonies vocales (nouveau point fort du groupe) à tomber, d'autres sont plus dispensables. Je pense à certains morceaux ou passages qui mettent en avant la technique ou des suites d'accords plus banals. Ça ne concerne qu'une minorité de titres, mais il n'y avait pas ces petites faiblesses dans l'album précédent. Alors évidemment c'est très subjectif, et d'autres apprécieront ces passages plus techniques qui donnent peut-être plus de diversité à l'ensemble. Mais personnellement je considère que l'ADN de Big Big Train, c'est avant tout la beauté des mélodies et des arrangements, une originalité aussi avec cette trompette rare en prog, et ce violon, moins rare, mais surtout une sorte d'émotion pure qui se dégage de cette musique qui nous emmène très loin. Rien de rédhibitoire, " Woodcut " reste un grand album de prog (ah ce mellotron !), à réécouter de nombreuses fois pour encore mieux l'apprécier.
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(1) COMMENTAIRE(S)
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LECTEURS:
4.8/5 (8 avis)
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STAFF:
4.5/5 (2 avis)
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