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"Poursuivant sa dérive vers des contrées plus suaves et apaisées c'est à une expérience new wave reposante et méditative que nous convie Ulver. Une très agréable contribution dans leur discographie protéiforme."
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3/5
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En plus de trois décennies l'insaisissable Ulver n'a eu de cesse de nous bousculer d’une émotion à une autre. Qu’il est loin le black metal des débuts. Mais là où des groupes tel qu’Anathema ont pu évoluer pour changer radicalement et s’installer dans un style, le loup norvégien n’a jamais renoncé à ses explorations, surprenant chaque fois son auditoire. Quelle voie a t’il choisit de suivre cette fois ci ?
L’album ne ménage pas le suspens en s’ouvrant sur une atmosphère éthérée de clavier auquel se greffent des chants d’oiseaux, de douces percussions de pierre mobilisées par les vagues, des stridulations d’insectes... Puis le narrateur, suave, nous invite dans un anglais presque langoureux à le suivre pour quelque chose de différent. Le décor de carte postale qui nous renvoie à la pochette est planté, Ulver nous convie à une expérience lénifiante.
Le groupe a déjà prouvé par le passé notamment avec "Messe IX-VI-X" qu’il excelle lorsqu’il s’agit d'installer une ambiance. Mais alors que ce dernier nous invitait à une retraite spirituelle "Neverland" lui tient plus de la quête méditative. Les mélodies douces qui sont la chape de tout l’album sont contrebalancées par les programmations indus à la "Nine Inch Nails" et apportent de la vitalité aux morceaux sans nuire à son essence bucolique. Nous sommes ainsi projetés dans d’immenses paysages désertiques ou dans la luxuriance d’une forêt tropicale avec des sons de cordes exotiques ('Welcome to the Jungle'). Le chant y est réduit à sa portion congrue, outre la narration initiale, il ne subsiste que quelques vocalises ou murmures à peine audibles ('Weeping Stone').
Le style général évoque les travaux new wave de Goeff Downes tel que "The Light Program" mis aux goûts du jour ou de l’ambient dynamique mâtiné de samples dignes de Art Of Noise ('People of the Hills'). Cependant au fils de l’écoute la structure post rock des morceaux du début d’album comme 'Elephant Trunk' avec sa montée en puissance qui nous embarque disparaît au profit d’un format plus posé. Le loup devient chaton, se met à ronronner,et la méditation torpeur. Tout est parfaitement exécuté, le travail d’orfèvrerie de Kristoffer Rygg irréprochable et l’ennui, alors que l’album est généreux, ne point à aucun moment mais peine à captiver sur la longueur.
Après ses dernières pérégrinations synth pop, le sénescent loup semble décidément apaisé comme repu pour l’heure, ou a t'il définitivement perdu ses crocs ? Quoiqu'il en soit, ce très agréable "Neverland" ne dissuadera pas de chercher la réponse dans sa prochaine production.
Plus d'information sur
http://www.jester-records.com/ulver/ulver.html
LISTE DES PISTES:
01. Fear in a Handful of Dust 02. Elephant Trunk 03. Weeping Stone 04. People of the Hills 05. They're Coming! The Birds! 06. Hark! Hark! The Dogs Do Bark 07. Horses of the Plough 08. Pandora's Box 09. Quivers in the Marrow 10. Welcome to the Jungle 11. Fire In The End
FORMATION:
Anders Møller: Batterie Jørn H. Sværen: Claviers / Programmation, Loops Kristoffer Rygg (aka Garm): Chant / Claviers / Batterie / Programmation Ole Alexander Halstensgård: Effets Électroniques Stian Westerhus: Guitares / Basse
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3.5/5 (2 avis)
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