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"Avec "Orphans Of The Light", BlackRain ne cherche pas à suivre une tendance mais trace sa route, guitare en bandoulière et regard droit."
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4/5
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Après plus de 20 ans de carrière à embraser la scène hard rock hexagonale, BlackRain revient avec "Orphans Of The Light", un neuvième album qui ne fait pas dans la demi-mesure mais dans l’artillerie lourde. Enregistré avec une formation rodée autour de Swan (chant/guitare), MatH (basse), Franky Costanza (batterie) et le nouveau brûleur de manches Jerem G à la six-cordes, ce disque est une ode à l’énergie brute et à l’esprit indomptable du rock’n’roll.
Dès l’entame, le ton est donné : riff tendu comme un câble haute tension, batterie qui cogne sans fioriture, refrain taillé pour faire lever les poings. Ce n’est pas du revival, c’est de la conviction ! Là où "Released" jouait la carte d’un sleaze frontal et festif, "Orphans Of The Light" affiche une production plus dense, plus massive, presque américaine dans l’ampleur. Le morceau éponyme agit comme une colonne vertébrale. Mid-tempo héroïque, nappes discrètes en arrière-plan, Swan qui pousse la voix avec ce mélange de hargne et de mélodie qui fait sa signature. Le titre évoque ces laissés-pour-compte magnifiques que sont les rockeurs dans un monde digitalisé : pas à la mode, mais toujours debout ! Et quelque part, BlackRain s’y raconte sans filtre.
Là où le groupe surprend, c’est sur des compositions plus contrastées. ‘If This Is Love’ s’impose comme la power-ballad du lot, mais sans aucune mièvrerie. Le refrain explose avec sincérité, porté par un solo lumineux qui rappelle que l’émotion n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est contenue. On pense par instants aux grandes heures du hard mélodique scandinave, sans que l’identité du quatuor ne s’efface. Autre surprise, ‘Méandres de l’instinct’, première chanson en français de leur carrière. Exercice risqué mais réussi. L’atmosphère y est plus obscure, presque introspective. Le chant se fait plus grave, plus habité. BlackRain prouve qu’il peut sortir du cliché glam/sleaze sans perdre son ADN. Ce morceau apporte une profondeur inattendue à l’ensemble. Dans un registre plus direct, ‘Disagree’ et ‘Unleash The Fury’ renouent avec l’énergie brute des débuts : tempo soutenu, refrains immédiats, guitares qui crissent. Ce sont ces titres qui feront sans aucun doute mouche en live.
Comparé à "Untamed" ou "Released", "Orphans Of The Light" paraît plus structuré, plus cohérent. Moins festif mais plus combatif. C’est peut-être là la vraie réussite de cet album : trouver l’équilibre entre maturité et rage. L’ensemble dégage une sincérité qui force le respect. BlackRain ne cherche pas à suivre une tendance. Il trace sa route, gratte en bandoulière et regard droit. C’est un disque de survivants, d’outsiders magnifiques qui refusent de baisser le volume. Plus dense, plus affirmé, parfois plus sombre, il marque une étape importante dans la discographie du groupe.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/blackrainrock/
LISTE DES PISTES:
01. Dreams - 5:27 02. Come On - 4:20 03. Orphans Of The Light - 5:19 04. Unleash The Fury - 5:22 05. Méandres De L'instinct - 4:41 06. Disagree - 3:34 07. Madhouse - 4:28 08. If This Is Love - 5:27 09. Twist Of A Knife - 4:49 10. Resurrection - 1:23 11. Crack The Sky - 5:00 12. Chasing A Feeling - 4:40 13. Klub Krazy Night - 3:54 14. Farewell - 5:35
FORMATION:
Franky Costanza: Batterie Jerem G: Guitares Matthieu De La Roche: Basse Swan Hellion: Chant / Guitares
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(1) COMMENTAIRE(S)
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J'adore le métal français mais cet album de Black Rain me fait douter de la pertinence du producteur : d'abord l'entame du disque : démarrage sur un midtempo après une interminable et catastrophique intro de 50 secondes ( c'est long 50 ' quand c'est pas bon!) pour venir s'écraser sur un break à 2'45 qui s'installe pour encore 30' ( c'est long 30 secondes quand c'est pas bon!) pour terminer sur rythme mollasson jusqu'à la fin qui heureusement arrive 40 secondes plus tard... règle numéro un ,que même les producteurs amateurs connaissent : on démarre toujours un disque de hard rock avec un morceau qui a la patate, là c'est raté ! Ce qui suit n'est guère plus réjouissant : le deuxième titre repose sur un riff aussi transparent que la mélodie et malgré un joli solo, on a l'impression d'avoir entendu ça y'a 40 ans Le titre album démarrait plutôt bien avec ses choeurs et son piano mais évidemment comment éviter l'inévitable break à 4' qui vient réduire à néant la dynamique du morceau pendant 35 secondes ( c'est long 35' quand tu réalises que ça va être la même dans chaque morceau !), surtout que la fin du titre arrive 35' après, le fameux syndrome des 35', (ça doit de caler sur 16 mesures ?) Avec Unleash the Fury on tenait du bon hard rock des familles et devinez qui débarque à 4', mais oui c'est le break, un peu moins long mais pas de meilleure qualité, allez c'est pas bizance mais ça passe Finalement c'est sur la power ballade "Is this love" que le groupe tient ses promesses, à part peut-être le larsen final de presque 30 ' inutile et pouvant déclencher une céphalée Le titre chanté partiellement en français " Méandre de l'instinct"est peut-être celui qui s'en tire le mieux, pas de break intempestif, jolis solos et mélodie accrocheuse, une piste à suivre peut-être... La suite de l'album est en dents de scie : "DIsagree" est presque désagréable tant dans le chant que dans le rythme, Les midtempi "Madhouse" "Twist of a Knife" "Club Crazy nights"et "Chasing a Feeling' sont acceptables sans renverser la table, avec une petite préférence pour le 4eme qui fait penser à Eclipse Le morceau"Crack the sky " figure parmi les réussites de l'album avec son riff acéré et sa batterie agressive, la"patate " qui s'était perdue vient de revenir... Le morceau final de cette longue liste ( 14 titres !) est déroutant : à la fois fausse balade avec des accélérations hard en guitare saturée et des passages à la guitare acoustique et au piano.. pourquoi pas ? Mais j'ai gardé le plus triste pour la fin : l'instrumental de 1'23 intitulé"résurrection ": on sent bien que c'est un genre d'hommage au célébrissime Éruption de Van Halen mais ça tombe un peu à plat : trop proche dans la structure, trop calqué sur le taping original, on dirait presque une "contrefaçon" de Van Halen ! Voilà, je suis globalement très déçu de ce groupe qu'on a souvent présenté comme "l'avenir du métal français" et j'enrage que dans le même temps, le dernier disque de Titan, autre grand groupe français,soit passé totalement à la trappe par MW, la qualité ne paie pas toujours, la preuve...
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