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"Ozzy peut être fier de son héritier qui se fend avec "Engines Of Demolition" non seulement de son album le plus sabbathien mais surtout le plus imparable"
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4/5
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Ozzy est mort, laissant de nombreux orphelins. L’un d’entre eux l’est plus encore que les autres : Zakk Wylde. En effet, le guitariste a passé presque toute sa carrière aux côtés du Madman (dès 1988 et "No Rest For The Wicked") ou dans son ombre (Black Label Society), allant même jusqu’à monter un groupe de reprises de Black Sabbath (Zakk Sabbath).
Pour son retour aux affaires, le gaillard ne pouvait manquer de rendre hommage à son père spirituel. Plusieurs possibilités s’offraient à lui pour cela. Il aurait pu livrer une nouvelle galette de son cover band mais c’eût été trop facile. Il aurait pu aussi tenter l’escapade solitaire sous son propre nom (ce qui lui est déjà arrivé), exercice qui se serait bien prêté à une expression plus personnelle et intime. C’est finalement avec son BLS qu’il a décidé d’honorer la mémoire de son éternel mentor.
L’ombre de ce dernier plane donc sur "Engines Of Demolition" et de plusieurs manières. La plus évidente (et attendue) est la chanson ‘Ozzy’s Song’, ballade terminale aux lignes de guitare gorgées d’émotions. C’est joli et sincère mais le Zakk n’est jamais aussi bon que lorsqu’il fait parler la poudre et charbonne des riffs rugueux coulés dans l’aciérie tellurique de Tony Iommi, son autre papa de cœur. Ce qui lui permet là aussi de rappeler le tribut indélébile qu’il doit à Ozzy. De fait, ce douzième album s’impose comme le plus heavy et sabbathien de Black Label Society et ce, d’autant plus qu’en vieillissant, la voix de l’Américain s’est épaissie, au point de se confondre avec celle du Madman.
Plombés et le frein à main serré, ‘Name In Blood’, ‘Gatherer Of Souls’ et ‘The Hand Of Tomorrows Grave’, qui lancent les hostilités en une triple salve bourrue et saignante, sont cousus dans le meilleur d’un heavy stoner qui sent sous les bras. Le manche dressé fermement, Zakk se déchire, plus en forme que jamais, tant en termes de jeu qui affole le compteur Geiger (‘Pedal To The Floor’) que d’écriture, signant ses compos les jouissives depuis longtemps (‘The Gallows’).
S’il cède parfois à une douceur qui décidément sied moins à sa grosse patte d’ours patibulaire et mal léché (‘Better Days & Wiser Times’ et ‘Back To Me’), c’est surtout pour respirer au milieu d’une marée granitique qui emporte tout dans son sillage robuste. Une saillie telle que ‘Above & Below’ montre même que le fait de s’enfoncer dans la terre ne l’exonère pas d’une forme de mélancolie voilée.
Ozzy peut être fier de son héritier qui se fend avec "Engines Of Demolition" non seulement de son album le plus sabbathien mais surtout le plus imparable depuis longtemps. Après les anecdotiques - et néanmoins sympathiques - offrandes de Zakk Sabbath ou le précédent BLS déjà oublié ("Doom Crew Inc."), on peut même parler de renaissance pour le guitariste.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/blacklabelsociety
LISTE DES PISTES:
01. Name In Blood 02. Gatherer Of Souls 03. The Hand Of Tomorrow’s Grave 04. Better Days & Wiser Times 05. Broken And Blind 06. The Gallows 07. Above & Below 08. Back To Me 09. Lord Humungus 10. Pedal To The Floor 11. Broken Pieces 12. The Stranger 13. Ozzy’s Song 14. Name In Blood (Unblackened) 15. Lord Humungus (Unblackened)
FORMATION:
Dario Lorina: Guitares Jeff Fabb: Batterie John DeServio: Basse Zakk Wylde: Chant / Guitares
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