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"Second voyage au long cours du groupe canadien Pareidolon qui propose un rock progressif sombre mais teinté de lumière via la voix apaisante de son interprète."
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4/5
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Pareidolon sait se faire désirer. Le groupe canadien originaire de Vancouver avait époustouflé lors de la sortie de leur premier album "Aporía" en 2017, qui mettait en avant un rock progressif sombre et déroutant. Depuis, à l'exception d'un live et d'un EP (avec une reprise du 'Lunar Sea' de Camel), pas grand-chose à se mettre sous la dent...
La pochette ne trompe pas, cette croisière ne sera pas de tout repos. Ceux qui avaient apprécié le précédent album retrouveront avec bonheur le maelstrom sonore déchaîné mis en place par les Canadiens. Tout au long d'une heure d’écoute, Pareidolon s'insinue dans des bas-fonds maritimes au fil d'un concept évoquant tous les magnifiques projets ambitieux qui finissent immanquablement par rater. Le groupe s'est fait maître de la tension et des dissonances, si bien que 'In A Distant Orbit' placé aux avant-postes surprend avec ses mélopées féminines, sa flûte et sa guitare acoustique. Une manière de laisser savourer quelques instants de répit avant le plongeon dans l'antre de la bête qui intervient dès le morceau suivant 'Emotional Tides', où la lourdeur est de mise et les guitares n'en finissent pas de rugir avec l'aval des claviers et d'une section rythmique endiablée.
Le chant est toujours dominé par la figure de Brittany Keller, envoûtant tout en dégageant un soupçon de fragilité mélancolique. En revanche les interventions de Johnny Kwak derrière le micro sont encore plus sporadiques que sur "Aporía". En plus de la chanteuse, deux autres femmes font partie du groupe, dont Anna Backus plus connue sous le nom d'Anna Katarina lorsqu'elle officie en solo. Seul manque à l'appel le guitariste Branden Green. Deux invités de marque figurent sur chacun un morceau : Derek Sherinian, l'ancien claviériste de Dream Theater et Baard Kolstat, le batteur de Leprous. Malgré leur prestige, leur présence est assez anecdotique et n'apporte pas une grande plus-value aux morceaux.
La pièce de choix est ici 'Voie Aérienne' qui fait suite au petit chef-d'œuvre 'Behind The Glass'. Les vannes sont ouvertes et pendant 24 minutes, délivrant un déluge sonore en continu. Tout y est permis et la guitare prend à plusieurs reprises des trajectoires stratosphériques, aussitôt imitée par les autres instruments. L'album aurait mérité de se terminer sur ce titre, mais Britanny Keller et les siens ont poursuivi avec 'The Ebb And Flow Of Heartache', une lamentation au piano de 8 minutes qui alourdit le voyage et donne l'impression que le groupe tourne en rond au moment d'atteindre le port de destination.
Malgré cette fin poussive, l'immersion dans l’océan en furie de "The Unattainable Shore" est plus que recommandable. Tout en faisant référence aux Gardiens du Temple, le rock progressif de Pareidolon imprime une identité assez forte qui séduira les mélomanes en quête de nouvelles aventures sonores.
Plus d'information sur
https://pareidolon.bandcamp.com/
LISTE DES PISTES:
01. In A Distant Orbit 02. Emotional Tides (The Unattainable Shore) 03. Ghost Ship 04. Invasion, Part III: Return To Earth 05. Exhaust/Manic 06. Voie Aérienne 07. The Ebb And Flow Of Heartache
FORMATION:
Anna Katarina: Claviers Ashley Pearce: Chant / Guitares Aybars Savat: Batterie Brittany Keller: Chant Lachlan Tocher: Guitares / Basse / Claviers Baard Kolstad: Batterie / Invité Camilo Ruiz: Guitares / Invité Davis Yates: Guitares / Invité Derek Sherinian: Claviers / Invité Jonathan Kwak: Chant / Invité Sophie D'orléans: Invité / Flûte
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