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"Longtemps en quête de légitimité, Gus G. propose un album mi-figue, mi-raisin alternant morceaux instrumentaux et chantés, qui manque un peu de direction."
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3/5
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Connu surtout pour avoir été le guitariste d’Ozzy Osbourne, Gus G. propose avec “Steel Burner”, un cinquième album solo studio intéressant, notamment parce qu’il fait la synthèse de deux directions explorées jusqu’ici. Guitariste accompli, Gus G. a en effet longtemps eu à cœur de montrer qu’il n’était pas qu’un shredder, en insistant pour composer des chansons, toujours mises en relief par une série de chanteurs plus émérites les uns que les autres.
Il aura fallu attendre son quatrième album, “Quantum Leap“ pour voir Gus G. faire le grand saut. C’est d’ailleurs probablement le disque le plus important pour comprendre “Steel Burner”. En effet, Gus y a fait quelque chose qu’il n’avait jamais osé faire auparavant : un album entièrement instrumental. Terrain de jeu de ses idoles Joe Satriani, Steve Vai, Paul Gilbert, Vinnie Moore ou Marty Friedman, Gus se demandait ce qu’il pourrait apporter au registre avant de tenter le saut quantique ("quantum leap"). Rassuré par l’accueil, c’est dans ce contexte que “Steel Burner” sort cinq ans plus tard, en fusionnant les deux directions empruntées dans sa carrière, et cet album contient exactement cinq instrumentaux et cinq morceaux chantés pour quatre chanteurs invités.
Parmi les invités, Doro Pesch est probablement le choix le plus évident car elle apporte immédiatement une coloration heavy metal 1980's. D’ailleurs le morceau aurait très bien pu être un titre de Firewind : gros riff, refrain direct, guitare héroïque. Toutefois, la meilleure association de l’album est sans doute celle avec Matt Barlow qui apporte une profondeur dramatique caractéristique de son époque Iced Earth. Dans un souci d’éclectisme peut-être, la participation de Dino Jelusick apporte quelque chose de plus moderne et plus agressif, et ‘No One Has To Know’ est probablement le morceau qui montre le mieux où Gus pourrait aller à l’avenir : un hard rock moderne avec gros riff, mélodie vocale très forte et virtuosité toujours utilisée avec parcimonie.
Les morceaux instrumentaux montrent un Gus G. plus mature, car si le shred est toujours là, il est quand même moins démonstratif. Place aux mélodies, nappes atmosphériques, claviers, arrangements. On notera en particulier l’originalité de ‘Advent’ à la rythmique plus moderne, presque djent par moments, ce qui est assez inhabituel chez Gus. Ceci dit, la volonté de mettre de l’équilibre chant/instrumental casse la cohérence générale. Passer de ‘Advent’/‘What If à ‘Frenemy’, oblige à changer radicalement de logique et on se demande si on est toujours sur le même album.
“Steel Burner” n’est pas un mauvais album, mais il n’est pas non plus indispensable. Les aficionados de la technique de Gus G. Resteront sur leur faim : “Quantum Leap” reste probablement meilleur. Quant aux fans de Firewind, ils se lasseront de ces alternances instrumentales. Bref, à ne pas choisir un camp, on finit par frustrer tout le monde.
Plus d'information sur
http://www.gusgofficial.com
LISTE DES PISTES:
01. Steel Burner 02. Nothing Can Break Me (ft. Doro Pesch) 03. Dancing With Death (ft. Matt Barlow) 04. Advent 05. What If 06. Frenemy (ft. Ronnie Romero) 07. No One Has To Know (ft. Dino 'Jelusick' Jelusic) 08. Confession 09. My Premonition (ft. Ronnie Romero) 10. Closure
FORMATION:
Andrea Arcangeli: Basse Dennis Ward: Basse Dino Jelusick: Chant Doro Pesch: Chant Gus G.: Guitares / Basse / Claviers / Batterie Matt Barlow: Chant Ronnie Romero: Chant
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EN RELATION AVEC GUS G.
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DERNIERE INTERVIEW
GUS G (12 MARS 2018)
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Music Waves est venu à la rencontre du guitar hero grec qui, après avoir joué auprès des plus grands, poursuit sa carrière solo avec la sortie de son troisième album personnel, "Fearless".
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