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"Album peut-être le plus sombre et le plus cinématographique qu'a pu faire Long Distance Calling jusqu'à présent, "The Phantom Void" est une nouvelle réussite de la part d'un groupe devenu un des fers de lance du genre."
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4/5
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Pour son vingtième anniversaire, Long Distance Calling aurait pu nous proposer un simple album "best of" avec quelques raretés ou lives jamais publiés. C'était bien mal connaître ce groupe allemand assez atypique dans son approche musicale, devenu un des fers de lance du post rock à caractère instrumental.
Après nous avoir alertés sur l'extinction des espèces dans "Eraser", Long Distance Calling a décidé nous enfermer cette fois dans un huis clos sonore d'où bien peu de lumière s'échappe. Leur musique s'ancre ici dans un sol granitique, illustrant une forme de thriller psychologique dépourvu de mots mais saturé d’images. Le titre introductif 'Mare' nous entraîne directement dans ce contexte ; froid, lourd, dramatique et étouffant avec sa voix venue d'outre-tombe égrainant quelques mots bien choisis, il nous offre à entendre un compte à rebours inquiétant qui nous amène au deuxième morceau, 'The Spiral'.
Une fois de plus, Long Distance Calling démontre un vrai talent de composition en multipliant les développements et les variations, aussi bien mélodiques que rythmiques sur la quasi-totalité des titres que composent ce "The Phantom Void". Les passages plus éthérés parfois psyché ('The Spiral'), souvent atmosphériques ('A Secret Place', 'Shattered') alternent avec les nombreux moments de franche saturation ('Nocturnal') à la limite de la schizophrénie ('Shattered').
Certains morceaux comme 'Shattered' ou 'Nocturnal' surprennent par leur agressivité et brisent les structures établies, proposant des ruptures encore plus brutales. Le groupe joue avec les nerfs de l’auditeur, refusant les résolutions faciles ou les crescendos prévisibles. Chaque explosion sonore semble être une réaction nécessaire libérant la pression accumulée lors des parties plus aériennes.
La conclusion de ce voyage se fait par 'Sinister Companion', le morceau le plus long de l'album, dans la lignée de ce que Long Distance Calling a pu proposer depuis le début de ce "The Phantom Void" avec ses alternances d'ambiances, de structures rythmiques et de textures. C'est un titre qui s'étire comme une ombre au crépuscule, laissant une traînée de larsen et de résonances qui semblent hanter la pièce bien après la fin de la lecture.
Album peut-être le plus cinématographique qu'a pu faire Long Distance Calling jusqu'à présent, "The Phantom Void" ne détonne pas dans la discographie du groupe. L'objectif d'exprimer des émotions, sans parole, à travers une musique versatile connotée heavy rock, est une fois de plus atteint. Si "The Phantom Void" n'est certes pas un album qui se livre à la première écoute et qui demande une attention de tous les instants, jamais les membres de la formation ne tombent dans la démonstration technique gratuite ni l'expérimentation onanique. Pour ses vingt ans, le groupe n'a pas failli et confirme sa place de leader dans un genre instrumental pas si simple à maîtriser.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/longdistancecalling
LISTE DES PISTES:
01. Mare 02. The Spiral 03. A Secret Place 04. Nocturnal 05. Phantom Void 06. Shattered 07. Sinister Companion
FORMATION:
David Jordan : Guitares Florian Füntmann: Guitares Jan Hoffmann : Basse Janosch Rathmer: Batterie
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