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"“The Boys of Dungeon Lane” montre une totale sincérité, extrêmement sensible, et porteur à la fois d’un immense savoir-faire et d’une nostalgie bouleversante."
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4/5
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À 84 ans, après un “Egypt Station” de bonne tenue, Paul McCartney présente “The Boys of Dungeon Lane”, du nom d’une rue de Liverpool, cité qui est son lieu de naissance. L’occasion pour le célèbre gaucher d’évoquer des souvenirs d’enfance et de se retourner sur le passé. Pour ce faire, il s’est entouré de la même formation que dans son précédent album, notamment avec Chrissie Hynde (The Pretenders) et Sharleen Spiteri (Texas) pour les chœurs, et le producteur Andrew Watt qui co-signe quatre titres. Petit détail, Paul joue tous les instruments sur cet album...
Évidemment, on est loin du grand frisson musical du progressif, mais Paul n’a plus rien à prouver dans le domaine du mainstream, et s’offre le luxe d’associer dans cet opus extrêmement sensible la pop, le rock et les ballades donc il a le secret, dans un écrin de production qui ne garde que l’essentiel, l’économie de moyens étant ici souvent la meilleure des solutions (‘We Two’).
Le premier titre rassemble astucieusement de nombreuses facettes de ce que Paul sait faire : ‘As You Lie There’ introduit une belle intimité avec son intro parlée, puis transite vers la ballade guitare-voix avant de s’énerver un peu façon rock dans le milieu du titre, en une sorte de résumé sommaire (mais très pertinent) de sa carrière.
Certaines chansons sont juste efficaces : ‘Down South’ et son ambiance guitare au coin du feu, ‘Lost Horizon’, ‘Ripples in a Pond’ ou ‘Comme Inside’, efficaces mais sans plus, ‘Never Know’, relativement anodin par son refrain guilleret qui évoque ‘Obladi, Olada’ mais dont le solo flûté renvoie vers ‘The Fool on The Hill’. Paul n’a pas totalement mis de côté le versant pop de ses créations, avec des chœurs qui parfois fleurent bon les seventies.
Mais c’est quand Paul convoque la nostalgie qu’il fait mouche : le single ‘Home to Us’, en duo avec son pote Ringo Starr, ‘Salesman Saint’ qui renvoie à la période d’après-guerre, ‘Days We Left Behind’, archétype de la ballade nostalgique sur un mode mineur guitare acoustique-basse-voix, ou l’émouvante conclusion ‘Momma Gets By’ sont autant de titres qui vont droit au cœur. La voix présente quelques fragilités mais cela ne fait que la rendre plus émouvante.
En définitive, à 84 ans et après une carrière énorme, Paul McCartney a toujours de l’émotion à partager. Ce “The Boys of Dungeon Lane” est un disque d’une totale sincérité, extrêmement sensible, et porteur à la fois d’un immense savoir-faire et d’une nostalgie bouleversante. Respect.
Plus d'information sur
http://www.paulmccartney.com/
LISTE DES PISTES:
01. As You Lie There 02. Lost Horizon 03. Days We Left Behind 04. Ripples In A Pond 05. Mountain Top 06. Down South 07. We Two 08. Come Inside 09. Never Know 10. Home To Us 11. Life Can Be Hard 12. First Star Of The Night 13. Salesman Saint 14. Momma Gets By
FORMATION:
Andrew Watt: Guitares / Claviers Mike Davis: Trompette Paul McCartney: Chant / Guitares / Basse / Claviers / Batterie Ringo Starr: Chant / Batterie
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