Formé début 2026, Lex Legion est l’alliance de quatre musiciens passés chez King Diamond. Mikkey Dee et Pete Blakk ont lancé la formation et ont été rejoints par Andy La Roque et Hal Patino. Pour compléter le line-up, on retrouve Nils K. Rue de Pagan’s Mind au micro. La petite bande propose un premier album portant le nom du groupe avec en pochette les visages des cinq membres pour souligner la cohésion des musiciens.
Composé de neuf titres, le disque ne se perd pas en fioritures. ‘Sleep Eternally’, ‘When The Stars Align’, ‘(I Am) The Resurrected’, ‘Saviours’ et ‘Life Eternal’ forment son cœur. Lex Legion fusionne un ton proche d’Armored Saint à un son heavy progressif à l’américaine pas loin de Fates Warning ou Queensrÿche. Au chant, Nils est épatant : il monte dans les aigus avec aisance et propose aussi un ton épique puissant. Aux guitares, Andy et Pete sont en symbiose et signent des riffs et soli proches d’un son heavy des années 1980.
‘Lost Inside’ et ‘Dreams Of Darkness’ confirment la classe de Nils. Sur la première, il va très haut dans l’esprit des titres de King Diamond. Sur la seconde, le côté rapide évoque Judas Priest, dans un parfait mix entre heavy européen et américain. Avec ‘Gypsy Tears’ et ‘Far Away’ le ton prend une tournure 1970. Il y a du UFO et du Uriah Heep dans ‘Gypsy Tears’ avec une belle force épique et un refrain accrocheur fabuleux. ‘Far Away’ est un bel instrumental tout en retenue plein de feeling et de mélancolie.
Le premier essai de Lex Legion est un coup de maître. L’alchimie entre les membres est remarquable. Ils nous servent un superbe concentré de ce que le heavy metal peut offrir de meilleur. Il reste à espérer qu’une suite sera donnée à cet album.