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"Jardin des délices aux allures de jeu de pistes, (Alias Lilith) dévoile un(e) Messaline très en forme(s) et unique en son genre, entre bon vieux hard et truculence progressive."
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4/5
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Ayant connu pas mal de turbulences durant ses (déjà) plus de 20 piges d’existence autour de son héraut et dernier membre historique Eric "Chattos" Martelat, il est évident que Messaline a beaucoup gagné en stabilisant sa formation (à l’exception du poste de bassiste) avec l’arrivée du guitariste Mathieu Gilbert et du cogneur Alain Blanc qui ont en sus agréablement bétonné son fuselage. De sorte que depuis "L’autel des possédés", le groupe vit sa meilleure vie, une sorte de petit âge d’or à sa mesure, modeste peut-être (les Burgiens ne jouissent pas du succès qu’ils méritent pourtant) mais attachante. En 2022, "Vieux démons" illustrait cette vigueur effrontée que le live "Braconniers du silence" a immortalisé sur scène deux ans plus tard.
La réussite -autant l’annoncer de suite- de "(Alias Lilith)" confirme cette précieuse osmose qui plus que jamais cimente des musiciens qui se sont décidément bien trouvés. Son titre mystérieux révèle un concept, celui des identités, vraies ou fausses, derrière lesquelles on aime se cacher. Ce thème passionnant et propice à d’infinies déambulations littéraires chères à Eric, le funambule des mots, inspire à Messaline un album aux allures d’enquête, de puzzle total que l’auditeur est invité à reconstituer, à recomposer au gré des textes délicieux servant des chansons qui elles aussi ont toutes un alias pour sous-titre.
Mais il se double évidemment d’une autre quête d’identité, celle du groupe lui-même, qui arbore ici de multiples visages, comme autant de tiroirs que l’on ouvre pour en découvrir le contenu, toujours surprenant. Jamais le groupe n’aura fait montre d’une aussi belle variété d‘écriture, depuis ‘Geisha’, brûlot nerveux et néanmoins sinueux en guise d’ouverture, dont la mélodie laisse de divines cicatrices dans la mémoire, jusqu’à ‘Constantinople’, dernière sommation épique aussi étonnante que foisonnante. Entre les deux alternent rock incandescent (‘Les piqures d’Hadès’) ou plus sombre et teigneux (‘Orion va se venger’) cependant que ‘Komandohero’ se pare d’atours presque menaçants, évocateur d’une ambiance générale énigmatique et en définitive curieusement obscure.
Guère pudiques, les musiciens sont très en forme(s). Percussions et claviers au jus seventies alimentent une palette sonore où riffs velus (‘L’équerre d’Hiram’) bataillent avec des éruptions que ne renieraient pas l’homme en noir (‘Papillon noir’ dont l’intro n’est d’ailleurs pas sans rappeler ‘Child In Time’) sur un socle rythmique appuyé. Fruit de la résultante aussi sauvage qu’improbable entre Christian Decamps et David Byron (Uriah Heep), Chattos est comme toujours très en verbe et fidèle à ses vieux démons, tout en poésie gouailleuse et cabalistique, secondé par une chanteuse dont les interventions discrètes apportent néanmoins beaucoup à des chansons fignolées à la manière d’une orfèvrerie minutieuse.
Jardin des délices élaboré dans ses moindres détails, "(Alias Lilith)" a quelque chose d’un jeu de pistes où les bons maux jonglent avec une accroche parfois plombée mais toujours acérée. C’est l’œuvre d’un groupe dont les personnalités multiples se fondent dans un ensemble assez unique au sein de la scène rock gauloise, entre hard années 1970 et progressif goguenard.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/metal.messaline
LISTE DES PISTES:
01. Geischa - 05:09 02. Les Piqûres D'hadès - 03:37 03. Mordorée Lilith - 04:25 04. L'équerre D'hiram - 04:57 05. Orion Va Se Venger - 03:03 06. Komandohero - 03:48 07. Papillon Noir - 05:11 08. Maîstre Flamel - 05:26 09. Constantinople - 06:51
FORMATION:
Agnès Gilbert: Chant Alain Blanc: Batterie Charly Schoepflin: Basse Eric Martelat: Chant Mathieu Gilbert: Guitares
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MESSALINE (17 OCTOBRE 2022)
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Les vieux démons de Messaline prennent une cure de jouvence avec leur nouvel album probablement le plus abouti à ce jour...
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