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"Si vous souhaitez une bonne dose de riffs, de sueur, de refrains fédérateurs et de rock'n'roll joué sans la moindre arrière-pensée, "Airbourne" est fait pour vous."
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Près de sept ans après "Boneshaker", le gang des frères O’Keeffe est de retour avec un opus éponyme. Un choix d’intitulé qui pourrait laisser penser que les Australiens ont décidé de faire le point sur leur carrière, voire de repartir sur de nouvelles bases. Il n’en est rien, car si Airbourne a bien une qualité, c’est de savoir exactement ce qu’il veut faire. Et surtout ce qu’il ne veut pas faire. Pas question de virage artistique, de tentative expérimentale ou de morceau acoustique destiné à démontrer que Joel O’Keeffe possède également une sensibilité cachée. Le gaillard préfère toujours hurler dans un micro avec les potards poussés dans le rouge et vérifier combien de temps un auditeur peut taper du pied avant de se faire une entorse. Et franchement, on ne va pas s’en plaindre.
Pas de révolution en profondeur donc, mais un nouveau changement de guitariste aux côtés de Joel. Harri Harrison ne sera resté que le temps d’un album alors que Jarrad Morrice s’est contenté de jouer les intermittents avant que Brett Tyrrell n’arrive en 2023. Mais ceci ne change pas la face du groupe. En revanche, les collaborations de Bryan Adams, Phil Collen (Def Leppard) et John ‘Mutt’ Lang à certaines compositions apportent quelques lignes mélodiques plus développées. Ne nous méprenons pas, car Airbourne ne fait pas dans le FM. Il se fait juste plus accessible comme les grands aînés d’AC/DC ont pu le faire sur des titres tels que ‘Who Made Who’ ou ‘Through The Mists Of Time’ plus récemment. Dans le style, ‘Here She Comes’ ou ‘Who Put The Rhythm In You?’ évoqueront sans aucun doute quelques souvenirs aux die-hard du genre.
Néanmoins, le message est parfaitement clair dès ‘Gutsy’ avec son riff bluesy, sa batterie qui cogne, son chant éraillé et son refrain taillé pour être repris par plusieurs milliers de personnes - bref, du Airbourne pur jus. Le genre de pièce qui ne demande pas à être analysée mais simplement à être écoutée suffisamment fort pour faire vibrer les murs. La suite confirme cette impression avec notamment ‘Alive After Death (Last Plane Out)’ qui rappelle que ces sales gosses restent particulièrement à l'aise lorsqu'il s'agit de transformer trois accords et un tsunami d'énergie en un hymne de hard rock. ‘Kid In A Candy Store’ enfonce encore un peu plus le clou et fait partie de ces titres immédiatement mémorisables qui devraient logiquement trouver leur place dans les prochaines setlists. Et puis il y a ‘Christmas Bonus’ qui est probablement le meilleur exemple de ce qui fait également le charme d’une formation sans complexe ni volonté de se prendre au sérieux, sans oublier une bonne grosse dose de second degré. Il fallait oser le morceau de Noël et surtout avoir suffisamment confiance en soi pour le faire sans donner l'impression de chercher désespérément le single de fin d'année.
Enregistré au Music Farm Studio de Byron Bay, avec une console ayant notamment servi à AC/DC, Rose Tattoo et The Angels, l’opus semble avoir été conçu comme une déclaration d'amour à cette école australienne du rock'n'roll dont Airbourne est aujourd'hui l'un des représentants les plus évidents. Cette filiation trouve son prolongement dans ‘Send Me To Rock'n'Roll Heaven’ qui clôture l'album en rendant hommage à plusieurs disparus emblématiques du rock, parmi lesquels Lemmy, Bon Scott, Ozzy et John Bonham. L'occasion pour les O'Keeffe de rappeler qu'avant de vouloir écrire l'histoire, ils ont été des gamins ayant grandi avec ces légendes dans les oreilles. Alors oui, les éternels détracteurs pourront toujours ressortir le même dossier : AC/DC, AC/DC et encore AC/DC. Il serait d'ailleurs assez malhonnête de prétendre que nos teigneux wallabies cherchent à faire oublier leurs influences. Mais après bientôt vingt ans de carrière, le débat commence sérieusement à sentir le réchauffé. D'autant que les intéressés n'ont jamais demandé à être considérés comme les nouveaux Mozart du rock. En revanche, si vous souhaitez une bonne dose de riffs, de sueur, de refrains fédérateurs et de rock'n'roll joué sans la moindre arrière-pensée, vous pouvez entrer. La bière est déjà fraîche et les amplis sont branchés.
Plus d'information sur
http://www.airbournerock.com/
LISTE DES PISTES:
01. Gutsy - 4:41 02. Alive After Death (last Plane Out) - 3:30 03. Here She Comes - 4:10 04. Kid In A Candy Store - 4:08 05. Sky High - 3:33 06. Who Put The Rythm In You? - 4:32 07. Christmas Bonus - 3:32 08. Last Man Standing - 3:18 09. Rock 'n' Roll Ya - 3:29 10. Bogotá - 4:11 11. Hells Got No Vacancy - 3:34 12. Send Me To Rock 'n' Roll Heaven - 4:30
FORMATION:
Brett Tyrrell: Guitares Joel O’Keeffe: Chant / Guitares Justin Street: Basse Ryan O’Keeffe: Batterie Bryan Adams: Guitares / Invité / Chœurs
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AIRBOURNE (30 AOUT 2016)
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Music Waves a rendez-vous avec Joel, le guitariste charismatique d'Airbourne pour nous témoigner tout son amour pour le rock n' roll, véritable passion qui se ressent à l'écoute de leur dernier opus "Breakin' Outta Hell".
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