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"Magnifique réalisation, qui gagne certainement à être entendue dans sa version vidéo, "Sunya" s’insère avec bonheur dans la discographie de The Dear Hunter."
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4/5
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L’hexalogie des “Actes” n’est pas complétée, mais Casey Crescenzo continue à alimenter son projet audio-visuel. “Sunya” fait donc suite à “Antimai”, sans changement de line-up, la formation de The Dear Hunter restant d’ailleurs remarquablement stable depuis l“Act IV”. Seul absent (de marque…), plus d’ajout orchestral dans “Sunya”, une particularité réservée aux “Actes” et qui leur ajoutait une dimension supplémentaire.
Ici ce sont les claviers qui par un travail minutieux (mais pouvait-on attendre autre chose du maître des lieux ?) apportent toute la profondeur nécessaire aux compositions de Casey. Car (rassurons les aficionados) la profondeur est bien là (mais pouvait-on attendre, etc.), et l’éclectisme aussi. La variété entre et à l’intérieur des morceaux est toujours à l’honneur chez Le Cher Chasseur, et ce dernier-né ne trahit pas ce principe intangible : des voisinages de la pop (dans la première partie de ‘The Plains’) au rock enjoué (‘The Marauders’), des influences jazz combinées à la comédie musicale (‘Giants’), en passant par le ternaire sympa (‘The Bazaareteria’), les passages swing (la deuxième partie de ‘Cliffs and Stormlands’), “Sunya” pioche dans beaucoup de répertoires, déjouant tout risque de monotonie.
D’autant que les arrangements regorgent de détails et d’arrière-plans qui font tout le sel des titres (mais pouvait-on, etc.). La liaison entre tous les titres cimente l’unité du projet, et Casey Crescenzo a l’intelligence de clôturer avec un titre bien mélodique et prenant qui s’achève par un solo de saxophone jazzy bien sensible.
Une fois tout ça posé, le lecteur habitué se demande pourquoi cet album très bien composé, très bien exécuté, fourmillant de détails et efficacement varié ne récolte pas la note maximale…
C’est ici que la subjectivité intervient. Car les albums du Dear Hunter sont jugés à l’aune des Actes IV et V, qui constituent une référence de taille (pour mémoire, “Hymns With The Devil In Confessional” avait été élu album de l’année 2016 par la rédaction de Music Waves). A titre personnel, ces deux albums représentent ma plus belle découverte des 15 dernières années. Et l’écoute de “Sunya” ne procure pas le même choc, tout en livrant une écoute de très haut niveau de qualité. Probablement parce que cet album a été conçu comme une bande-son d’un film, et donc que la musique est contrainte par les exigences des plans vidéo, ce qui casse un peu la continuité des morceaux (témoin, le break à consonance artificielle au milieu de ‘Giants’), alors que dans les "Acts", le scénario semble suivre la musique plus librement, délivrant une autre émotion, moins directe, moins lyrique, moins transcendante.
Reste que “Sunya” est une magnifique réalisation, qui gagne certainement à être entendue dans sa version vidéo. Aucunement décevant, cet opus s’insère avec bonheur dans la discographie de Monsieur Casey Crescenzo.
Plus d'information sur
http://thedearhunter.com/
LISTE DES PISTES:
01. The Wasteland - 07:16 02. Marauders - 03:26 03. The Bazaareteria - 05:01 04. The Glass Desert I - Giants - 05:18 05. The Glass Desert Ii - Cliffs And Stormlands - 07:27 06. The Glass Desert Iii - The Plains - 05:42 07. Sunya - 08:03
FORMATION:
Aiden Early: Percussions Casey Crescenzo: Chant / Guitares / Claviers Maxwell Trousseau: Chant / Guitares / Claviers Nick Crescenzo : Chant / Batterie Nick Sollecito: Chant / Basse / Claviers Robert Parr: Chant / Guitares / Claviers
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