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"Avec "A Mythmaker’s Demise", Lalu conjugue sophistication, mélodie et jeu collectif pour signer l’un des grands albums rock de l’année."
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En un peu plus de vingt ans, le projet Lalu n’a jamais suivi une route toute tracée. Né dans les terres du metal progressif avec “Oniric Metal”, il en a peu à peu repoussé les frontières, faisant évoluer une écriture dense et virtuose vers une musique plus mélodique, nourrie par le rock progressif des années soixante-dix sans chercher à en reproduire artificiellement le son. “Atomic Ark” accentuait encore la précision et l’intensité des débuts, avant que “Paint The Sky” puis “The Fish Who Wanted To Be King” ne laissent davantage de place aux contrastes, aux couleurs et aux détours inattendus. “A Mythmaker’s Demise” poursuit ce cheminement avec une aisance nouvelle, comme si les différentes facettes de Lalu pouvaient désormais se rejoindre sans perdre ce qui les distingue.
Pour autant, l’album ne révèle pas immédiatement tout ce qu’il contient. Les premières écoutes mettent surtout en avant sa fluidité et son sens de la mélodie, avant que certains détails ne viennent peu à peu en modifier la perception. Une ligne de basse attire soudain l’oreille, la batterie redonne de l’élan à un passage, un clavier transforme une atmosphère tandis qu’une intervention de guitare prolonge l’émotion sans la surcharger. Les compositions prennent ainsi progressivement une autre dimension. Les claviers y jouent un rôle essentiel, moins comme instruments de démonstration que comme véritables guides mélodiques. Leur finesse et certaines de leurs sonorités évoquent parfois Tony Banks et Genesis tout au long d’un morceau délicat et mélancolique (‘Tears Of The Muse’), tandis qu’un calme en trompe-l’œil laisse ailleurs deviner une tension qui ne disparaît jamais complètement (‘EKO’).
À mesure que l’album se dévoile, la cohésion du groupe apparaît comme l’une de ses grandes forces. La basse de Joop Wolters et la batterie de Simon Phillips (ex Toto, Protocol) donnent aux morceaux un mouvement souple, précis et vivant, tout en laissant aux autres instruments l’espace nécessaire pour respirer. Phillips sait relancer une phrase, accompagner un changement d’atmosphère ou simplement se mettre en retrait, sans jamais attirer artificiellement l’attention sur son jeu. La guitare suit la même recherche de justesse : les solos sont mélodiques, arrivent au bon moment et s’effacent avant de devenir envahissants. Martin LeMar, de retour, trouve lui aussi naturellement sa place dans cet ensemble, avec un chant expressif sans excès, capable de retenue comme d’envolées plus marquées. Lorsque guitare, basse, batterie et claviers avancent ainsi avec la même importance, la technique cesse d’être le sujet pour laisser place au plaisir d’une composition parfaitement construite (‘Mayacama’).
Cette faculté à rendre limpide une musique pourtant très travaillée peut parfois rappeler Toto, moins par une ressemblance directe que par le soin apporté au groove, aux harmonies, aux arrangements et aux mélodies (‘Prince With The Swift Warning’). Rien n’est réellement simple, mais rien ne paraît inutilement compliqué. Le thème de l’album trouve naturellement son prolongement dans cette attention portée aux nuances, aux respirations et aux choix de jeu. Face à la place croissante de l’intelligence artificielle dans la création, Lalu répond par une musique organique, façonnée par les échanges et la sensibilité de chacun, sans faire peser le propos sur l’écoute. L’héritage progressif se mêle alors à des sonorités plus contemporaines dans un titre vif, entraînant et légèrement teinté d’électronique, qui constitue l’un des sommets du disque (‘Fhloston Paradise’), avant qu’une conclusion plus douce et chargée d’émotion ne referme l’ensemble avec beaucoup de finesse (‘Midnight Ink’), son ultime mélodie faisant écho au premier morceau ('Tears Of The Muse') comme pour former une boucle musicale infinie.
Avec “A Mythmaker’s Demise”, Lalu atteint un point d’équilibre où les différentes étapes de son parcours se rejoignent sans jamais se répéter. La finesse de l’écriture, la force des mélodies et l’entente remarquable entre les musiciens donnent naissance à un album aussi maîtrisé qu’émouvant, qui livre de nouvelles nuances au fil des écoutes. L’une des œuvres les plus accomplies de Vivien Lalu, et assurément l’un des grands albums de l’année.
Plus d'information sur
https://vivienlalu.com/
LISTE DES PISTES:
01. Tears Of The Muse 02. Eko 03. I Am The One 04. Mayacama (instrumental) 05. Prince With The Swift Warning 06. Learning To Fly 07. A Drop Of Water (Instrumental) 08. Fhloston Paradise 09. Cordal Weaves 10. Midnight Ink
FORMATION:
Joop Wolters: Guitares / Basse Martin Lemar: Chant Simon Phillips: Batterie Vivien Lalu: Claviers
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DERNIERE INTERVIEW
LALU (04 SEPTEMBRE 2026)
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Comme il nous l'avait promis, Vivien Lalu sort désormais des albums régulièrement pour notre plus grand plaisir. Dernier en date, "A Mythmaker"s Demise" qui -comme ses prédécesseurs- devrait figurer parmi les albums rock progressif de l'année...
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