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"Nouvelle cuvée 2026 de Clive Nolan, "The Mortal Light" est un objet clinquant, bien soigné mais hélas trop copieux et quelque peu frustrant car encombré de récitatifs assommants"
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2/5
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Cinq ans après la sortie de "Song Of The Wildlands", Clive Nolan reprend les rênes de sa destinée en solitaire. "The Mortal Light" est le nouvel opus du claviériste de Pendragon et Arena et poursuit la quête de l'Arche des Musicals perdus. Cette fois-ci, il nous emmène sur les traces du diabolique demi-dieu Makaria en compagnie de Samuel King et de sa bande.
D'entrée de jeu, un tourbillon frénétique happe l'auditeur, les voix tournoient et les idées qui seront développées dans la suite de l'album sont mises en place avec une 'Overture' de haute volée. L'action se passe en terrain connu, les voix sont familières, les ambiances extatiques, Clive Nolan soigne ses symphonies de poche. Il existe une parenté avec son cousin néerlandais Ayreon, sur le médiéval 'Demigod' ou encore le baroque 'Decisions'. Les morceaux passent par toutes les émotions. 'Guidelines' enchaîne folk et rock énergique, les guitares s'enflamment sur 'Cavalry' sur lequel le prog pointe le bout de son nez - on peut regretter une certaine timidité à cet égard. Quant à 'Makaria' ou 'Seduction', il s'agit de petits chefs-d’œuvre symphoniques. Le travail des voix est exceptionnel, notamment grâce aux vertus enchanteresses de ses protagonistes sur 'Unbowed' ou sur 'Escape' où la voix féminine relaie la voix masculine dans son ascension vers les étoiles. Clive Nolan est un authentique alchimiste du son.
Hélas, il arrive que les alchimistes jouent parfois aux apprentis sorciers et se retrouvent piétinés par leurs propres balais. Malgré les qualités signalées, la mayonnaise ne prend plus. Comme naguère, Clive Nolan renoue avec la tradition anglaise des musicals voire des ballad operas avec dialogues parlés et sections musicales. Les deux CDs (35 titres !) présentent exactement les mêmes écueils propres aux genres du musical : les dialogues. Si ceux-ci permettent de suivre l'intrigue, en revanche, ils se développent au détriment de la musique. 'The Magician' donne une impression de déshérence, et le constat est plus flagrant sur 'Decisions', la musique est entrecoupée de dialogues qui parfois se chevauchent et parasitent l'écoute de manière frustrante (les répétitions ridicules sur le nom de Jagman). Sur 'Fade', c'est l'atmosphère sombre qui est littéralement annihilée par les voix. 'Crime' quant à lui fait penser aux tics agaçants des chansons de
films des studios Disney où le chant est alterné avec du non-chant. Il aurait été plus judicieux d'inscrire ces dialogues dans le livret voire de procéder à un écrémage. Second constat, le pilotage automatique emblématique semble avoir été activé, donnant l'impression d'entendre le même album composé il y a cinq ans avec des formules similaires et un manque flagrant de surprises. Cet album a été conçu pour la scène et ses plus de deux heures d'écoute se révèlent un calvaire pour l'auditeur malgré la magie dont cet opus est pourvu - de manière irrégulière.
Il serait difficile de ne pas reconnaître un certain talent à Clive Nolan dans l'imagination et la composition ; malheureusement, le même grief peut lui être reproché au fil de ses albums solos. Pire, cet album ne se distingue pas véritablement du précédent et use des mêmes recettes à tire-larigot. Si encore une fois, la qualité de la musique ne fait pas défaut (même si elle ne surprend pas), celle-ci mériterait de reprendre sa place centrale. Pour le plus grand bonheur des auditeurs qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare, bien trop présente dans les récitatifs.
Plus d'information sur
http://www.clivenolan.net/
LISTE DES PISTES:
01. Wedding 02. Overture 03. Demigod 04. Prophecy 05. Magician 06. Decisions 07. Cavalry 08. Fade 09. Escape 10. Guideline 11. Conversation 12. Guardians 13. Promise 14. Unbowed 15. Makaria 16. Port 17. Confession 18. Crime 19. Spy 20. Thunder 21. Agreement 22. Witch 23. Portal 24. Wings 25. Threat 26. Satisfactory 27. Justice 28. Arrival 29. Seduction 30. Tovenaar 31. Siege 32. Trust 33. Convergence 34. Explosion 35. Sunset
FORMATION:
Clive Nolan: Chant / Claviers / (samuel King) Andy Sears: Chant / (lord Henry Jagman) Arnfinn Isaksen: Basse Chris Lewis: Chant / (edwin Deeks) Christine Ekeberg: Chant / (alice White) Gemma Ashley: Chant / ( Eva Bonaduce) Guy Barnes: Chant / (william Gardelle) Laura Piazzai: Chant / ( Makaria) Mirko Sangrigoli: Guitares Natalie Barnett: Chant / (agatha Gill) Robbie Gardner: Chant / (tom Worthy) Ryan Morgan: Chant / ( Father Caleb) Scott Higham: Batterie Verity White: (josephine Kendrick)
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