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"Kamelot signe avec "Dark Asylum" un album solide, ténébreux et immersif malgré quelques redondances inhérentes au genre."
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3/5
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Depuis plus de trois décennies, les Américains de Kamelot incarnent l’une des figures de proue incontournables du power metal symphonique. Après un "The Awakening" de très bonne facture en 2023, le combo emmené par le guitariste Thomas Youngblood revient sous les projecteurs avec "Dark Asylum", leur quatorzième effort studio. Conceptuel et résolument sombre, ce disque nous immerge dans le décor oppressant de l'asile de RavenHill pour explorer les méandres de l'esprit humain et la quête d'affranchissement.
Dès l'introduction cinématographique 'Sanctorium', le décor est planté. L'auditeur est projeté dans une atmosphère grandiloquente et théâtrale, caractéristique de l'identité du groupe. Double pédale, envolées vocales, riffs lourds et orchestrations épiques sont de nouveau au programme de cette nouvelle production, une fois de plus confiée à Sascha Paeth avec un mixage signé Jacob Hansen. Chaque instrument trouve sa place dans un mur de son à la fois incisif et organique.
Au chant, Tommy Karevik livre une prestation magistrale. Passant avec une aisance remarquable d'une voix feutrée et intimiste ('Ivy, My Dear') à des envolées d'une puissance impressionnante ('The Sleeping Mind'). Le frontman prouve qu'il a désormais totalement fait sienne la signature vocale de la formation. Le travail sur les pièces en duo ou en trio constitue l'un des grands moments de bravoure de l'album. Sur 'Sanctuary', le dialogue vocal articulé entre Tommy Karevik, Clémentine Delauney et Ignacia Fernández tout comme la présence de Tobias Sammet sur 'One Last Masquerade' apportent un peu d'originalité et de fraîcheur à un contenu qui n'échappe malheureusement pas à certaines remarques récurrentes dans la discographie récente de Kamelot. Si l'efficacité est indéniable, le groupe peine parfois à renouveler sa propre formule. L'architecture globale des compositions répond à un cahier des charges ultra-balisé : une structure "refrain-couplet-pont avec le solo qui va bien" prévisible, des ruptures de rythme classiques et des arrangements orchestraux certes somptueux, mais que l'on a déjà entendus sous des formes similaires sur "Haven" ou "The Shadow Theory". Quelques passages en milieu de disque, à l'image de 'Kaleidoscope' ou 'Cassandra's Disease', souffrent d'une impression de déjà-entendu qui amenuise l'intérêt sur la longueur.
Malgré ce léger manque d'audace structurelle, "Dark Asylum" demeure un travail d'orfèvre qui ravira les passionnés du genre. La virtuosité technique des musiciens, le soin apporté à la narration visuelle et sonore, ainsi que la densité mélodique globale confirment la stature de patron de la formation. Kamelot signe un album solide, ténébreux et immersif, qui trouvera toute son ampleur lors des prestations scéniques à venir.
Plus d'information sur
http://www.kamelot.com
LISTE DES PISTES:
01. Sanctorium 02. Ashen World 03. Dark Asylum 04. Sanctuary 05. Nocte Veritas 06. One Last Masquerade 07. Ivy, My Dear 08. Godlike Alchemy 09. The Sleeping Mind (Orphic Paradigm) 10. Kaleidoscope 11. Enigma (Think of Me) 12. Cassandra’s Disease 13. Beneath the Moon (Tunglið) 14. The Puppet King 15. Sanctum Requiem
FORMATION:
Alex Landenburg: Batterie Oliver Palotai: Claviers Sean Tibbetts: Basse Thomas Youngblood: Guitares Tommy Karevik: Chant
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KAMELOT (25 JANVIER 2018)
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10 ans après, nous avions rendez-vous avec Thomas Youngblood, guitariste fondateur de Kamelot, à l'occasion du 12ème album de la formation américaine, "The Shadow Theory"
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