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"Tygers Of Pan Tang a raté son coup avec cet "Electrifyed", bien peu survolté"
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2/5
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Tygers
Of Pan Tang revient avec "Electrifyed",
quatorzième album d’un groupe fondé en 1978 et désormais réduit
à Robb Weir comme seul membre originel. Après "Bloodlines",
la formation promettait un retour à un heavy metal plus lourd, plus
direct, imprégné de la fin des années 1970 et parfumé aux années 1980,
tout en étant contemporain.
John Foottit, nouveau partenaire de Weir à la guitare, rejoint Jack
Meille, Huw Holding et Craig Ellis pour donner corps à cette
nouvelle salve. Sur le papier, tout est en place : dix titres et une
ambition résumée par le mot d’ordre du chanteur : « the heavier,
the better ».
Et, de fait, 'Rise Up!' annonce
immédiatement la couleur. Les six-cordes
s’installent au premier plan, la rythmique est solide et le duo
Weir/Foottit retrouve cette attaque à deux manches
qui appartient à l’ADN des Tygers. Reste
que, question mélodie, le compte n'y est pas. 'Forevermore' essaye de corriger ce tir,
mais ça ne vole pas bien
haut, tandis que 'The
Powers That Be' renforce l’impact des riffs, mais
oublie qu’un bon morceau
requiert une mélodie qui accroche un minimum. 'Dark Divinity' marque tout
de même par son
groove sombre et son refrain enfin
un brin attractif. L'objet apporte
un peu de relief à un ensemble trop
uniforme. 'The Nail', plus lent et presque hypnotique, interpelle
timidement grâce à sa
tension constamment
maintenue. Mais l’aspect mélodique reste aux abonnés absents...
Le morceau éponyme
aurait dû être le grand manifeste de l’opus.
Or, malgré
son riff appuyé et un solo intéressant, on
est bien loin d’être électrifié. 'A Shadow On Fire' flirte avec un hard rock groovy, et
s’éloigne sans convaincre
du heavy
de la NWOBHM si cher au groupe. En
toute fin d’album, 'Dark
Skies' revient aux sources du
combo
mais se vautre en beauté sur l’accroche mélodieuse. 'Revenge Is Sweet', a
contrario, propose, une ritournelle
qui ne fait pas trop grincer
des dents. Mais il est trop
tard, et on reste sur le sentiment que le
disque arrive en bout de
piste sans avoir réellement
décollé. Pourtant, le
nouveau guitariste donne l'impression de s'être intégré sans difficulté, et Jack
Meille possède toujours ce timbre rocailleux, suffisamment puissant
pour porter les passages heavy. Mais son approche
vocale plutôt monotone contribue à faire se
ressembler toutes
les compositions. Au-delà du manque d'envolées à reprendre en chœur, l'ensemble souffre également de
ce
manque de contrastes,
encore
accentué
par la surabondance des
mid-tempi.
Que "Electrifyed" ne parvienne pas à atteindre les sommets que furent "WildCat" ou "Spellbound" s’entend - on peut
difficilement être et avoir été. Mais qu’il s’avère inférieur
à "Bloodlines", son prédécesseur déjà moyennement reluisant, est
décevant. Peu varié, dépourvu de véritables accroches mélodiques
et de fougue, il
n’a pour lui qu’une exécution techniquement aboutie.
Mais le savoir-faire
ne sert à rien s’il ne
donne pas naissance à des
chansons réellement prenantes. Tygers Of Pan Tang livre une
œuvre foncièrement
prévisible et trop peu
marquante
pour qu’un
auditeur, même amateur de la vague anglaise des années 1980, puisse y trouver son compte sur
la durée.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/tygersofpantangofficial/
LISTE DES PISTES:
01. Rise Up! 02. Forevermore 03. The Powers That Be 04. Dark Divinity 05. Electrifyed 06. A Shadow On Fire 07. The Nail 08. The Fight Goes On 09. Dark Skies 10. Revenge Is Sweet
FORMATION:
Craig Ellis: Batterie Huw Holding: Basse Jacopo Meille: Chant John Foottit: Guitares Robb Weir: Guitares
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