|
|
|
|
|
"Avec "Enter The Arena!", Rosenkreuz effectue son grand retour sur le devant de la scène. Un album intense au charme empoisonné qui ravira les amateurs du genre autant que les mélomanes."
|
4/5
|
|
|
Nous nous étions languis de Rosenkreuz. Le groupe de metal indus lyonnais s'était fait très discret depuis la sortie de son incroyable "Crystal City" au charme vénéneux, dont l'écoute a laissé des séquelles chez ceux qui ont osé s'y aventurer. Que l'on se rassure, Rosenkreuz est de retour aux affaires en 2026 et invite cette fois-ci à se diriger vers une arène.
En un clin d’œil, l'auditeur sait à quelle sauce il sera dévoré. Le premier morceau, l'éponyme 'Enter The Arena!' déboule sur les chapeaux de roue avec le feu des guitares, un esprit dance-électro, le venin froid des claviers et une voix grave familière, dans un territoire déjà arpenté quelques années plus tôt, le poids des années n'ayant pas eu raison de Rosenkreuz. Ce départ en fanfare n'est qu'un début. Les refrains explosifs sont clamés comme dans un stade en furie. La section rythmique adopte une pulsation nerveuse (la
batterie métronomique de 'Solitude'), les riffs de guitare semblent issus de l'enfer, avec parfois des escapades en solitaire ('Night Creatures'). Les
claviers jouent un rôle primordial, ne sont pas là pour boucher les trous faméliques laissés
dans la toile du décor mais endossent parfois un rôle de chef d'orchestre
('Masochist', 'Torture Murder').
Comme naguère avec 'She's Lost', les Lyonnais ont avec intelligence proposé un morceau faussement apaisé, la ballade gothique 'Twin Souls' sur laquelle siffle un chant de serpent. Le morceau est prenant, angoissant mais réconfortant avec notamment un petit solo de guitare bien revitalisant. Le chant est toujours aussi profond avec une froideur vicieuse et magnétique lorsqu'il n'est pas éraillé à souhait, growlant généreusement ('Fear The Reapper'). Le groupe complexifie un peu timidement ses compositions pour proposer un ersatz de metal indus prog ('Resist!' et 'Torture Murder'), ce projet pouvant annoncer un futur album. Néanmoins en fin de parcours, Rosenkreuz s’essouffle un peu, certains morceaux n'apportent rien de nouveau sous les rayons du soleil noir qui avaient frappé jusque-là ('Rockstar', 'Teenage Wonderland' qui use du pilotage automatique). En revanche, lorsque Rosenkreuz allège son propos pour descendre dans une arène plus pop-rock sur 'Partners In Crime', on ne peut qu’être agréablement séduit.
Comme le firent naguère Neu, Oomph! ou Ultravox, Rosenkreuz nous conseille en s'exclamant de venir le rejoindre dans l’arène. Les guitares rétiaires aidées des claviers mirmillons et de la section rythmique samnite nous offrent un spectacle de gladiateurs sonore de haut vol. Un retour réussi pour un groupe déjà apprécié grâce à son premier album et qui fait de belles promesses pour la suite de sa discographie, qui espérons-le ne tardera pas.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/officialrosenkreuz
LISTE DES PISTES:
01. Enter The Arena 02. Fear The Reaper! 03. Twin Souls 04. Masochist 05. Partners In Crime 06. Torture Murder 07. Rockstar 08. Teenage Wonderland 09. Night Creatures 10. Solitude 11. Resist!
FORMATION:
Gabriel: Batterie Kommandant Rkz: Chant Phil Wei: Guitares Vivien: Basse
|
|
| |
|
(0) AVIS DES LECTEURS
|
|
|
|
|
|
|
|
Haut de page
|
| |
|
(0) COMMENTAIRE(S)
|
|
|
|
|
|
|
|
LECTEURS:
-/5 (0 avis)
|
STAFF:
4/5 (1 avis)
|
|
|
|
|
|
| |
|
EN RELATION AVEC ROSENKREUZ
|
|
|
|
|
|
|
DERNIERE INTERVIEW
ROSENKREUZ (16 JUILLET 2026)
|
|
Nous retrouvons les membres du gang de metal indus lyonnais Rosenkreuz qui nous avait particulièrement bluffé avec son "Crystal City" sorti en 2020, une année assez lourde de sens.
|
|
|
| |
|
|
|
|
AUTRES CHRONIQUES
|
|
|
|
|
|
|
ECOUTE EN STREAMING
|
| |
|
|
| |
|
AUTRE(S) CHRONIQUES CONCERNANT ROSENKREUZ
|
|