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ARTISTE:
PETER FRAMPTON
(ETATS UNIS)
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TITRE:
CARRY THE LIGHT
(2026)
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LABEL:
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GENRE:
ROCK
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TAGS:
Acoustique, Bluesy, Chant féminin, Chant grave, Dissonant, Guitar-Hero, Instrumental, Intimiste, Jazzy, Mélancolique, Technique
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"Cinquante ans après la sortie de son best seller "Frampton Comes Alive!", le guitariste nous prouve avec "Carry The Light" que la maladie dont il souffre n'a pas émoussé sa créativité et qu'il sait encore comment nous surprendre et nous régaler."
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4/5
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En 2019, Peter Frampton avait annoncé souffrir d'une myosite à inclusions, une malade dégénérative incurable qui le prive progressivement de la maîtrise et de la motricité de ses jambes, de ses bras ainsi que de ses mains. L'ancien guitariste d'Humble Pie n'a pas encore cessé ses activités et continue de publier tant qu'il le peut comme en témoignent son album de reprises de standards du blues "All Blues" (2019) ou le remarquable "Frampton Forgets The Word" (2021) dans lequel il revisitait de manière instrumentale des classiques du rock (avec une version assez réussie d'Avalon' de Roxy Music). Ces deux projets n'étaient nullement exempts d'imagination et de créativité, il aurait été déplacé d'accuser le guitariste de s’être laissé séduire par le chant strident des sirènes commerciales ou d'avoir abdiqué toute ambition faute de mieux. Qu'on se le dise une fois pour toute, Peter Frampton est un battant !
Sorti cinq ans après son prédécesseur, "Carry The Light", rompt avec la tradition de ses deux précédents albums en proposant du matériel original. À l'instar de Ringo Starr, également auteur d'un album de blues cette année ("Long Long Road"), Peter Frampton ne saurait se refuser un peu
d'aide de ses amis, de proches qui vont permettre à la magie Frampton de faire des étincelles. Le casting est aux petits oignons et si les compagnons de route sont souvent prestigieux, c'est bien le maître qui a le dernier mot. Les premières secondes du premier titre suscitent l'interrogation en
instaurant un climat pesant coloré d'un chant ethnique, puis le blues reprend sa place, sublimé par la voix grave de son interprète qui
possède parfois des intonations proches de celles de Peter Gabriel. Tout au long de l'album, un blues brut et sec frappe les oreilles. 'Buried Treasure' placé
aux avant-postes offre une pluie de soli de guitares ; une section
rythmique endiablée et les claviers de Benmont Tench, fidèle compagnon du
regretté Tom Petty à qui il est ici rendu un hommage direct et poignant. Les décibels explosent, le rythme
s’accélère sur le poisseux 'Lions At The Cage' au cours duquel Peter
Frampton renforcé du non moins célèbre Tom Morello (Rage Against The Machine, Audioslave) assure un spectacle de haute voltige.
Peter Frampton s'offre le luxe de surprendre en conduisant l'auditeur à
des points inattendus. 'Can You Take Me There' et
'Tinderbox' empruntent des chemins escarpés, suscitant l’intérêt de bout en
bout grâce à d'incessantes relances de guitare, au saxophone de Bill
Evans et à la voix implorante de son interprète. L'électricité sait céder la place à l'acoustique, et l'émotion à fleur de peau bourgeonne comme le prouve 'I'm Sorry Elle' interprété en toute intimité ou presque avec l'ancien Hollies Graham Nash. La voix chaude et généreuse de Sheryl Crow vient se mêler à celle du guitariste dans une moiteur étouffante. En revanche, la présence
de H.E.R sur 'Islamorada et son déluge de guitares s’avère plus anecdotique, le morceau sautant à pieds joints dans un abîme peuplé de tous les clichés d'un "morceau instrumental démonstratif composé par un guitariste". La dernière piste évite de peu cet écueil en clôturant l'album sur une note d'espoir.
L'éternel interprète de 'Baby I Love Your Way' ou de 'Do You Feel Like We Do' (et sa fameuse guitare parlante) peut encore surprendre agréablement. Cet album lance sans cesse des notes d'espoir, des annonces de soleil
dans un ciel tourmenté, en une véritable thérapie pour son auteur. Entouré d'une dream team de renom, Peter Frampton adresse une leçon de vie en musique. C'est lorsqu'une situation semble désespérée ou au moment où nous sommes plongés jusqu'aux oreilles dans le gouffre de l'adversité, qu'il ne faut pas oublier que nous avons entre nos mains le flambeau qui dissipera les ténèbres.
Plus d'information sur
https://www.facebook.com/peterframpton
LISTE DES PISTES:
01. Carry The Light 02. Buried Treasure 03. I'm Sorry Elle 04. Breaking The Mold 05. I Can't Let It Be 06. Lions At The Gate 07. Islamorada 08. Can You Take Me There 09. Tinderbox 10. At The End Of The Day
FORMATION:
Peter Frampton: Chant / Guitares Benmont Tench: Claviers / Invité Bill Evans: Invité / Saxophone Graham Nash: Guitares / Invité H.e.r.: Guitares / Invité Sheryl Crow: Chant / Invité Tom Morello: Guitares / Invité
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4/5 (3 avis)
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