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"Marillion signe avec "Misplaced Childhood" le disque de rock progressif des années 80 que tout fan du style se doit de posséder."
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5/5
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Marillion achève la tournée pour "Fugazi" en Décembre 1984, mais loin de prendre du repos, le groupe poursuit sur sa lancée et il entame de nouvelles sessions d'écriture immédiatement. Le nouvel album est enregistré à Berlin, les démos sont achevées dès Février 1985, l'écriture ayant pris une semaine (on peut découvrir ces démos sur la version remasterisée)! L'album est donc enregistré avec Chris Kimsey aux manettes entre Mars et Mai 1985. Pour son nouveau disque, le groupe choisit de suivre la grande tradition progressive en composant un concept album. Celui-ci traite du passage de l'enfance à l'âge adulte.
Après une très belle intro, "Pseudo Silk Kimono", "Kayleigh" ouvre l'album. La chanson avait déjà été joué sur scène fin 1984. Elle est aussi le 1er single. C'est un tube absolu, de Marillion et du rock en général. La musique est simple et accrocheuse sans jamais être racoleuse. De plus les paroles de Fish sont très inspirées, comme tout au long du disque, un réel classique tout simplement.
"Lavander" enchaîne sans coupure, l'album étant bâti comme un puzzle, tous les morceaux s'imbriquant harmonieusement. C'est le deuxième single. C'est un titre concis et doux, mélodique qui possède un refrain très fort. "Bitter Suite" est plus longue et plus progressive et se découpe en 5 parties. Elle est moins directe, ne possède pas ce petit côté pop des deux premières chansons, mais est néanmoins une grande réussite. La partie "Blue Angel" étant particulièrement bien faite, Fish arrive à faire voyager l'auditeur de fort belle manière et l'on sent qu'il vit pleinement ses paroles. Le tout est soutenu par une musique d'une grande classe jouée par des musiciens grandement inspirés.
"Heart Of Lothian" (3ème single) est plus directe, assez épique et portée par un Fish à la voix plus écorchée. C'est un titre en deux parties, la deuxième étant plus douce. Les deux titres suivants sont des transitions servant essentiellement à faire progresser l'histoire, mais ils ne sauraient être mis de côté. "Waterhole (Expresso Bongo)" est puissante et comporte une belle mélodie.
Avec "Blind Curve", nous avons affaire à une longue pièce, elle aussi en 5 chapitres. Le tout est plus prog et très riche musicalement avec des solos splendides aux claviers comme à la guitare et une partie centrale magnifique. On peut noter encore une fois le chant rempli d'émotion de Fish qui vit pleinement son histoire.
Avec ce disque, Marillion franchit encore un pallier. Sa musique est encore plus fluide et inspirée que sur les deux premiers albums. Elle se fait aussi plus accessible mais jamais commerciale. "Misplaced Childhood" est une réussite complète d'un bout à l'autre, et le succès commercial sera lui aussi assez phénoménal pour ce style de musique.
Plus d'information sur
http://www.marillion.com/
LISTE DES PISTES:
01. Pseudo Silk Kimono - 2:14 02. Kayleigh - 4:03 03. Lavender - 2:25 04. Bitter Suite - 7:56 05. Heart Of Lothian - 4:02 06. Waterhole - 2:13 07. Lords Of The Backstage - 1:52 08. Blind Curve - 9:30 09. Childhood's End ? - 4:22 10. White Feather - 2:25
FORMATION:
Fish: Chant Ian Mosley: Batterie Mark Kelly: Claviers Pete Trewavas: Basse Steve Rothery: Guitares
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(12) AVIS DES LECTEURS
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Gymnase du Port Marchand de Toulon, dimanche 27 octobre 1985, plus de quarante ans se sont écoulés mais je n’oublierai jamais ce concert en compagnie de mon frère et de notre père qui par notre passion pour le groupe tomba lui aussi tel Obélix dans la potion magique concoctée par Marillion et ce depuis la sortie du chef-d’œuvre "Script For A Jester's Tear". Ma mère n’était pas présente mais elle aussi avait succombé au sortilège musical de Marillion. Pour elle, sa première de Marillion en concert se déroula le vendredi 28 octobre 2022 dans la salle Le Summum à Grenoble. Autre concert chargé en émotions fortes pour la famille. Mais bon, je ne vais pas vous raconter ma vie, si vous êtes assis derrière votre écran en ce moment en train de lire cette chronique dont je tarde à vous livrer les secrets, c’est certainement pour les mêmes raisons que moi. En premier lieu, pendant votre adolescence acnéique, vous avez certainement succombé aux somptueux "Script For A Jester's Tear" et "Fugazi". En deuxième lieu, vous avez à coup sûr craqué en tenant dans vos mains cette superbe pochette vinyle à nouveau réalisée par le génial artiste Mark Wilkinson. Dans un troisième temps, vous avez déposé votre vinyle sur la platine ou inséré votre cassette audio dans son lecteur ou si vous étiez déjà au top de la technologie, vous avez placé votre compact disque dans votre hi-fi puis vous avez appuyé sur la touche "Play". Après, je ne sais pas ce qui s’est passé pour vous mais en ce qui me concerne, quarante-deux minutes plus tard, j’étais aux anges, abasourdi, complètement retourné, ému, bouleversé, scotché, sans dessus-dessous, sans voix, les yeux humides, transi de frissons avec une seule envie, revivre la même expérience. Et c’est ce que je fis sans plus tarder en passant des journées entières à m’imprégner de ce miracle musical nommé "Misplaced Childhood". De la mélancolique "Pseudo Silk Kimono" qui ouvre avec tact l’album en nous présentant la divine "Kayleigh" sur le chemin de la sublime "Lavender" avant de succomber à l’exemplaire réussite de la longue pièce progressive "Bitter Suite" pour enfin libérer avec fougue, passion et fierté notre "Heart Of Lothian" revigoré, cette première partie est d’anthologie. Tout comme l’est la seconde, magistralement lancée par l’énergie addictive de "Waterhole (Expresso Bongo)" dont le subtil enchainement avec la génialissime "Lords of The Backstage" est une merveille d’arrangement annonçant avec éclat le somptueux solo de Steve Rothery qui nous plonge au cœur de la majestueuse pièce progressive qu’est "Blind Curve" où le chant d’un Fish rempli d’émotion accompagne la finesse d’interprétation de Ian Mosley, Pete Trewavas, Steve Rothery et Mark Kelly. Et quand survient le fabuleux crescendo qui mène à la géniale "Childhoods End ?", c’est à chaque fois la même décharge fulgurante qui me transperce le cœur qui ne reprend vie qu’aux premières notes de l’irrésistible hymne "White Feather" concluant avec une énergie contagieuse la réussite exemplaire d’un album qui depuis est entré au panthéon de l’histoire du rock. La réussite artistique et commerciale de "Misplaced Childhood" a fait entrer Marillion dans la catégorie des très grands. La beauté musicale et poétique de l’œuvre a révélé au grand public l’immense talent d’un Fish conteur, auteur, chanteur et poète ainsi que le génie musical de quatre musiciens doués, exigeants et novateurs qui sont Mark Kelly, Steve Rothery, Pete Trewavas et Ian Mosley. Marillion réalise avec "Misplaced Childhood" un troisième chef-d’œuvre consécutif. Indispensable !!!
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Bien longtemps après sa sortie, je ne peux pas résister à l'envie de confirmer qu'il s'agit là du chef-d’œuvre de Marillion, et de la référence en matière de concept album progressif. Acheté dès sa sortie (donc en vinyle), avant la première écoute, je suis tombé d'admiration devant la pochette signée Mark Wilkinson, peut-être encore plus belle que celle de "Fugazi". Tout a été dit sur l'album, Les chansons s'enchaînent de façon parfaite, portées par un Fish bouleversant. Plus tard, le groupe jouera en intégralité cet album sur scène. Pour les chanceux (dont je fait partie) qui l'ont vu, ils auront assisté à un évènement inoubliable. Visiblement, la note 10 ne peut pas être attribuée. Dommage.
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Je pense que la tentation de mettre plus que 9/10 n'a jamais été aussi forte en moi tellement cet album représente pour moi le summum du concept album par un groupe de rock néo-progressif... Cette galette d'une qualité rarement égalée doit se loger sur une étagère élitiste parmi les plus grands chef d'œuvre du genre que sont "Selling England by the Pound", "Subterranea" ou encore "Wish you were here" ... Fish et sa bande nous délivrent ici un album qui s'écoute comme du petit lait, tout simplement. On en ressort jamais rassasié, chaque écoute est différente de la précédente ... Bercé par la voix à la fois rageuse et posée de notre géant écossais adoré, on est pris dans l'histoire qu'il nous raconte ; le tout reposant sur un lit mélodieux et technique d'une qualité imparable ... Toute la musique de Marillion résonne comme une bénédiction dans ce "Misplaced Childhood". Un MUST HAVE... sans aucun doute.
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Voir les 12 avis des lecteurs
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(0) COMMENTAIRE(S)
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LECTEURS:
4.6/5 (36 avis)
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STAFF:
4.6/5 (28 avis)
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