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"Si cet album n’a pas reçu l’accueil qu’il méritait à l’époque, il s’agit plus d’une question de circonstances que des qualités intrinsèques de l’album."
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4/5
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Si "Powerage" fut l’album le plus sous-estimé de la période Bon Scott, "Flick Of The Switch" est probablement l’album de l’ère Brian Johnson, nécessitant le plus d’être réhabilité. Si cet album n’a pas reçu l’accueil qu’il méritait à l’époque, il s’agit plus d’une question de circonstances que des qualités intrinsèques de l’album. Tout d’abord, l’environnement n’est plus le même et les regards sont tournés vers les Etats-Unis où le speed, le thrash et le glam commencent à exploser et il est de bon ton à l’époque de tirer sur les groupes établis. Ensuite, le relatif échec de "For Those About To Rock" fait que son successeur n’est pas attendu dans un état d’esprit appelant à la tolérance.
Pourtant, AC/DC a décidé de revenir à plus de simplicité à plusieurs niveau, et ceci, dès la pochette quasiment minimaliste avec le dessin noir d’Angus de dos sur fond blanc. Ensuite, le son renoue avec le côté brut des débuts, ce qui est plutôt une bonne chose après le mur sonore étouffant de "For Those About To Rock". Enfin, le mixage est plus équilibré et laisse sa place à chaque instrument, la voix de Brian Johnson n’étant pas trop mise en avant et la basse de Cliff Williams prenant la place qui lui revient.
Les compositions quant à elles, retrouvent de leur légendaire efficacité sans s’embarrasser d’artifices inutiles. "Landslide" et "Brain Shake" nettoient nos conduits auditifs avec leurs tempi rapides, de même que "Flick Of The Switch" avec son riff hyper dynamique digne d’un rouleau compresseur. "Nervous Shakedown" au refrain catchy et cinglant, et "Guns For Hire" avec son intro en rafale, défouraillent sur tout ce qui bouge avec leurs riffs à tiroir. "Rising Power" et "Deep In The Hole" sont les représentants de la face heavy du groupe avec des refrains accrocheurs. "This House Is On Fire" et sa montée en puissance toute en dynamique et "Bedlam In Belgium" avec un riff irrésistible viennent solliciter nos articulations prises de mouvements incontrôlables. Enfin, "Badlands" vient nous glisser un riff inspiré par les indiens des grandes plaines d’Amérique du Nord, le tout sur un tempo bien lourd.
Le seul petit point faible de l’album pourrait venir du jeu d’un Phil Rudd éreinté par le rythme soutenu des tournées et des enregistrements. Il quittera d’ailleurs le groupe à la suite des sessions de cet album pour se ressourcer quelques années en Nouvelle-Zélande. Son retour n’en sera que meilleur. Il est donc grand temps de redonner à cet album, la place qu’il mérite dans la discographie d’Angus & Co. Il semblerait d’ailleurs que ces derniers s’y emploient sur la dernière offrande vidéo en date qu’est le magnifique coffret "Plug Me In".
Plus d'information sur
http://www.acdcrocks.com/
LISTE DES PISTES:
01. Rising Power - 3:44 02. This House Is On Fire - 3:23 03. Flick Of The Switch - 3:13 04. Nervous Shakedown - 4:27 05. Landslide - 3:56 06. Guns For Hire - 3:24 07. Deep In The Hole - 3:19 08. Bedlam In Belgium - 3:52 09. Badlands - 3:38 10. Brain Shake - 4:00
FORMATION:
Angus Young: Guitares Brian Johnson: Chant Cliff Williams: Basse Malcom Young: Guitares Phil Rudd: Batterie
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(2) AVIS DES LECTEURS
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Voilà l’exemple parfait de l'album sorti au mauvais moment. Petit état des lieux de l’année 1983. AC/DC n'a rien sorti depuis deux ans soit leur plus longue parenthèse discographique, eux qui nous avaient habitué au rythme d'un album par an. Durant cette période agitée pour le groupe, on a vu émergé le trash metal avec Metallica, Anthrax et autres Slayer, la New Wave Of British Metal représentée par les Judas Priest, Saxon, Iron Maiden, Def Leppard et d’autres encore s'est imposée, le Glam-Metal avec à sa tête les Mötley Crüe, Ratt, Dokken, Poison et autres Quiet Riot a pris le pouvoir sur MTV sans parler du carton planétaire du génial "Thriller" de Michael Jackson. C'est clair, ça se bouscule aux portillons de la gloire et l'auditeur est prêt à découvrir de nouvelles sensations sonores. AC/DC est alors jugé comme un dinosaure dont le public et les médias se détournent en une posture méprisante. On suit la mode, on crache sur ses anciennes idoles et on leur tourne le dos. Le groupe est-il fautif ? Oui et non. Oui car la fratrie Young est hermétique à tout effet de mode et non car elle reste intègre et fidèle à ses racines. Puristes jusqu'aux bouts des ongles, Angus et Malcolm Young font ce qu'ils font de mieux c'est à dire un rock'n'roll, blues et hard-rock sans chichis ni fioritures. Non, mais vous les imaginez enregistrer "Kill 'Em All", "Piece Of Mind", "Pyromania", "Shout At The Devil" ou "Screaming For Vengeance" ? À l'époque le seul dinosaure qui osa un virage audacieux qui s'avéra au final une réussite publique, artistique et critique fut Kiss qui décida de tomber les masques avec le fantastique "Lick It Up". Mais point de ça chez AC/DC. La seule nouveauté est que le groupe a décidé de s'auto-produire et de revenir à un son plus brut et plus roots. Fini la démesure du son de "For Those About To Rock", retour à la simplicité et l'efficacité. Sous-estimé voire rejeté par dédain, "Flick Of The Switch" est pourtant, à mon humble avis, un des tous meilleurs albums du groupe. Bien qu'il ne renferme pas de hit absolu ou de classique instantané, il est pourtant doté de dix titres imparables dont certains auraient très bien pu figurer dans "Back In Black" et le public aurait alors crié au génie. Des météorites frénétiques comme "Flick Of The Switch", "Landslide", "Guns For Hire", "Bedlam In Belgium" et "Brain Shake" ressusciteraient d’entre les morts un certain Lazare. Les puissantes et syncopées "Rising Power" et "Nervous Shakedown" vous donnent l'impression d'être sur un ring en compagnie de Mike Tyson. La très dynamique "This House Is On Fire", "Badlands" et son ambiance sudiste vous transportent cheveux aux vents au volant d'une Mustang décapotable sur les routes d'un Ouest Américain fantasmé. S'il y a bien un album à réhabiliter de toute urgence dans la discographie d'AC/DC, c'est ce sincère et remarquable "Flick Of The Switch" qui voit le groupe en pleine possession de ses moyens offrir ce qu'il a de plus précieux : la foi et la passion qui l'habitent en jouant cette musique qui lui colle à la peau. Vous l'aurez compris, j'ai toujours adoré cet album et c'est certainement un de ceux que j'écoute le plus souvent. De ce fait, je n'ai pas eu à retourner la veste chère au grand Jacques Dutronc, comme beaucoup l'ont fait en 1990 quand la roue a commencé à tourner et que la terre s’est mise à trembler sous les coups de tonnerres d’un groupe alors redevenu à la mode et médiatiquement mainstream avec le bankable "The Razors Edge". Mais en attendant la foudre, à l’inverse de l’intitulé qui figure sur cette chouette pochette, il est grand temps de rebrancher l’interrupteur et de monter le son pour faire plaisir au voisinage…
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Je redécouvre cet album, passé aux oubliettes en raison des critiques défavorables, d'une époque défavorable aussi sans doute et et d'une écoute distraite. Chronique impeccable, rien à redire mais on le dit quand même! Son cru mais jouissif, mixage mettant en valeur la section rythmique et permettant d'intégrer mieux la voix de Brian parfois un peu usante. Les compos sont plus que correctes, les riffs aussi, bref que du plaisir et un album à ... redécouvrir!!
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(0) COMMENTAIRE(S)
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LECTEURS:
4.2/5 (11 avis)
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STAFF:
2.9/5 (7 avis)
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