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""Clutching At Straws" est un album indispensable dans la discographie de Marillion et il bénéficie d'une version remasterisée exceptionnelle."
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5/5
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4ème album de Marillion, "Clutching At Straws" sort après une intense tournée pour promouvoir "Misplaced Chilhood". Celle-ci a été épuisante et le climat au sein du groupe est devenu très lourd. Pourtant les musiciens ne s'accordent guère de repos et repartent en studio dès le début de 1987 avec Chris Kimsey aux manettes. Ce nouveau disque sort en Juin 1987 et c'est encore un succès, particulièrement au royaume uni où il se place numéro 2 des ventes.
"Clutching At Straws" est le plus sombre de toute la discographie de Marillion. Les tensions qui régnaient au sein du groupe y sont assez palpables mais cela n'entache en rien sa qualité, cet opus étant une véritable perle noire. Le précèdent album traitait de l'enfance et du passage à l'âge adulte, celui-ci, sans être purement conceptuel, parle des déboires de ce même âge, notamment l'alcoolisme.
L'album débute par 'Hôtel Hobbies', une sombre introduction qui donne le ton, une des plus belles de Marillion suivie de 'Warm Wet Circles', ballade mélancolique de toute beauté et 'That Time Of The Night' tout aussi superbe et rehaussée d'une voix féminine du plus bel effet.
"Clutching At Straws" marque une légère évolution pour le groupe avec des morceaux en majorité plus courts, plus pop/rock, très énergiques dont 'Just For The Record' ou 'The Last Straw' en sont les exemples parfaits. D'autres magnifiques morceaux sont à signaler comme les singles 'Incommunicado' qui est une chanson simple et enjouée et 'Sugar Mice' qui reste une très belle ballade assez triste. Marillion signe aussi un petit bijou progressif, 'White Russians', qui tranche un peu avec les autres morceaux, assez heavy et regorgeant de subtilités.
On tient donc encore là un splendide album, peut être le plus accessible de l'ère Fish qui termine sa carrière au sein de Marillion sur une note très positive. En effet, il le quitte en Septembre 1988, quelques mois après la tournée qui a duré 9 mois. Mais avant son départ, il enregistre l'ébauche d'un 5ème album. Ces sessions resteront cachées pendant plus de 10 ans, le groupe ne les révélant qu'en 1999 dans l'édition remasterisé du disque. Marillion et Fish se serviront d'ailleurs de ces ébauches pour leurs albums respectifs, "Season's End" et "Vigil In The Wilderness Of Mirrors".
Plus d'information sur
http://www.marillion.com/
LISTE DES PISTES:
01. Hotel Hobbies - 3:35 02. Warm Wet Circles - 4:25 03. That Time Of The Night - 6:00 04. Going Under - 2:47 05. Just For The Record - 3:09 06. White Russian - 6:27 07. Incommunicado - 5:16 08. Torch Song - 4:04 09. Slainte Mhath - 4:45 10. Sugar Mice - 5:46 11. The Last Straw - 5:58
FORMATION:
Fish: Chant Ian Mosley: Batterie Mark Kelly: Claviers Pete Trewavas: Basse Steve Rothery: Guitares
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(9) AVIS DES LECTEURS
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Quand parait "Clutching At Straws" en 1987, la question qui se lit sur les lèvres des nombreux fans et journalistes de la presse spécialisée est de savoir si Marillion sera capable de réitérer voire de surpasser le tour de force que fut "Misplaced Childhood" leur précédent album considéré à juste titre comme étant un chef-d’œuvre absolu. Excellemment produit par Chris Kimsey qui officiait déjà, avec la réussite que l'on sait, sur "Misplaced Childhood", ce quatrième album du groupe est enregistré dans un contexte compliqué, dans une ambiance tendue entre Fish et le reste du groupe. En résulte un album beaucoup plus sombre, plus violent, plus mélancolique que ce à quoi nous avait habitué Marillion jusqu’à présent si ce n’est sur le magistral "Fugazi". Torch, le double fictif que crée Fish pour l’écriture des textes, va permettre à ce dernier bien mal en point d’exorciser ses propres démons sans oublier pour autant d’aborder d’autres thèmes graves et engagés. Malgré ou grâce à cette tension qui règne en studio, la grande richesse des textes de Fish est transcendée par des compositions toutes plus merveilleuses les unes que les autres et par une interprétation sans faille. Du sublime triptyque "Hotel Hobbies/Warm Wet Circles/That Time Of The Night" qui ouvre l’album jusqu’au grandiose "The Last Straw" qui le conclut, "Clutching At Straws" n’est qu’émotion, rage, fragilité, délicatesse, diversité, intensité, génie et classe pour le plus grand bonheur de votre humble serviteur. Comment ne pas tomber en pamoison devant la feinte légèreté des géniales "Incommunicado" et "Just For The Record" ? Comment arriver à retenir ses larmes face à la détresse des bouleversantes "Going Under" et "Sugar Mice" ? Comment rester infaillible à l’écoute de l’émouvante "Torch Song" ? Est-il possible de résister longtemps à la puissance du riff de la fabuleuse et classieuse "Slaìnte Mhath" ? Peut-on envisager de ne pas être envahi par une violence et une rage intérieures face au constat amer et acerbe de la prodigieuse "White Russian" ? À toutes ces questions, je réponds non. En 2027, "Clutching At Straws" fêtera ses quarante ans et depuis sa sortie initiale, cet ultime album enregistré avec Fish au micro exerce sur moi une fascination intense et une émotion à fleur de peau qui jamais ne se démentent. Avec cet exceptionnel "Clutching At Straws", Fish, Steve Rothery, Mark Kelly, Ian Mosley, Pete Trewavas et Chris Kimsey ont enrichi la très belle discographie de Marillion d’un nouveau chef-d’œuvre. Une page allait se tourner, les routes allaient se séparer. Marillion allait recruter la perle rare et Fish allait débuter une aventure en solo certes semée d’embûches mais forte de fulgurances musicales et discographiques. Le meilleur des deux mondes en ce qui me concerne.
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Cet album est à mon sens un must, une bombe, énormissime quoi. Les compos sont à la fois Rock et mélodiques : les arpèges/accords sont beaux à pleurer. Les soli sont carrément jouissifs, voire démentiels, et ça dès le premier titre (prends donc un "Hotel Hobbies" dans ta face mon gaillard). Puis ensuite vient un des plus beau titre du Rock Progressif, rien que ça. "Warm Wet Circles" (et tous les titres suivants en fait) est un condensé d'émotion et de feeling musical. Sans rentrer dans le détail, ce disque représente l'apogée du groupe avec Fish, l'apogée d'un style, un monstre de feeling. Et même si je préfère la voix de Hogarth, il faut qu'on s'agenouille tous devant autant de talent...
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Aucun morceau ne ressort vraiment de cet album (sauf peut-être Just For The Record et Sugar Mice) qui s'écoute agréablement, mais sans extase. On a un peu l'impression que le CD est fait d'un unique et long morceau bizarrement construit et manquant de relief. Pourtant, la voix de FISH donne une présence certaine au chant, il y a de bonnes bases mélodiques et un fourmillement d'idées. Il manque une touche de magie pour que ce CD soit un grand CD.
HOTEL HOBBIES : bon morceau d'introduction nerveux avec la voix si caractéristique de FISH. WARM WET CIRCLES : ce morceau enchaîne sans transition avec le précédent. Une chanson sur fond de guitare avec une bonne rythmique bien présente et un chant tout en nuance. THAT TIME OF THE NIGHT : là encore, le morceau s'enchaîne sans transition avec le précédent. Même structure également, une musique calme, presque d'ambiance, la basse très présente, la voix de FISH qui susurre quelques paroles avant de réellement se lâcher au milieu du morceau. En fait, on a l'impression que ces trois premiers morceaux n'en font qu'un (renforcé par le "Warm Wet Circles", titre du deuxième morceau, scandé à la fin du troisième morceau). GOING UNDER : pas désagréable, mais un peu insignifiant. JUST FOR THE RECORD : ce morceau a un faux air d'Illegal Alien de GENESIS. C'est le premier morceau de l'album qui a suffisamment de caractère pour être remarquable, avec un très joli solo de clavier (style Tony Banks !) en pont musical. WHITE RUSSIAN : un beau morceau, racé, avec un FISH en pleine forme qui crache plus qu'il ne chante son texte et une musique soutenue sans excès d'agressivité, avec une fin en forme d'apothéose. INCOMMUNICADO : un morceau un peu nerveux, mais peu convaincant à mon goût. La mélodie n'est pas extraordinaire et FISH qui répète jusqu'à plus soif "incommunicado" ... plutôt lassant. TORCH SONG : une chanson pas désagréable mais, comme le reste de l'album, sans relief particulier. Une alternance de coups de gueule de FISH et de passages musicaux calmes, presque impalpables. SLAINTE MHATH : comme les morceaux précédents, pas de mélodie vraiment reconnaissable, mais plutôt une suite d'accords portant la voix de FISH. SUGAR MICE : enfin un morceau un peu plus abouti. Une mélodie agréable, une chanson susurrée qui donne envie d'être écoutée plusieurs fois. Peut-être le meilleur morceau de l'album. THE LAST STRAW : HAPPY ENDING : curieux morceau de clôture. Comme une grande partie de ce disque, une impression de flottement, un début très génésien, un milieu inconsistant et une fin genre mauvais groupe des années 70
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Voir les 9 avis des lecteurs
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(0) COMMENTAIRE(S)
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LECTEURS:
4.6/5 (28 avis)
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STAFF:
4.2/5 (21 avis)
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