Ce deuxième album du groupe monocéphale Arz marque un premier changement de cap musical. Les compositions sont plus électriques et plus 'habillées' que sur Serai, mais moins métal que sur le futur Solomon's Key.
Dès "Futurman", le premier titre, le ton est donné par une guitare électrique saturée qui chuinte en allant parfois titiller l'ombre de Mike Oldfield sans toutefois en atteindre la toride sensualité. Les deux défauts majeurs de l'ensemble de l'album sautent aux oreilles dès les premières minutes : une production minimaliste qui donne une restitution sonore étriquée et les percussions électroniques répétitives jusqu'à la lassitude. Il suffit de subir l'agression des pseudo-cymbales qui parsèment la longue suite "Ur" pour se rendre compte de l'indigence de la rythmique sur laquelle repose, et malheureusement souvent se noie, la musique de Steve Adams.
Les pièces les plus courtes ("Futurman", "Ambergris & Indigo" et "Tea With me") seront les plus faciles à entendre, mais je parle bien d'entendre et non pas d'écouter. Ce disque purement instrumental pourrait éventuellement servir de fond sonore pour garden-party si il bénéficiait d'un mixage généreux donnant de l'ampleur à des développements qui se veulent symphoniques. Mais que nenni ! ici le son est tout petit et le symphonisme se retrouve ramené au niveau d'un orchestre de bal. Comment apprécier dans ces conditions des deux longues compos qui s'étalent sur plus de 15 minutes pour "Ur" et plus de 24 pour le titre éponyme ? Pour être poli, je dirai que je me suis beaucoup ennuyé à l'écoute de cet album.
The Magi est à mon goût le disque le moins intéressant de la discographie d'Arz surement parce que je n'ai pas eu le courage de fouiller pour y trouver les bon moments. Audition acceptable, mais écoute impossible !