"Certaines personnes estiment qu'on ne doit plus jouer du metal 80's de nos jours, que vous ne pouvez pas faire ceci, et encore moins cela ! Allons, allons, la seule chose que nous ne puissions faire est de cadenasser la musique. It's only Rock'N' Roll et nous aimons ça ! C'est boire de la bière, du whisky, saccager une chambre d'hôtel, s'envoyer des filles... Et c'est tout ! Eh bien vous n'en croirez pas vos yeux ni vos oreilles mais Pump est un des nouveaux groupes les plus excitants du nouveau millénaire. Les voir et les écouter peut changer la perception que vous avez de la vie. Vous ressentirez tout à coup une envie irrépressible de boire un coup, de vous déshabiller , de faire tout ce que votre mère n'oserait un seul instant imaginer vous voir faire, vous réaliserez tous vos fantasmes. Bienvenue à vous dans le monde de Pump !"
Hello,
Là c'est moi. Non non, je ne me suis pas fait embarquer dans une secte ou quelque chose du genre. Non non je ne suis pas devenu fou et ne délire pas. L'intro ci-dessus provient simplement du site de "Pump", remis au goût du jour (si l'on peut dire) et en français, à l'occasion de la sortie de leur dernier né et déjà troisième album, "Sonic Extasy". Alors après avoir lu l'entrée en matière proposée par le groupe himself, avoir vu la pochette on ne peut plus suggestive de leur dernier CD ainsi que la photo présentant le groupe (et oui ils font tous preuve d'un certain doigté), il faut passer à la chronique dudit album de nos chers teutons, j'ai bien dit "teutons".
Alors cette galette ? Faisons court, faisons bref, ils m'ont bluffé ! Hard des 80's, oui. Tout commence par un "Ready, aim and fire" et effectivement dès le premier morceau, ils font mouche ! S'ensuit un "Testify" bien calibré rock Fm. Tout s'enchaine facilement et naturellement pour déboucher sur ce que je considère comme un Hit, "Low life in the fast lane". "Never" me fait penser quelque peu à Asia période John Payne avec son refrain entêtant. Le niveau baisse alors d'un cran, "Couldn't Care Less" étant un peu trop basique à mon goût. "Kiss Of Voodoo", le gars allume sa clope tranquille, tire une bouffée et... ça fait du bien partout (je vous dis pas j'ai arrêté il y a 3 semaines). S'il ne fallait garder qu'un seul morceau, ce serait celui-là, 6 minutes 40 de plaisir ; on croirait même entendre Robert Plant comme invité dans les backing vocals durant quelques secondes.
Suit l'anecdotique "Don't Get Mad Get Even". "Burning Light" nous rappelle qu'Iron Maiden est une de leurs nombreuses influences ainsi que Kiss sur "Ain't Got Enough", le tout sans avoir à rougir de la comparaison. "All I Could Bleed" nous permet de souffler quelque peu, hymne un peu fadasse mais bon, ça met en valeur nos guitar heroes. "Long Road To Nowhere" n'apportera pas sa pierre à l'édifice mais confirme que Marcus, chanteur de son état, a plus d'une corde à son arc. On terminera l'album difficilement par un "Cry For The Moon" assez fadasse.
Dans son ensemble "Sonic Extasy" est donc un bon album donc, qui pêche un peu par sa longueur et quelques titres qui font office de remplissage. Certes, l'oeuvre n'atteint pas des sommets d'originalité mais renouvelle le style avec une fraicheur, un savoir-faire certain, et une production sans faille. Voilà, mon verre est vide, je retourne à la pompe...