ARTISTE:

IQ

(ROYAUME UNI)
TITRE:

TALES FROM THE LUSH ATTIC

(1983)
LABEL:

MSI

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

TAGS:
80's, Neo, Symphonique
"La qualité des trois compositions majeures de cet album font de Tales From The Lush Attic un objet indispensable dans toute playlist d'amateur de progressif."
TONYB (23.04.2010)  
3/5
(4) Avis des lecteurs (1) commentaire(s)

Après avoir sorti une cassette mythique et longtemps introuvable (Seven Stories Into Eight) ainsi que quelques singles passés plutôt inaperçus, IQ, groupe britannique fondé sur les cendres de The Lens par Mike Holmes et Martin Orford, sort enfin son premier album en 1983. C'est la grande époque du renouveau du rock progressif, propulsé par Marillion et son Script For A Jester's Tears, ou encore Pallas. Avant que The Wake ne vienne asseoir la légitimité et la notoriété du groupe, lui ouvrant l'espace de deux albums les portes d'une major du disque, Tales From The Lush Attic nous propose une première approche de la musique du groupe.

Plus de 25 ans après sa sortie, trois titres de cet album font toujours régulièrement partie des set-lists d'IQ en concert. Il y a tout d'abord le monumental et désormais mythique The Last Human Gateway, proposé ici dans une version annoncée à 21 minutes sur le livret … et qui n'en fait au final que 20 ! Peu importe. Dans la lignée d'un Grendel marillionesque, ce titre nous propose trois grandes sections, aux multiples thèmes enchaînés les uns aux autres, et qui seront dans la suite de l'histoire du groupe moult fois revisitées, restructurées et découpées ! Nous avons affaire ici à du néo-prog, aux arrangements soignés, où l'équilibre entre les différents instruments et les parties chantées accentue le plaisir distillé par les mélodies accrocheuses en diable.

Dans la même lignée, The Enemy Smacks reste aujourd'hui encore un des grands standards du groupe. Avec des guitares un tantinet plus agressives, cette plage évoque bien souvent Genesis. Mais il ne s'agit là que de réminiscences, en aucun cas de plagiat. Awake And Nervous vient enfin compléter la trilogie majeure de ce premier album, avec là encore une coloration génésienne sous-jacente, mais jamais envahissante. Quant aux deux dernières plages, elles se révèlent plus anecdotiques, et notamment la plage 4, dont la lecture et l'écriture du titre prennent plus de temps qu'il n'en faut pour écouter ce court solo de piano de Martin Orford !

Au-delà d'une production vraiment faiblarde et datée, où la voix de Peter Nicholls n'est pas toujours bien assurée (ni très juste, il faut l'avouer), on pourra peut-être reprocher au groupe sa tendance (corrigée par la suite) à vouloir jouer les parties les plus rapides … trop rapidement, dans une sorte de précipitation accentuée par un jeu de batterie semblant parfois hérité de la proche période punk ! Néanmoins, la qualité des trois compositions majeures de cet album, qui révèleront toute leur richesse dans les ré-interprétations futures, notamment en live, font de Tales From The Lush Attic un objet indispensable dans toute discothèque d'amateur de progressif.


Plus d'information sur http://www.iq-hq.co.uk/





LISTE DES PISTES:
01. The Last Human Gateway (19:57)
02. Through The Corridors (2:35)
03. Awake And Nervous (7:45)
04. My Baby Treats Me Right ´cos I´m A Hard Lovin´ Man All Night Long (1:45)
05. The Enemy Smacks (13:49)

FORMATION:
Martin Orford: Claviers
Michael Holmes: Guitares
Paul Cook: Batterie
Peter Nicholls: Chant
Tim Esau: Basse
   
(4) AVIS DES LECTEURS    
ADRIANSTORK
26/12/2024
  0 0  
5/5
Premier véritable album et premier grand classique du néo-prog. Non IQ ne joue pas en deuxième division du néo-prog mais est bien plus qu'un second couteau, sinon un égal au Marillion de Fish (pour devenir numéro 1 ensuite lorsque Marillion a changé d'orientation). Des fresques épiques, le chant fragile de Peter Nicholls, la panoplie de claviers de Martin Orford, un Mike Holmes tranchant tout comme son compère Tim Esau (par contre IQ aurait gagné a prendre le Paul Cook de The Sex Pistols, cet homonyme semble peiner à suivre la cadence - mais il se remettra bien vite au niveau) et un concept qui nous embarque - petit clin d’œil au groupe Yes - au plus profond du grenier pour écouter ce que les créatures des ténèbres veulent partager avec notre âme d'enfant, avant de s'en délecter. 'Awake And Nervous' est le parangon du morceau néo-prog: les claviers tantôt solennels, puis inquiétants, la voix qui virevolte avant de s'échapper au détour d'un couloir de Pandemonium et la guitare qui se réveille de sa torpeur pour nous asséner un riff aussi hypnotique qu'un coucher de soleil sur la campagne de Lund. IQ ne fera jamais aussi bien ensuite dans cette veine, peut-être en raison d'une maturité qui a gommé les éclats parfois maladroits de sa jeunesse (et encore "My Baby Treats Me Right 'Cos I'm A Hard Lovin' Man All Night Long" est indispensable et sert de piste de lancement au duo orgue/guitare qui ouvre 'The Enemy Smack') et d'une volonté de gaver son auditeur sans se soucier de sa digestion, une pratique hélas trop répandue dans le prog moderne alors qu'en de rares exceptions, le prog classique s'aventurait au-delà de 50 minutes.
REALMEAN
04/03/2015
  0 0  
3/5
Je découvre les débuts d’IQ sans doute un peu tardivement pour apprécier cette musique à sa juste valeur. Il m’est difficile de lui reconnaître l’envergure d’un Genesis ou d’un Marillion.
Néanmoins, pour une première livrée et en dépit d’une production en effet surannée, cet album s’avère talentueux à plusieurs égards, aussi bien par ses élans génésiens à tendance Gabriel ('The Last Human Gateway') ou Steve Hackett ('Just Changing Hands', un titre qui n’est pas mentionné dans la set-list de la chronique), que par ses accointances floydiennes (dernier tiers de 'The Enemy Smacks', avec les phrasés de guitare et le thème du mellotron, on s’approche de très près de 'Dogs' et 'Pigs - 3 different ones' sur "Animals"). Une musique tout à la fois savante et accessible, permettant de prolonger le paradigme du progressif originel, à une époque où justement Genesis et Pink Floyd, de leur côté, avaient depuis longtemps déserté son territoire. Oui, "Tales from the Lush Attic" mérite bien ses 3 étoiles.

PETER HACKETT
23/04/2010
  0 0  
4/5
Allez, je pousse jusqu'à 8 !!
Malgré tous les défauts de ce premier opus, Tales from the lush attic reste une grande découverte chère à mon cœur de néo-progueux. Comme le dit l'ami Tonyb, les trois titres importants de cet album sont des pièces maîtresses du répertoire d'IQ, sans doute parce qu'elles le méritent bien !
Avec une prod digne des compositions, cet album mériterait un 9.5/10.

Voir les 4 avis des lecteurs
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(1) COMMENTAIRE(S)    
 
 
ADRIANSTORK
24/04/2021
  0
Détail amusant en référence avec le terme de punk soulevé par Tonyb : Paul Cook, le batteur d´IQ a un homonyme Paul Cook, batteur des Sex Pistols.
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LECTEURS:
4.2/5 (5 avis)
STAFF:
3.4/5 (10 avis)
MA NOTE :
 
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