Peu d’entre nous attendait cet album même si les plus attentifs d’entre vous se souviendront surtout de la collaboration de Lies avec Lord Nelson qui a débouché sur le mitigé "Fight" qui n’aura pas convaincu personne à commencer par les fans de Stuck Mojo, groupe dans lequel officie Lord Nelson depuis 2006.
Fort de cette expérience suivie d’une tournée avec Sybreed, d’un nouveau chanteur et enfin d’une signature sur le label qui monte - Send The Wood Music - les lyonnais reviennent avec la ferme intention de continuer sur leur lancée. Se réclamant d’influences aussi diverses que Korn, Pink Floyd, Limp Bizkit, The Cure, Deftones - une sorte de mélange inspiré du metal, du progressif des années 1970, de l’électro, la pop - les premières notes font essentiellement ressortir les influences néo metal et plus particulièrement d’inspiration Korn.
Il en ressort un album néo metal agréable mais loin de valider l’assertion promotionnelle qui veut que le groupe ait "impos[é] un style original mêlant mélodie et puissance, faisant graviter de nombreuses influences"…
Ne nous mentons pas, Lies n’a pas inventé un nouveau style musical à la croisé d’un prog néo metal électronique (que tenterait de justifier les guitares atmosphériques planantes de "Schizophrenia"), Lies ne remettra vraisemblablement pas non plus au goût du jour le genre néo metal dont le pic de popularité a été atteint il y a 15 ans. En revanche, les lyonnais ont clairement une place à se faire dans une scène à la recherche d’un second souffle. En effet, les locomotives du genre sont soit passées à autre chose, soit ont perdu l’inspiration (voire les deux à la fois), laissant ainsi en jachère leur terrain de jeu initial à des petits nouveaux tels que Lies.